Quelle équipe, mesdames et messieurs. Quelle équipe! En enchaînant un deuxième succès consécutif, l’Impact fait ce qu’il peut pour semer l’euphorie dans une métropole en mal de conquête sportive. Pas de Drogba, soit, mais voilà qui ne peut qu’aider à faire briller davantage l’étoile de Nacho, véritable maestro de cette équipe en attaque. La saison vient à peine d’être entamée, mais le message est déjà lancé au reste du circuit Garber, la belle fin de campagne 2015 n’était pas un phénomène isolé.

Impact 3 - Red Bulls 0

En dépit de quelques passages plus difficiles contre les Red Bulls de Jesse Marsch, le onze de Mauro Biello aura encore su profiter des armes les plus affûtées de son arsenal. Outre Ignacio Piatti, Dominic Oduro, Harry Shipp et Lucas Ontivero auront tous connu de bonnes entames de match sans toutefois trouver le moyen de concrétiser durant cette période.

En contrepartie, lorsque le rythme des attaques rapides du bleu-blanc-noir s’est estompé en première demie, on a remarqué un milieu de terrain montréalais parfois dépassé lorsqu’il ne gagnait pas sa juste part de duels. Heureusement qu’on demeure soudé derrière. Bref, cette équipe doit trouver le moyen de rejoindre le trio offensif qui agit présentement en soutien à Oduro. Quand ce chemin est coupé, l’Impact semble subir la loi de son adversaire.

Dans l’ensemble, le constat est toutefois très positif. Le travail effectué durant la semaine sur jeux arrêtés a rapporté. Les séquences de possession, en plus de ravir le public du stade olympique, ont aussi permis à l’équipe de souffler. Deux matchs de joués, six points au compteur, place au FC Dallas samedi prochain… Et qui sait, peut-être bien qu’il y aura une nouveauté dans la formation?

Voici le bulletin des joueurs.

Evan Bush : 8/10 Moins occupé qu’à Vancouver, mais déterminant lors d’un point tournant dans le match. Son arrêt en face-à-face avec Bradley Wright-Phillips empêche New York de créer l’égalité et ouvre la voie à Piatti qui marque le second des siens sur l’action subséquente.

Donny Toia : 7/10 Se signale avec de bons replis en première demie, coupant la voie du but à Wright-Phillips. On sent son désir d’attaquer bien que ses choix ne soient pas toujours les meilleurs pour l’équipe. Il s’offre tout de même une passe décisive sur le but de Piatti.

Laurent Ciman : 8/10 Anticipe bien et soulève la foule avec quelques tacles glissés bien réussis. Très propre à la relance, il dicte le rythme lorsque l’équipe s’empare de la possession. Gagne la plupart des duels aériens, mais doit quand même se méfier des ballons en profondeur

Victor Cabrera : 7/10 Entre dans le match tranquillement. Il réussit plusieurs interceptions, mais écope d’un carton jaune et échappe de peu au second en deuxième demie, l’arbitre donnant l’avantage aux Red Bulls et ne revenant jamais à sa faute.

Ambroise Oyongo : 7/10 Attaque d’abord avec beaucoup d’intention. Un peu moins perçant, comme toute l’équipe, par la suite. Il neutralise bien Lloyd Sam, si bien que Marsch décide de changer son ailier de flanc. Bloque également un tir à bout portant alors que c’est toujours 1-0.

Calum Mallace : 5,5/10 Parfois dépassé en milieu de terrain face à Dax McCarty et Felipe. Reconnu pour son volume physique supérieur à Marco Donadel, qu’il remplace, il remporte moins de ballons qu’espéré. Termine en s’améliorant, participant à de belles séquences de possession.

Eric Alexander : 6,5/10 Commence sur la même note qu’à Vancouver. Déclenche de belles actions grâce à des relais réussis vers l’avant. Se met ensuite dans le pétrin à quelques reprises en abusant du dribble. Il se rachète toutefois en partie en se repliant.

La fameuse vitesse d'Oduro

Lucas Ontivero : 6,5/10 Explosif. Il obtient les meilleures occasions en première demie avant de connaître une nouvelle baisse de régime après 30 minutes de jeu. Possède une étincelle dont bénéficierait l’équipe plus longtemps s’il gérait mieux ses efforts. Doit néanmoins travailler sur son endurance.

Ignacio Piatti : 8,5/10 À nouveau l’étoile du match. Nacho s’amuse, orchestre et marque. Malgré quelques brefs passages à vide comme en début de deuxième demie quand il rate une belle occasion ou quand on croit reconnaître le joueur qui tient un peu trop longtemps son ballon, il arrive ensuite à passer à la vitesse supérieure en initiant le mouvement du premier but et en marquant le second.

Harry Shipp : 7,5/10 Impressionne avec ses nombreuses passes réussies sans même regarder. Libère ses partenaires grâce à cette vision et contribue à faire ressortir leurs qualités. Offre même le troisième but à Anthony Jackson-Hamel avec une passe décisive savamment dosée.

Dominic Oduro : 7,5/10 Demeure calme quand l’occasion se présente de marquer. Du coup, fait réfléchir ceux qui l’ont désavoué l’an dernier en raison de son manque d’opportunisme. Au-delà de sa vitesse, son positionnement intelligent lui permet d’embêter la défense adverse tout le match.

REMPLAÇANTS

Johan Venegas : 7/10 Une bonne entrée en matière avec une passe décisive dès sa montée au jeu. Venegas est moins explosif qu’Ontivero, mais son jeu précis, d’un rythme différent, ne nuit pas à celui de l’équipe.

Kyle Bekker : 6,5/10 Participe subtilement à de belles séquences de possession en fin de match. Priver l’autre équipe de ballon, c’est aussi une façon utile de contribuer à l’effort défensif

Anthony Jackson-Hamel : 8/10 Embête l’auteur du bulletin en marquant un but durant le peu de temps de jeu qu’on lui offre. Profite de son occasion (enfin!), prouvant qu’il peut lui aussi convertir devant le filet adverse. Un but mérité, et qui va sans doute le soulager.