L’instance dirigeante du soccer européen a précisé le profil du président qu’elle souhaite voir succéder à Gianni Infantino à la tête de la FIFA: « une personnalité respectée et rassembleuse, profondément ancrée dans le monde du soccer ».
Un candidat qui « représente la FIFA à l’échelle mondiale et assure un leadership sans exercer de fonctions de gestion », a déclaré l’UEFA, jeudi, à l’issue d’une réunion de ses 55 fédérations membres, qui a permis de définir une stratégie visant à trouver un adversaire à Infantino avant la date butoir du 18 novembre.
L’identité exacte de ce candidat n’a pas été évoquée jeudi, mais il ne s’agira pas du président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, ni, probablement, d’un Européen.
Ceferin a toutefois profité de cette réunion pour confirmer qu’il se présenterait à sa réélection pour un quatrième et dernier mandat le 22 avril prochain à Astana, au Kazakhstan.
Cet avocat slovène a mené depuis juillet les efforts internationaux des responsables du soccer visant à évincer Infantino de sa présidence, dont le style devient de plus en plus exécutif, avant ou lors de l’élection de la FIFA prévue le 18 mars prochain à Rabat, au Maroc.
Le projet secret d’Infantino, rapidement rejeté, visant à vendre des parts de la Coupe du monde et d’autres tournois à des investisseurs privés a poussé l’UEFA, qui nourrissait depuis longtemps un malaise vis-à-vis des projets et de la gouvernance de la FIFA, à présenter un candidat rival contre lui.
« La FIFA a également besoin d’une nouvelle direction: une personnalité respectée et rassembleuse, profondément ancrée dans le soccer, dotée de la vision et de l’expérience nécessaires pour diriger, capable d’inspirer la confiance dans toutes les régions et faisant preuve d’un engagement sans équivoque en faveur du développement, de la réforme, de l’intégrité et de l’indépendance », a déclaré l’UEFA par voie de communiqué publié à l’issue d’une réunion d’une journée à Berlin.
L’UEFA a réitéré une promesse faite précédemment, selon laquelle les 211 fédérations membres de la FIFA devraient toutes recevoir un dividende unique de 10 millions $ prélevé sur les réserves de l’instance dirigeante.
Les réserves de la FIFA s’élèvent à près de 6 milliards $ après une Coupe du monde de soccer masculin très lucrative organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
