VANCOUVER — Les indicateurs de succès ont changé chez les Canucks de Vancouver.
Après une saison désastreuse au terme de laquelle l’équipe a terminé au dernier rang du classement général de la LNH, les Canucks ont amorcé une reconstruction au cours de laquelle la progression aura plus d’importance que les victoires.
Il y a une différence entre perdre des matchs et jouer du hockey perdant, a déclaré le nouvel entraîneur-chef du club, Manny Malhotra.
« Il va sans dire qu’il y aura des erreurs sur la glace, mais c’est la fréquence de ces erreurs (qui compte), a dit Malhotra au cours du camp.
« Et ensuite, tout se joue sur les intangibles – l’intensité avec laquelle vous jouez votre système, la ténacité dans la poursuite de la rondelle, la capacité de gagner les duels pour la rondelle, de remporter les courses. Quand toutes ces choses s’assemblent et que vous devenez une équipe difficile à affronter, pour moi, c’est ça, gagner. »
Cela ne signifie pas que les Canucks ne travailleront pas d’arrache-pied lorsqu’ils amorceront la saison contre les Oilers, mardi à Edmonton.
Les joueurs de hockey ne sont tout simplement pas programmés pour accepter la défaite, a soutenu le défenseur Zeev Buium.
« Peu importe quelles sont vos attentes au début d’une année, a-t-il dit. Tout le monde est compétitif ici. Tout le monde veut gagner chaque match.
« Et je suis totalement d’accord pour dire qu’il y a une façon de perdre. Si vous perdez parce que vous n’avez pas travaillé fort et que vous avez tout simplement pris la soirée de congé, ce n’est pas acceptable. Mais certaines soirées, vous vous faites simplement battre. »
Les Canucks se sont fait battre souvent la saison dernière.
Après une vague de blessures en début de saison, les Canucks ont échangé le capitaine et défenseur étoile Quinn Hughes au Wild du Minnesota en retour de Buium, des attaquants Marco Rossi et Liam Ohgren, ainsi qu’un choix de premier tour au repêchage.
Les défaites ont continué de s’accumuler et les Canucks ont terminé la campagne avec un dossier de 25-49-8, ce qui a entraîné un remaniement complet de la direction générale et du personnel d’entraîneurs.
Le directeur général, Patrik Allvin, a été congédié un jour après que les Canucks eurent conclu leur saison avec une défaite de 6-1 contre les Oilers, et le président des opérations hockey, Jim Rutherford, a quitté ses fonctions quelques semaines plus tard.
Les propriétaires ont fait appel à des légendes de l’équipe, Daniel et Henrik Sedin, à titre de coprésidents des opérations hockey, et leur ancien coéquipier Ryan Johnson a été promu du poste de DG du club-école de l’équipe dans la Ligue américaine de hockey, les Canucks d’Abbotsford, à celui de DG de l’équipe de la LNH.
La nouvelle direction a congédié Adam Foote après une seule saison comme entraîneur-chef et l’a remplacé par Malhotra, un autre ancien Canuck qui a mené le club-école d’Abbotsford à un titre en 2025.
Au cours de l’été, Johnson a recruté quelques vétérans de la LNH, dont l’ancien attaquant du Canadien de Montréal Brendan Gallagher et le défenseur Luke Schenn, afin d’aider à guider les jeunes talents des Canucks à travers la reconstruction.
Le produit qui en a résulté a été salué par les joueurs au camp d’entraînement.
« Je pense que nous sommes un groupe vraiment affamé cette année, a dit Rossi. L’an dernier, c’était l’an dernier. Maintenant, c’est terminé. C’est une nouvelle année. Nous sommes tous vraiment excités, nous avons une bonne énergie dans notre groupe. Tout le monde est positif, alors nous sommes tous excités. »
Le gardien Kevin Lankinen a fait écho aux propos du centre.
« Il y a une bonne ambiance, une énergie positive autour du groupe, autour de toute l’organisation, a-t-il souligné. J’ai l’impression que la norme est assez élevée. Manny est super intense, mais en même temps, il est vraiment juste. »
Les Canucks espéreront que certains de leurs talents en ascension méritent une place dans la formation de la LNH cette saison, et que d’autres joueurs établis retrouvent les habiletés qui ont fait d’eux des étoiles.
Marquer des buts pourrait être difficile si des tireurs d’élite comme Elias Pettersson, Brock Boeser et Jake DeBrusk éprouvent encore des difficultés. Pettersson a récolté 15 buts et 51 points la saison dernière, tandis que Boeser a obtenu 22 buts et 48 points, puis DeBrusk 23 buts et 42 points.
Bien que peu d’observateurs s’attendent à ce que les Canucks fassent de grands bonds au classement cette saison, Pettersson a affirmé que l’équipe pourrait avoir ce qu’il faut pour surprendre les gens.
« Je pense qu’avec les bons entraîneurs que nous avons maintenant et les normes que nous tentons d’instaurer, je pense que nous continuons simplement de bâtir là-dessus, et nous verrons ce qui se passera », a-t-il conclu.





