Victor Hedman est de retour au jeu, et le capitaine du Lightning de Tampa Bay espère que les épreuves traversées au cours des 10 derniers mois lui seront bénéfiques pour la suite des choses.
Jeudi soir, Hedman disputera son premier match officiel dans la LNH depuis qu’il s’est retiré, en mars, pour prendre soin de sa santé mentale. Le défenseur suédois très respecté avait également raté des matchs la saison dernière en raison d’une blessure au coude ayant nécessité une intervention chirurgicale.
« J’espère que l’année dernière n’était qu’un simple contretemps, a déclaré Hedman, avant d’affronter les Rangers de New York lors du match d’ouverture de la saison du Lightning. Quand tu joues seulement 33 matchs, c’est une année difficile. En même temps, c’était peut-être une bénédiction. Je me sens enthousiaste et plein d’énergie. »
Hedman, qui fêtera bientôt son 36e anniversaire de naissance, a perdu beaucoup de poids depuis le printemps. Il entame sa 18e saison dans la LNH à 228 livres, soit 18 de moins que lors de sa 17e saison - un choix délibéré pour s’alléger avec l’âge.
« En vieillissant, moins on a de masse à déplacer, plus on se sent rapide, a expliqué Hedman. Je ne pense pas avoir perdu en puissance ou en force pour autant. Je reste un joueur imposant pour cette ligue, et ma capacité à bloquer l’adversaire et à gagner les batailles pour la rondelle ne changera pas. Mais j’espère conserver cette sensation de légèreté et être vif sur mes patins. »
L’entraîneur-chef Jon Cooper a immédiatement remarqué le changement physique de Hedman : « Il était plus musclé » qu’à l’habitude.
Hedman, qui a effectué ses débuts en 2009 après avoir été sélectionné au deuxième rang de ce même repêchage, est le seul joueur du Lightning à faire partie de l’équipe avant l’arrivée de Cooper, l’entraîneur-chef en poste depuis le plus longtemps dans la LNH.
« Il joue depuis tout ce temps, moi je ne fais que rester debout derrière le banc, a insisté Cooper. C’est impressionnant de voir le type d’athlètes qui ont fait leur entrée dans notre sport au cours de la dernière décennie, et de constater qu’il parvient toujours à exceller face à eux. Mais je pense qu’en vieillissant, il faut vraiment commencer à prendre soin de soi, et c’est ce qu’il a fait durant la saison morte. »
Cooper a remporté le trophée Jack Adams, remis à l’entraîneur-chef de l’année, l’ailier Nikita Kucherov a gagné le trophée Hart, remis au joueur le plus utile, et Andrei Vasilevskiy a été le lauréat du trophée Vézina, remis au meilleur gardien de la LNH.
Toutefois, Hedman est un élément si crucial de la brigade défensive que durant son absence en fin de saison, le Lightning a présenté un dossier de 8-6-2 et il a été éliminé en sept matchs par le Canadien de Montréal, dès le premier tour éliminatoire.
Le retour de Hedman à son poste habituel permet à toutes les pièces du casse-tête défensif de s’assembler correctement, et sa simple présence insuffle un regain de moral dans le vestiaire.
« Le voir être lui-même — sociable et plein d’énergie — signifie beaucoup pour le groupe, a dit son coéquipier Ryan McDonagh. Nous avons hâte qu’il connaisse une autre excellente saison. »
Au sommet de sa forme, Hedman a remporté le trophée Norris en 2017-18 et il a mené le Lightning à deux conquêtes consécutives de la coupe Stanley, en 2020 et 2021. Lors de la première victoire, il a été nommé le joueur le plus utile des séries, après avoir présenté une moyenne de 24 minutes de jeu par match.
Sa charge de travail est désormais moindre, alors que J.J. Moser et Charle-Édouard D’Astous assument des rôles plus importants. L’arrivée de John Carlson, lui aussi vainqueur de la coupe Stanley, par l’entremise du marché des joueurs autonomes, allège également la pression sur Hedman, notamment en supériorité numérique.
« À l’époque, “Heddy” jouait dans toutes les situations et sautait sur la glace en premier. Ce n’est plus autant le cas aujourd’hui, a exprimé Cooper. Ça ne le rend pas moins efficace pour autant, mais ça permet de mieux gérer son temps de jeu. »






