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Le Mammoth, « une histoire d’amour »

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André Tourigny est descendu de l’avion sans savoir grand-chose de sa nouvelle terre d’accueil.

Nous étions en avril 2024, et les Coyotes de l’Arizona déménageaient brusquement dans l’Utah. Tourigny se souvenait avoir regardé les Jeux olympiques de 2002 à Salt Lake City à la télévision. C’est là que s’arrêtaient ses connaissances personnelles.

« Rien, zéro, nada », a déclaré l’entraîneur-chef avec un sourire.

Il ne lui a pas fallu longtemps pour comprendre ce qui l’attendait après des années de purgatoire dans le désert.

Un accueil triomphal à l’aéroport. Des projets d’installations de classe mondiale. Des gradins pleins à craquer — ainsi que des milliers de personnes supplémentaires à l’extérieur — pour la présentation des joueurs dans leur nouvel amphithéâtre.

« C’est une histoire d’amour entre nos joueurs et les partisans, a-t-il déclaré. C’était incroyable. »

La saison dernière a marqué la première participation de la concession aux séries éliminatoires depuis son déménagement — l’équipe avait été rebaptisée « Mammoth de l’Utah » après avoir porté le nom générique d’« Utah Hockey Club » lors de sa première saison — en tant que meilleure équipe repêchée dans l’Association Ouest, avant de s’incliner face aux Golden Knights de Vegas en six matchs.

La section Centrale, particulièrement redoutable, a été dominée par l’Avalanche du Colorado, lauréate du Trophée des Présidents en 2025-2026, tandis que les Stars de Dallas (troisièmes) et le Wild du Minnesota (septièmes) figuraient également en tête du classement général. Après environ cinq semaines écoulées dans cette nouvelle saison, le Mammoth tient bon face aux grands noms.

« C’est du lourd, a reconnu le défenseur du Mammoth, Nate Schmidt, à propos de la section Centrale, avec son habituelle verve. Il y a beaucoup de très bonnes équipes… il n’y a pas vraiment de match facile. »

Le Mammoth affiche un dossier de 10-6-0 après 16 rencontres, ce qui les place en deuxième position de sa section, à la suite de leur victoire de 3-2 mardi à Toronto face aux Maple Leafs.

« C’est le genre de chose sur laquelle on n’a aucune emprise, a expliqué Tourigny à propos du niveau de jeu de la section Centrale. Ce qu’il faut faire, c’est s’en tenir à notre plan de match et veiller à donner le meilleur de nous-mêmes. »

Le capitaine du Mammoth, Clayton Keller, mène une attaque équilibrée qui peut se targuer de posséder le meilleur jeu de puissance de la LNH et qui compte quatre des 35 meilleurs marqueurs de la ligue à l’aube des matchs de mercredi.

« Nous avons connu un bon début de saison, a admis l’ailier, qui totalise quatre buts et 17 passes jusqu’ici. Nous avons tiré de nombreuses leçons, mais nous formons une équipe vraiment confiante. »

« Les attentes dans notre section sont très élevées, a renchéri le défenseur MacKenzie Weegar. Il y a une grande conviction dans ce vestiaire et au sein de l’organisation que nous sommes une équipe de haut niveau. »

Le Mammoth présentait une fiche de ,500 lorsque l’année 2026 a commencé, avant d’enchaîner avec un dossier de 25-14-3 en deuxième moitié de saison pour décrocher sa place en séries éliminatoires au printemps dernier.

Le début de cette saison s’est donc révélé très prometteur, mais Tourigny estime qu’il y a encore beaucoup de marge de progression en ce qui concerne l’identité du groupe.

« Parfois, les gens pensent que quand on parle de rythme et de vitesse, on parle de patinage, a-t-il souligné. C’est bien plus que cela. C’est la façon dont on est connectés, dont on se comprend mutuellement, dont on réagit dans certaines situations, dont on a toujours une longueur d’avance. »

Le Mammoth a passé beaucoup de temps loin de chez lui depuis le début de la saison — 10 des 16 matchs ont déjà été disputés à l’extérieur —, avec des déplacements pour affronter les Canadiens de Montréal, les Sénateurs d’Ottawa et les Golden Knights avant leur prochain match à domicile, le 12 novembre.

Schmidt a déclaré que ce temps passé ensemble présentait des avantages après un été marqué par des changements importants, notamment l’arrivée des attaquants Anders Lee et Vincent Trochek

« C’est à ce moment-là qu’on essaie vraiment de commencer à tisser des liens et à forger notre propre identité, a expliqué Schmidt. Nous avons fait preuve d’une belle résilience après les matchs qui ne nous ont pas plu. »

Weegar, qui s’est joint au Mammoth à la date limite des transactions la saison dernière en provenance des Flames de Calgary, a déclaré que Salt Lake City était en train de devenir une destination prisée au sein de la ligue.

« C’est un marché incroyable et des partisans sous-estimés, a-t-il déclaré. On voit beaucoup de joueurs faire connaître cette équipe et vouloir venir ici, ce qu’ils ont tout à fait raison de faire. On a tout ce qu’il faut. »

Tourigny a ressenti la même ambiance lorsque l’équipe a atterri pour la première fois dans l’Utah, il y a un peu plus de deux ans et demi.

« Ici, au Canada, on parle souvent de la passion des partisans, a-t-il évoqué. L’ambiance était absolument incroyable, comme si c’était le match no 7. Un sacré bon début! »