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L'UEFA donne à la FIFA jusqu'au 2 novembre pour publier les documents d'Infantino

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ARCHIVE – Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin (à droite), et le président de la FIFA, Gianni Infantino (à gauche), tenant un ballon lors du 49e congrès de l’UEFA à Belgrade, en Serbie, le 3 avril 2025. (Photo AP/Darko Vojinovic, archives) (Darko Vojinovic)

L’UEFA a donné jusqu’au 2 novembre à la FIFA pour publier des documents relatifs à la tentative ratée de Gianni Infantino de conclure une entente concernant un plan d’investissement secret pour la Coupe du monde, ainsi que pour répondre à d’autres questions de gouvernance.

Ce dernier rebondissement dans la lutte de pouvoir entre les deux instances dirigeantes s’est produit une semaine après que les délégués européens de l’UEFA eurent exprimé leur déception face à ce qu’ils ont perçu comme un manque de clarté de la part du président de la FIFA sur ces questions, lors d’une réunion du Conseil de la FIFA la semaine dernière.

Infantino n’a fourni aucun document concernant son projet pour la Coupe du monde, d’un montant de 4,2 milliards $, qu’il avait lancé, puis rapidement abandonné, en juillet, face à une vive levée de boucliers menée par l’Europe.

Parmi les 42 questions auxquelles l’UEFA exige des réponses figurent la rémunération personnelle d’Infantino, les versements financiers effectués au chanteur Marc Anthony, la gestion du dossier disciplinaire de l’attaquant américain Folarin Balogun, les relations commerciales et politiques impliquant Donald Trump et sa famille, ainsi que l’indépendance opérationnelle des commissions judiciaire, électorale et d’éthique de la FIFA.

L’UEFA a demandé aux tribunaux fédéraux américains d’autoriser des assignations à comparaître afin d’obtenir la production de documents et des témoignages sous serment concernant le plan d’investissement controversé, baptisé «FIFA Forward Enterprise» (FFE).

Les avocats de la FIFA ont affirmé que l’UEFA harcelait Infantino.

Un profond mécontentement

La lettre officielle, signée par le secrétaire général de l’UEFA, Théodore Théodoridis, au nom des membres européens du Conseil de la FIFA, indiquait que les excuses présentées par Infantino pour ses actes et les explications qu’il a fournies par la suite n’avaient pas répondu à leurs principales préoccupations.

« Ces explications n’ont pas commencé à répondre de manière satisfaisante à un certain nombre de questions fondamentales soulevées par les membres du Conseil. D’autres restent sans réponse, et les informations et documents demandés n’ont pas été fournis », peut-on lire dans la lettre.

« Le retrait de la FFE, la reconnaissance des erreurs et l’annonce de ‘réformes potentielles de la gouvernance’ ne répondent pas à la question de savoir comment les décisions en question ont été prises ni pourquoi le Conseil de la FIFA n’a pas été associé au moment opportun », a-t-on allégué.

Un calendrier serré

L’UEFA a soumis 42 questions détaillées à la FIFA, exigeant des réponses avant le 2 novembre — soit 16 jours avant la date limite de dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle du 18 mars prochain.

La prochaine réunion du Conseil de la FIFA étant prévue le 16 décembre à Doha — après la fin de la période de mises en candidatures —, l’UEFA a insisté sur le fait que les réponses ne pouvaient attendre.

« Ces questions exigent des réponses dès maintenant. Elles ne peuvent être reportées à la prochaine réunion du Conseil de la FIFA — pas plus que de futures réformes de gouvernance ne peuvent se substituer à un examen minutieux des décisions déjà prises et à la responsabilité qui en découle », souligne-t-on dans la lettre.

Cette date limite avancée donnerait aux fédérations le temps d’évaluer les réponses de la FIFA — ou son absence de réponse —, alors qu’elles peuvent encore désigner ou soutenir un candidat.