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Crépeau assure derrière une attaque peu convaincante

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MONTRÉAL – Vous ne pensiez quand même pas que Maxime Crépeau allait s’asseoir sur ses lauriers?

Le Canada a fait match nul 1-1 avec l’Irlande vendredi dans ce qui était son dernier numéro de rodage avant de mettre officiellement le cap sur la Coupe du monde.

S’il a dû se contenter de ce résultat un brin contrariant, c’est d’abord parce qu’il n’a su monétiser les nombreuses occasions qu’il s’est créées dans une première demie qu’il a dominée. C’est ensuite parce que son nouveau gardien titulaire lui a sauvé les fesses dans la deuxième période.

Esseulé à son extrémité du terrain dans la première moitié de la partie, Crépeau s’est signalé à deux reprises en deuxième mi-temps. À la 60e minute, il a arrêté un penalty de l’attaquant Troy Parrott. Son effort a été vain puisque Chiedozie Ogbene a bondi sur le retour pour créer l’égalité.

Mais Crépeau s’est de nouveau illustré à la 83e minute, quand il a plongé à sa gauche pour stopper un tir à bout portant de Mason Melia. Son geste a été salué par une vibrante ovation qui a connecté les quatre tribunes du Stade Saputo.

« C’est notre numéro un. C’est pas pour rien », s’est calmement extasié Ismaël Koné, des étoiles dans les yeux, en repensant aux nerfs d’acier de son gardien.

« Fantastique. Fantastique, a répété Jesse Marsch en guise d’appréciation pour le travail de son homme de confiance. Je l’ai trouvé sur la coche pendant tout le match, il a bien rempli son rôle de dernier défenseur et quel arrêt incroyable à la fin! Ouais, on sait qu’on peut compter sur Max. »

Il s’agissait de la première apparition de Crépeau depuis que Marsch l’avait confirmé dans son rôle de numéro en vue de la Coupe du monde. Les signes étaient partout : ce n’était pas un match comme un autre pour l’ancien académicien de l’Impact. À la sortie du tunnel avant les hymnes nationaux, derrière le capitaine Stephen Eustaquio, on a pu le voir balayer les gradins du regard, comme s’il prenait des photographies mentales de ce retour triomphal dans le stade où il a signé son premier contrat professionnel.

À la fin du match, une caméra de Canada Soccer l’a suivi jusque dans les sièges bleus du Stade Saputo, où il est allé à la rencontre de son père Rémi. Les deux hommes se sont enlacés pendant de longues secondes. Avant de quitter, le gardien a retiré son maillot pour le remettre à son paternel.

« Les buts s’en viennent »

Le Canada risque d’avoir besoin que Crépeau marche sur les eaux au Mondial. Une fois de plus, la sélection unifoliée a eu de la difficulté à trouver les ouvertures dans le bloc défensif de l’adversaire. Elle a terminé la rencontre avec vingt tentatives de tirs, mais seulement deux d’entre elles ont été cadrées.

La seule réussite du Canada a été le résultat d’un but contre son camp du défenseur Jake O’Brien sur un coup de pied de coin en première demie.

C’est un refrain qui se répète pour la troupe de Jesse Marsch. Avant de débloquer avec deux buts contre l’Ouzbékistan lundi dernier, elle avait été menottée dans six de ses sept matchs précédents dans le cours du jeu.

Le constat est inquiétant à une semaine du premier match de ce Mondial à la maison contre la Bosnie-Herzégovine. Penser régler ce problème récurrent dans un délai aussi serré commence à relever de la pensée magique.

Mais plutôt que de tirer des dards vers ses leaders, Marsch a voulu utiliser sa dernière tribune avant le grand départ vers les choses sérieuses comme une poigne réconfortante déposée sur les épaules de ses joueurs.

« On a manqué de qualité dans nos dernières actions, mais je crois que ça va venir. Je sais que je me ferai poser mille questions sur le sujet, mais je vais rester positif les gars! Notre groupe est vraiment fort, notre groupe est vraiment engagé, les gars sont prêts à pousser. Oui, il faudra qu’on marque des buts, mais on va y arriver. »

Reste à voir si la méthode douce sera la bonne pour sortir les piliers de l’équipe de leur torpeur. Cyle Larin n’a pas marqué depuis 2024. Jonathan David n’a que deux buts sur penalty à ses neuf derniers matchs. Tajon Buchanan n’a ni but, ni passe décisive en dix matchs.

« On va continuer de travailler, mais on a la force de frappe, insiste Marsch. Je sais que les buts ne sont pas au rendez-vous et je sais que ça fait longtemps que je dis que ça s’en vient. Mais je vais le répéter : ça s’en vient. »

Match amical : Canada 1 - Irlande 1 Faits saillants du match de soccer amical entre le Canada et l'Irlande, disputé au Stade Saputo.

De Fougerolles partant, Johnston protégé

Marsch a opté pour la continuité dans l’élaboration de son XI partant. Sa seule modification de la feuille de match qu’il avait signée en début de semaine contre l’Ouzbékistan a été d’insérer Luc De Fougerolles en défense centrale à la place de Moïse Bombito.

Forcé de quitter le match précédant à la 31e minute, Bombito était inscrit parmi les joueurs de banc disponibles contre l’Irlande, mais il a en réalité passé la soirée à l’écart du groupe avec les autres éclopés, nommément Alphonso Davies, Ali Ahmed, Jacob Shaffelburg et Alfie Jones.

Par ailleurs, Marsch a commencé son point de presse d’après-match en précisant qu’Alistair Johnston était hors de danger. Le latéral droit, qui a raté une grande partie de sa saison en Europe en raison de pépins physiques, est sorti au profit de Niko Sigur à la sortie des vestiaires en deuxième demie, mais son entraîneur a assuré qu’il s’agissait d’un retrait préventif.