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Une équipe en feu avec de nombreux « drapeaux rouges »

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COLLABORATION SPÉCIALE - SPORTLOGIQ

Les Sabres de Buffalo sont en feu. Ils ont obtenu 10 victoires consécutives le mois dernier et ont une fiche de 20-3-1 depuis le 9 décembre, facilement la meilleure de la LNH. La dernière fois que Buffalo a obtenu 10 gains de suite était en novembre 2018. Mais pourtant, Buffalo cherche toujours à briser sa disette de 14 saisons sans faire les séries. Mais comment un club qui peut gagner 10 rencontres de suite peut-il rater les séries?

C’est pourtant ce qui est arrivé à cette édition 2018-2019 des Sabres. Et je m’excuse d’avance aux partisans du Bleu et Or (ou Noir-Blanc-Rouge quand ils portent leurs meilleurs uniformes, je n’accepterai aucun débat sur le sujet), l’édition 2025-26 montre des signes inquiétants qui rappellent dangereusement cette équipe qui s’est écroulée après la séquence victorieuse.

Le mirage de 2018

Bien qu’ils ont enfilé une dizaine de victoires consécutives, les failles étaient faciles à voir dans cette édition 2018 des Sabres. Neuf de leurs 10 victoires sont survenues par seulement un but, dont 7 en temps supplémentaire. Buffalo marquait 3,30 buts par match, mais ne générait que 2,80 buts attendus. Défensivement, c’était encore pire, avec leurs gardiens qui accordaient seulement 2,40 buts sur un taux d’arrêt de ,930, malgré le fait que la défensive devant eux était 30e, accordant 3,59 buts attendus.

Une attaque qui performe nettement au-dessus des attentes et des gardiens qui masquent une défensive poreuse, c’est la recette parfaite pour la fameuse régression vers la moyenne. Sans surprise, c’est exactement ce qui est arrivé à ces Sabres. Les 10 victoires consécutives ont immédiatement été suivies par une fiche de 16-33-8 pour finir la saison, la pire de la LNH. Buffalo s’est encore une fois retrouvé dans la loterie, sélectionnant Dylan Cozens au 7e rang, passant sur un certain Cole Caufield.

Cette année, les Sabres ne se sont pas encore écrasés, remportant 10 des 14 matchs suivant leur plus récente séquence de 10 gains. On pourrait penser que cette fois, c’est pour de vrai. Buffalo a finalement réussi à s’établir comme une puissance dans l’Est après plus d’une décennie de reconstruction. Après tout, tu ne gagnes pas 20 matchs sur 24 par accident, pas vrai?

… Pas vrai?

Les signaux d’alarme

Malheureusement, un simple coup d’oeil à leurs chiffres montre les mêmes signes inquiétants qui ont coulé l’édition 2018.

Sabres

Offensivement, ils sont 2e en buts marqués depuis le 9 décembre, mais leurs chiffres avancés sont plus alignés avec une équipe qui est dans la course à la loterie que dans la course aux séries. On décoche moins de 26 tirs par match, en plus d’être 29e en tirs de l’enclave, du bas de l’enclave, et en chances de qualité, pas exactement les signes d’une puissance offensive.

Défensivement, bien que les chiffres ne soient pas aussi catastrophiques, il y a encore un écart notable entre le processus et les résultats. Les chiffres indiquent une défensive qui est tout au plus assez moyenne, mais on se classe 2e en buts accordés grâce à des gardiens qui volent la vedette soir après soir. Alex Lyon mène la charge avec 10 victoires en 9 départs (non, ce n’est pas une faute de frappe). Lui, Ukko Pekka-Luukkonen, et Colten Ellis combinent pour 1,17 but sauvé par match et un taux d’arrêt de ,883 contre les tirs de l’enclave, deux marques qui mènent la LNH au cours de cette séquence.

Bref, les Sabres ont marqué 94 buts comparativement à seulement 73 buts attendus et en ont accordé 57 malgré 75 buts attendus générés par leurs adversaires. Donc, une équipe qui a présentement un différentiel de +37 depuis le 9 décembre joue plutôt comme une équipe qui devrait avoir un différentiel de -2. Tôt ou tard, la rondelle va arrêter de donner des bonds favorables aux Sabres et ils vont retomber sur terre.

Avec moins de 30 matchs à disputer cette saison, il est fort possible que Buffalo ait déjà accumulé assez de points pour se qualifier au tournoi printanier, surtout avec l’écart de 8 points entre eux et les Panthers de la Floride, la première équipe exclue des séries en date d’aujourd’hui. Sportlogiq estime leurs chances de se qualifier aux séries à 88% et, avec la date limite qui approche, certaines des équipes vont se retirer de la course en échangeant leurs vétérans, ce qui pourrait aider Buffalo. Mais si j’étais un gars de pari, à moins que leurs chiffres avancés ne changent drastiquement, je ne mettrais pas un sou sur leurs chances de faire long feu en séries. Beaucoup trop de drapeaux rouges dans le nord de l’État de New York.