MONTRÉAL – C’était intrigant que Martin Madden retienne l’attention, la semaine dernière, en repêchant trois joueurs québécois devant la foule montréalaise. Car pour le directeur général adjoint des Ducks d’Anaheim, il s’agissait d’un repêchage particulier. 

Il y a à peine cinq mois, Madden a été coiffé par Pat Verbeek dans la course pour devenir le directeur général de cette organisation. Le spécialiste du recrutement participait donc à son premier repêchage sous les ordres de son nouveau patron. 

Madden devait ainsi se plier aux critères établis par Verbeek pour trancher dans les sélections. 

« Ça s’est bien passé, la transition s’est effectuée de la bonne manière. Évidemment, j’ai été déçu, mais il n’y a que 32 postes comme celui-ci dans la LNH », a commenté Madden qui préférait, on peut le comprendre, parler des espoirs qu’il venait de sélectionner. 

« J’adore le hockey et ce que je fais donc on se retrousse les manches », a-t-il enchaîné. 

La relance des Ducks, qui semble prometteuse, devrait permettre à Madden d’être sollicité pour d’autres courses à la direction d’une équipe. Nul doute, il aspire encore à camper ce rôle éventuellement.

« Bien sûr, on verra les autres changements qui se produiront », a confirmé Madden fils qui peut se fier sur Stéphane Pilotte pour patrouiller les arénas de la LHJMQ. 

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La semaine du repêchage nous a permis de se frayer un chemin dans un hôtel où se tenait une conférence pour les entraîneurs. En matinée, Martin St-Louis était l’un des entraîneurs à s’adresser au public qui était composé d’entraîneurs de différents calibres.

Le but était de fournir des inspirations et des réponses à des entraîneurs de la relève. Mais on a également pu y croiser plusieurs gros noms du milieu dont Mike Sullivan, Peter DeBoer, Jacques Martin, Pascal Vincent, André Tourigny, Jean-François Houle, Éric Veilleux, Sylvain Lefebvre, Stéphane Julien, Louis Robitaille et Daniel Jacob.

Quelques jours plus tôt, Vincent avait vu les Jets de Winnipeg lui préférer Rick Bowness pour devenir le nouveau pilote du club. Cette déception n’a pas empêché Vincent de nous accorder quelques minutes de son temps. 

« Oui, c’est une déception parce que je suis convaincu que j’aurais pu accomplir le travail. En même temps, je me dis que si je n’ai pas le profil qu’ils recherchent, je suis dans une belle position à Columbus. Au final, j’allais ressortir de tout ça gagnant. Je sais où je m’en vais, dans un rôle que j’aime beaucoup et une organisation que j’apprécie tout autant », a réagi Vincent. 

« Avec ce qui s’est passé dans la dernière année, le départ de Paul Maurice et l’équipe qui n’a pas atteint les séries, ils recherchaient un entraîneur avec un profil différent du mien », a cerné l’entraîneur qui s’est fait un plaisir d’échanger avec des participants de tous les niveaux (NCAA, junior, ECHL, AHL) qui voulaient en savoir davantage sur le parcours qui l’a mené à la LNH. 

Évidemment, Vincent a profité de l’occasion pour assister au repêchage et il avait hâte de découvrir les espoirs qui allaient se greffer aux Blue Jackets. Le club de l’Ohio a repêché sept joueurs dont les défenseurs David Jiricek et Denton Mateychuk en première ronde. 

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Jacques Martin a été tout autant généreux envers la relève qui assistait à cet événement. 

« C’est un plaisir de partager avec les nombreux entraîneurs qui étaient présents. J’ai toujours été un fervent de cliniques, conférences et différentes façons de s’améliorer comme entraîneur. C’est une belle occasion de remettre à la fraternité du hockey », a exposé Martin. 
 
« La formule était encore plus intéressante cette année. On a pu avoir beaucoup plus d’interactions avec les participants et répondre à des questions spécifiques », a poursuivi l’entraîneur d’expérience. 

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Pascal Rhéaume, l’ancien joueur de la LNH et adjoint d’Éric Bélanger avec les Lions de Trois-Rivières, était aussi présent. 

Rhéaume était évidemment très fier de sa sœur, Manon, qui a été embauchée en tant que consultante auprès des espoirs et des opérations hockey. 

« Je suis content pour elle. On voit que, en 2022, beaucoup de filles ont pu faire leur entrée dans la LNH. Je savais que ce n’était qu’une question de temps pour Manon », a noté Rhéaume. 

« Ça s’est bien passé pour tout ce qu’elle a fait dans le monde du hockey. Elle détient les aptitudes et une certaine facilité pour obtenir des postes dans ce milieu. Manon, c’est une maniaque de hockey, elle ne vit que pour le hockey et ses enfants. Je ne suis pas surpris de ce qui lui arrive », a ajouté celui qui savait que cette nouvelle s’en venait. 

D’après ses informations, elle devrait continuer d’habiter au Michigan pour les deux prochaines années et déménager en Californie par la suite. 

« C'est l'fun rejoindre d'autres joueurs de la LHJMQ »
« C'est spécial d'être repêché avec deux Québécois »