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Des signes d’agonie chez Maradona, entend le procès sur sa mort

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A pilgrim sits near a mural depicting soccer star Diego Maradona as he takes a break during the annual procession to the Basilica of the Virgin of Luján, Argentina's patron saint, in Buenos Aires, Argentina, Saturday, Oct. 4, 2025. (AP)

Le procès de l’équipe soignante des dernières semaines de vie de Diego Maradona a entendu mardi un médecin-légiste décrire des signes, sur son cœur, suggérant « une agonie prolongée », et des œdèmes présents « depuis pas mal de temps ».

Lorsque le cœur a été analysé à l’autopsie, « il y avait des caillots entre les cavités (...) ces caillots apparaissent lors de périodes d’agonie prolongées », a expliqué par visioconférence au procès le Dr Federico Corasaniti, l’un des auteurs de l’autopsie.

L’agonie éventuelle de Maradona, de plusieurs heures selon l’accusation citant des experts, contestée par la défense de certains accusés, est un élément clef du procès, en ce qu’elle pointerait sur une attention ou un suivi défaillants du footballeur alors hospitalisé à domicile.

Le Dr Corasaniti ne s’est toutefois pas prononcé mardi sur la durée d’une éventuelle agonie de la légende du football argentin.

En revanche, concernant l’état de Maradona lorsque découvert sur son lit de mort avec un ventre difforme, gonflé, le Dr Corasaniti a décrit son ascite, l’accumulation de liquide dans la cavité abdominale.

« Cela ne peut pas se produire de manière soudaine. C’est pratiquement impossible (...) Cela évoluait depuis pas mal de temps », a-t-il assuré, semblant suggérer un symptôme qui aurait été perceptible de l’extérieur.

Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, d’une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit d’une résidence louée pour une hospitalisation à domicile à Tigre (nord de Buenos Aires), où il était en convalescence après une neurochirurgie pour un hématome a la tête.

Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés depuis trois semaines à San Isidro pour de potentielles négligences ayant contribué au décès de l’icône argentine.

Le niveau d’attention autour de lui, mais aussi le sous-équipement médical de la maison louée pour la convalescence, ont été à plusieurs reprises évoqués au procès, comme au précédent, en 2025, qui avait été annulé après récusation d’une juge.

Mardi, le procès a aussi entendu que Maradona, aux addictions passées connues à l’alcool, à la cocaïne notamment, avait un foie « compatible avec une cirrhose », selon l’anatomopathologue Silvina de Piero.

En revanche, le biochimiste qui réalisa les analyses toxicologiques, a assuré qu’au moment de sa mort, il n’avait ni trace d’alcool ni de drogues dans l’organisme.

Ce témoignage corroborait la déposition jeudi dernier d’un des accusés, le psychologue Carlos Diaz, qui disait avoir accompagné avec succès Maradona, au dernier mois, jusqu’à une abstinence totale « de 23 jours ».