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Un FC Supra fier, excité et humble à l’aube de ses débuts

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Suivez le match du Supra contre Pacific FC samedi dès 18 h en direct sur le RDS.ca.

Historiquement dans le sport professionnel en Amérique du Nord, les clubs qui ont fait leur entrée dans une ligue l’ont rarement eu facile la première année. Il y a bien eu les Golden Knights de Vegas qui ont atteint la finale de la Coupe Stanley lors de leur campagne inaugurale dans la LNH, en 2018, mais ça, c’est l’exception. Quand on sait cela, que faut-il attendre des débuts du FC Supra du Québec dans la Première Ligue canadienne de soccer avec un premier match, ce samedi à Victoria contre Pacific FC?

Une chose est certaine; il y aura beaucoup de fébrilité parmi les dirigeants de l’organisation, et tout particulièrement chez le président de l’équipe, Rocco Placentino, qui attend ce moment depuis environ cinq ans.

Déjà, le 1er avril dernier, soit 10 jours avant le match inaugural, alors qu’il recevait La Presse Canadienne au quartier général de l’organisation à Laval, Placentino avait décrit en deux mots ce qu’il ressentait avec la naissance de cette nouvelle équipe.

« On est excités. On est fiers. On est fiers de ce que l’on est en train de bâtir. On a hâte de faire voir aux Québécois ce qu’est le FC Supra du Québec. On commence dans 10 jours et c’est beaucoup de fierté locale », avait-il mentionné.

« C’était un besoin québécois d’avoir une autre équipe professionnelle de soccer parce que d’avoir seulement le CF Montréal pour le talent qu’on a ici, ce n’était pas assez », a ajouté Placentino.

« Alors, c’est pour cette raison qu’on est excités. Parce qu’on met en lumière un projet local, une équipe d’ici pour ici, et ça donne beaucoup de fierté de pouvoir voir des joueurs qui ont joué dans des petits clubs, ici, dans le foot amateur québécois. »

Cette fierté atteindra probablement son paroxysme le dimanche 19 avril, au CEPSUM de l’Université de Montréal, avec la visite de l’Atlético d’Ottawa, les champions en titre des dernières séries éliminatoires, lors de l’ouverture locale.

Les amateurs de soccer du Québec qui assisteront à ce premier match à domicile du FC Supra devraient voir à l’œuvre David Choinière, qui a porté les couleurs du Forge FC de Hamilton, dans la PLC, pendant sept saisons.

S’il a quitté une excellente organisation, peut-être la plus solide et réputée de l’histoire de la PLC – une organisation qui a d’ailleurs éliminé le CF Montréal en Championnat canadien en 2024 et de nouveau en 2025 – Choinière n’est certainement pas malheureux de rentrer au bercail.

« Avec le talent qu’on a, c’était un besoin, une nécessité, qu’il y ait un jour une équipe (de la PLC) dans la province de Québec. On a la chance de l’avoir. En plus, la vision qu’on a avec le Supra, c’est de mettre en valeur les Québécois. Donc, c’est une plateforme incroyable pour le talent québécois ici », a affirmé Choinière, qui sera le premier capitaine de l’histoire du FC Supra.

Le calendrier de la saison comptera 28 matchs, quatre contre chacune des sept autres formations. Le FC Supra jouera la majeure partie de ces matchs locaux au stade Boréale, à Laval, mais l’équipe évoluera aussi au Centre Claude-Robillard et même à Québec, au stade Telus de l’Université Laval.

À l’issue de la saison régulière, les équipes qui occuperont les quatre premières places au classement se qualifieront aux demi-finales, dans une série aller-retour. Les deux clubs vainqueurs croiseront ensuite le fer dans une finale d’un seul match.

Est-ce possible que le FC Supra évite la tendance habituelle avec les formations d’expansion et surprenne au point de conclure la saison dans le top-4? On ne sait jamais.

Toutefois, Nick De Santis, qui tiendra le rôle de conseiller exécutif avec le FC Supra, sait fort bien ce que représente une première année d’existence pour un club sportif pour l’avoir vécu avec l’Impact du Montréal lors de son entrée en MLS, en 2012.

Incidemment, dans ce qui est purement une coïncidence, l’Impact de Montréal avait joué le tout premier match de son histoire en MLS en Colombie-Britannique, face aux Whitecaps de Vancouver. L’équipe montréalaise s’était inclinée 2-0

« C’est normal que, quand on commence quelque chose, il faut avoir de la cohésion, il faut comprendre la ligue. Alors, on doit être humbles dans tout ce qu’on fait », souligne De Santis, qui était directeur sportif de l’Impact en 2012.

« Est-ce qu’on a hâte? Est-ce qu’on est excités? Est-ce qu’on a mis des objectifs en place? Oui, mais je pense qu’il faut quand même réaliser que c’est notre première saison. Et nous, on veut voir de la progression partout, dans chaque domaine », a mentionné De Santis lors de la visite des locaux de l’organisation.

« Être humbles, a-t-il ensuite précisé, c’est respecter le niveau de la ligue, respecter les autres équipes qui sont là depuis des années. Nous, on est tout nouveau. Alors, il faut entrer avec une bonne mentalité, être respectueux et humbles de tout, mais en reconnaissant ce que nous voulons être aussi. Dans le sport professionnel, tout le monde veut gagner. Pour nous, c’est de continuer à voir une progression et d’être compétitifs. »