WINNIPEG — L’entraîneur-chef des Jets de Winnipeg, Scott Arniel, a pris la parole pour répondre aux questions des journalistes après un match de hockey samedi, mais c’est plutôt du sort du gardien Connor Hellebuyck qu’il a été question.
Le point de presse d’Arniel a duré moins de trois minutes après un revers de 3-2 aux mains des Hurricanes de la Caroline, alors que le résultat de cette rencontre a été complètement éclipsé par le dernier chapitre de la saga impliquant Hellebuyck.
« Je me fiche vraiment de ce scénario, a lancé Arniel, visiblement frustré. Je me concentre sur le match à venir contre les Blues de St. Louis. Je dois revoir le match contre les Hurricanes, il y a certains aspects à corriger. »
Quelques instants avant la mise au jeu initiale, on apprenait que Hellebuyck avait avisé les Jets le 2 octobre, soit avant le premier match de la saison du club, de son intention de mettre fin à son absence.
Plutôt que d’accueillir immédiatement le gardien de but étoile au sein de l’équipe, les Jets ont choisi d’invoquer la convention collective de la LNH pour suspendre Hellebuyck pendant trois semaines, puisqu’il ne pas s’est présenté au camp d’entraînement.
La suspension prendra fin le 23 octobre, soit deux jours à peine avant que les Jets ne reçoivent le Canadien de Montréal dans le cadre de la Classique Héritage, au stade Princess Auto.
« Ce dossier relève de “Chevy”, a souligné Arniel, précisant que tout ce qui se passera par la suite sera géré par le directeur général Kevin Cheveldayoff. Je sais qu’il se passe des choses. Je vais m’y attaquer le moment venu. »
Cheveldayoff n’a pas commenté la situation samedi.
« Je ne sais pas ce que la semaine prochaine nous réserve. Pour moi, j’ai 23 gars et tout ce qui compte pour eux, c’est de remporter des matchs de hockey», a dit Arniel. Ma préparation, mes réflexions, c’est là-dessus. Je ne m’inquiète pas de qui est là et de qui n’est pas là. »
Dans le vestiaire, les joueurs ont semblé pris de court par la nouvelle.
L’attaquant Kyle Connor, ami proche de Hellebuyck et coéquipier de ce dernier au sein de l’équipe olympique américaine, a préféré s’en tenir au hockey. Connor avait été parmi les plus loquaces sur la situation lors du camp d’entraînement, affirmant que si Hellebuyck souhaitait revenir, il devrait d’abord s’engager de nouveau envers le groupe.
« Je ne vais pas vraiment commenter ça, a indiqué Connor samedi, après la défaite des Jets. On pourra peut-être en reparler plus tard, pas juste après le match. Alors, on gardera ces choses-là pour plus tard. »
Le capitaine Adam Lowry s’est montré légèrement plus bavard, mais tout comme Connor, on ignorait ce qu’il savait – ou ce que le reste de l’équipe savait – au sujet du retour imminent de Hellebuyck.
Hellebuyck n’a plus joué avec les Jets depuis avril dernier, alors qu’il avait profité de sa disponibilité médiatique de fin de saison pour mettre en doute des décisions de Cheveldayoff. Si l’été a été ponctué de rumeurs d’échanges, ce n’est qu’à la fin août que Hellebuyck a brisé le silence et exigé d’être échangé.
« Ça va être un cas où on aura une conversation avec “Chevy”, on aura une conversation avec “Arnie” et on verra quelles seront les prochaines étapes », a dit Lowry.
« Évidemment, il est dans ses droits. Pour l’instant, je pense qu’on va s’en tenir là. Je pense qu’une fois qu’on en saura davantage, on pourra commenter. Mais je pense que ce n’est pas juste de spéculer dans un sens ou dans l’autre sur la façon dont ça va se régler. Il reste encore beaucoup de temps, j’imagine, entre maintenant et ce moment-là. Alors, on verra. »
Bien que les détails concrets sur ce qui se passera le 23 octobre sont rares, une possible réconciliation demeure possible. Il est aussi possible que le gardien originaire du Michigan ne se présente pas vendredi.
« S’il se présente, il va y avoir des conversations. Il va falloir se faire une raison, tourner la page. On continue d’avancer. On est une équipe, peu importe qui se trouve dans le vestiaire », a conclu Lowry.