Soccer
soccerOpens in new window

Choinière est gonflé à bloc pour un autre cycle

Publié le 

MONTRÉAL – Mathieu Choinière ne chôme pas depuis son retour de la Coupe du monde.

Tandis que plusieurs de ses coéquipiers de l’équipe nationale faisaient une douce transition vers le début de leurs saisons respectives, le Québécois enchaînait les matchs. Il a eu le temps d’en disputer près d’une dizaine avant que les grands championnats européens se mettent en branle.

Le résultat s’est fait voir samedi dernier quand Choinière a commencé le match amical contre le Chili aux côtés de Nathan Saliba. L’un des trois titulaires de Jesse Marsch à compléter les 90 minutes de la rencontre, il a touché à 116 ballons, réussi 91% de ses passes (85/93), créé quatre occasions de marquer et tiré adéquatement les coups francs et les coups de pied de coin. Défensivement, il a été le meilleur Canadien avec dix récupérations et deux interceptions.

L’ancien de l’Impact de Montréal est dans une forme splendide.

Canada 1 - Chili 0 Faits saillants du match amical de soccer entre le Canada et le Chili.

« Je pense que c’est le meilleur soccer que j’ai joué de ma vie, se pavanait Choinière mercredi après un entraînement de l’équipe nationale au Stade Saputo. Je me sens vraiment bien sur le projet de jeu qu’on a au LAFC. J’arrive ici avec des minutes dans les jambes et avec la confiance de toutes ces minutes-là et des performances que j’ai derrière moi. Je voulais juste amener ça ici puis continuer sur ce que je suis en train de bâtir. »

Même si ça n’a pas semblé affecter ses performances, Choinière admet quand même avoir eu besoin d’un moment pour descendre du nuage sur lequel il a flotté cet été. La simple évocation de sa participation au Mondial fait réapparaître dans ses yeux les mêmes étoiles qu’on avait vu scintiller lorsqu’on l’avait croisé après son apparition contre la Suisse à la fin de la phase de groupe.

« Quand je repense à la Coupe du monde, les équipes qu’on a affrontées, le parcours qu’on a eu, le fait que j’ai joué seulement un match sur cinq, je m’en fous un peu! Bien sûr, j’aurais aimé jouer tous les matchs. C’est sûr que c’est cliché, mais juste d’avoir aidé mes coéquipiers à avoir le parcours qu’on a eu, c’est ce qui m’importait. »

—  Choinière

L’association de Choinière avec la sélection canadienne a officiellement commencé tout juste après la Coupe du monde de 2022 au Qatar. Avant longtemps, il est devenu un contributeur important dans la longue préparation du Canada pour un Mondial dont il était l’un des hôtes et pour lequel il était donc qualifié automatiquement.

Son deuxième cycle de quatre ans qui s’amorce avec cette fenêtre de trois matchs contre le Chili, le Pérou et les États-Unis, sera différent. Le Canada devra cette fois se battre pour un billet donnant accès au tableau du tournoi qui sera disputé au Maroc, en Espagne et au Portugal.

Mardi, peu de temps après son arrivée à Montréal, le sélectionneur Jesse Marsch s’est montré gourmand, déclarant qu’il voulait « gagner tous les trophées ». Il faisait allusion à la Ligue des nations de la CONCACAF, la Gold Cup et, possiblement, la Copa América, compétition sudaméricaine à laquelle le Canada espère recevoir une invitation comme ce fut le cas en 2024.

Choinière fait écho aux ambitions de son entraîneur. Déjà, il dit voir « la flamme dans les yeux » de ses coéquipiers alors qu’ils sont de retour au pied de la montagne.

« Je vois ce cycle-là comme quoi on veut devenir la top équipe de la CONCACAF. On veut être la meilleure, on veut tout gagner. Tout ce qui va se présenter à moyen et court terme, on veut tout gagner. Donc ça va vraiment être construire sur notre Coupe du monde pour arriver dans quatre ans et être encore une meilleure équipe et se rendre encore plus loin. »

—  Choinière

« Il n’y a pas photo sur ce qu’on veut, insiste Choinière quand on lui fait remarquer que ses propos s’alignent avec ceux de Marsch. Le message est assez clair pour tout le monde. »

Retrouvailles avec un modèle

Lors du match de samedi au Stade Saputo, Canada Soccer rendra hommage à Samuel Piette, le Québécois qui a le plus souvent porté le maillot du Canada. Le milieu de terrain du CF Montréal pourrait obtenir la 70e mission de sa carrière internationale pour l’occasion.

Cette perspective enchante Choinière, qui a partagé le vestiaire du Bleu-blanc-noir pendant sept saisons, de 2018 à 2024.

« J’en ai tellement à dire », a prévenu Choinière quand le nom de son ancien capitaine est arrivé dans la conversation.

« C’est un modèle. Je le regardais beaucoup quand j’étais plus jeune sur le terrain. Il m’a beaucoup guidé sur plusieurs situations sur le terrain. Même aux entraînements, tu voyais que c’était tout le temps positif, qu’il voulait le bien de tout le monde et de moi personnellement, pour que j’amène mon niveau à un autre cran. »

« Sur le terrain, c’est un leader. C’est un gars qui apporte de la voix, qui est là pour son équipe, qui met ses coéquipiers de l’avant. Dans son style de jeu aussi, c’est ça qu’il apporte, il fait briller les autres. Dans la vie de tous les jours, c’est un gars qui est comme ça. Il est généreux. Donc de partager encore ces moments-là avec lui, c’est formidable. »

Le jeune et le vétéran ont eu le temps de partager le terrain deux fois en équipe nationale. Dans une récente entrevue, Piette disait garder d’excellents souvenirs de sa dernière collaboration avec Choinière dans une fin de match contre les Pays-Bas en 2024.

Peut-être auront-ils l’occasion de remettre ça contre le Pérou (samedi, 14 h à RDS).