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Infantino a le soutien de six fédérations arabes, alors qu'une révolte s'organise

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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, arrive pour l'investiture du nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, à Cali, en Colombie, le vendredi 7 août 2026. (AP Photo/Santiago Saldarriaga) (Santiago Saldarriaga)

Les dirigeants de six fédérations arabes de soccer ont exprimé jeudi leur «soutien total» et leur «confiance» envers Gianni Infantino, alors que le président de la FIFA, sous le feu des critiques, se bat pour conserver son poste après l'échec de son projet d'investissement privé dans la Coupe du monde.

Ce soutien émane du Maroc, coorganisateur de la Coupe du monde de 2030, ainsi que du Qatar, de l’Égypte, de la Mauritanie, du Liban et du Soudan, quatre des signataires étant membres du Conseil de la FIFA.

«Nous, les dirigeants soussignés de nos fédérations de soccer respectives, exprimons notre soutien total à M. Gianni Infantino, président de la FIFA, et réaffirmons notre confiance en sa direction et en son engagement continu en faveur du développement du soccer à l’échelle mondiale», pouvait-on lire dans le communiqué.

«Nous apprécions profondément les efforts soutenus de M. Infantino pour faire progresser le soccer à l’échelle mondiale, élargir les opportunités dans toutes les régions et renforcer le rôle de ce sport dans le rapprochement des personnes et des communautés», a-t-on ajouté.

Le communiqué précise que les signataires «se réjouissent de poursuivre leur étroite coopération avec lui en vue d’un avenir plus solide et plus prospère pour le soccer mondial, d’élargir les opportunités et de renforcer encore la contribution du soccer arabe au soccer mondial».

Infantino fait face à une révolte suite à son projet de vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Il a retiré cette proposition de 20 milliards $ après une vive levée de boucliers de la part des instances dirigeantes du soccer mondial, notamment l’UEFA, qui a menacé de boycotter tous les matchs et événements de la FIFA.

L’UEFA s’est associée à la CONCACAF — la confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes — et à l’AFC — la confédération asiatique — pour publier lundi une lettre ouverte qualifiant le projet d’Infantino de «rupture fondamentale de la confiance» et le décrivant comme une «supercherie».

Jeudi, la Fédération irlandaise de soccer a annoncé dans un communiqué qu'elle retirait son soutien à la réélection d'Infantino à la présidence de la FIFA en mars, affirmant que «des événements récents ont suscité de vives inquiétudes concernant la gouvernance, la transparence et l'absence de véritable consultation».

Les fédérations d'Angleterre et du pays de Galles avaient pris la même décision la semaine précédente, tandis que l'Irlande du Nord a fait savoir qu'elle se ralliait à la position de l'UEFA.

Des fissures dans le bloc asiatique

En exprimant leur soutien à Infantino, le Qatar et le Liban se sont rangés contre la Confédération asiatique de football. Le compte Instagram officiel d’Infantino avait auparavant publié des lettres de soutien de plusieurs fédérations membres, dont celles du Maroc, du Qatar et des Émirats arabes unis.

Parmi les signataires figuraient quatre membres du Conseil de la FIFA: le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, président de la Fédération qatarie de soccer, Hany Abo Rida, président de la Fédération égyptienne de soccer, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de soccer, et Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne de soccer.

Les deux autres étaient Hashem Haidar, président de la Fédération libanaise de soccer, et Moatasem Gafar, président de la Fédération soudanaise de soccer.

Infantino est président de la FIFA depuis 2016 et semblait assuré d’être réélu sans opposition en mars prochain au Maroc.

La FIFA a établi au 18 novembre la date limite pour que les candidats se manifestent.

Steve Douglas, The Associated Press