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Davies célèbre lors du choc devant Arsenal; Manchester United en crise

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À l’issue d’une partie intense et à rebondissements, le Bayern et Arsenal se sont séparés sur un match nul (2-2), partageant les points mercredi soir à l’Allianz Arena, lors de la 3e journée de la Ligue des champions.

Avec sept points au compteur, Arsenal se tient en embuscade derrière Aston Villa, le Paris SG, Liverpool, le Real Madrid et le Betis Séville, qui ont tous les cinq remporté leur trois premiers matches de la phase de ligue de la C1.

Le Bayern, accroché la semaine dernière dans le sud de la Norvège par Stavanger (3-3), laisse une nouvelle fois filer des points et compte cinq unités, avant de se rendre le 3 novembre à Madrid pour y défier l’Atlético, alors qu’Arsenal ira à Prague contre le Slavia.

Au lendemain de la spectaculaire victoire du Paris SG contre le FC Barcelone (4-2), l’autre match au sommet de la 3e journée a également tenu toutes ses promesses, sous une pluie battante dans la capitale bavaroise et dans la froideur automnale.

Après une vingtaine de minutes d’une rencontre fermée, c’est Eberechi Eze, sur la côté gauche de l’attaque londonienne qui a lancé les hostilités. Sur une longue passe de Martin Odegaard, il a repris du gauche, trompant Manuel Neuer d’une frappe puissante pour ouvrir le score à la 25e minute.

Eze, entré en jeu dès la 10e minute après la blessure de Bukayo Saka, a profité de la couverture de Josip Stanisic, titularisé comme latéral gauche, l’international croate n’étant pas aligné avec les autres défenseurs munichois sur l’ouverture d’Odegaard.

Bien muselé par Ezri Konsa, Harry Kane est redescendu un peu plus bas et a répondu avec une autre ouverture de génie pour Alphonso Davies, qui s’est présenté seul face à David Raya et a remporté son duel d’une frappe enroulée hors du portier espagnol (1-1, 35e).

L’égalisation de l’international canadien est intervenue alors que les joueurs d’Arsenal avaient le contrôle de la rencontre après le but d’Eze.

Au retour des vestiaires, Neuer et Raya ont sauvé coup sur coup leur équipe de parades réflexes de grande classe. De retour dans les buts du Bayern après une blessure à un pied, Neuer a repoussé sur sa ligne une tentative de la tête de Bruno Guimaraes sur un corner de Declan Rice à la 47e minute.

Moins de deux minutes plus tard, c’est Raya qui s’est mis en évidence, bloquant d’une main droite ferme la tête de Dayot Upamecano, après une montée rageuse du patron de la défense du Bayern et de l’équipe de France, trouvé au second poteau par Gnabry.

À l’heure de jeu, Kane a donné l’avantage au Bayern, sur un penalty qu’il a lui-même provoqué. Sur un débordement sur le côté droit entre Gnabry et Konrad Laimer, le meilleur buteur de la sélection anglaise s’est retrouvé seul au point de penalty. Son tir a été dévié de la main par Jurrien Timber, et il ne s’est pas fait prier pour inscrire le deuxième but munichois.

Il s’agit du 10e match consécutif avec au moins un but en Ligue des champions pour Kane. Seul Cristiano Ronaldo a fait mieux (11) dans l’histoire de la compétition reine du football européen. 

Dominateurs en fin de rencontre, les Munichois ont laissé passer l’occasion de tuer le match et à l’issue d’un super enchaînement entre Declan Rice, Noni Madueke et Viktor Gyökeres sur le côté droit de l’attaque londonienne, Rice a transpercé Neuer d’une frappe puissante pour égaliser (2-2, 82e).

Maigre lot de consolation pour les Munichois, ils poursuivent leur série d’invincibilité à domicile en phase de groupes ou de ligue de la C1. Leur dernière défaite à ce stade de la compétition à l’Allianz Arena remonte au 10 décembre 2013 (3-2 contre Manchester City).

Manchester United s’écroule

D’un côté, Côme qui découvre cette saison la Ligue des champions et même l’Europe, de l’autre Manchester United, trois sacres dans la compétition-reine, mais il n’y a pas eu match mercredi : l’ambitieux club italien, porté par un magistral Nico Paz, a surclassé sans mal (4-1) des Red Devils bien inoffensifs.

Pour sortir du brouillard et changer d’air, rien de mieux qu’une excursion sur les bords du lac de Côme. Mais la virée italienne de Manchester United, 13e de son championnat et en quête d’un premier succès, toutes compétitions confondues, depuis le 10 septembre, a viré au cauchemar et a ramené les hommes de Michael Carrick de plain-pied dans une saison toujours plus calamiteuse.

Sous une pluie battante, les Anglais, certes décimés par les blessures mais sans idées ni ambition, ont pris l’eau face à Côme, sans complexes à l’image de Paz, auteur à 22 ans d’un doublé et d’une passe décisive.

Il ne lui a fallu que deux minutes pour marquer son premier but en Ligue des champions et justifier l’énorme intérêt qu’il suscite parmi le gotha européen.

Décalé par son capitaine français Lucas Da Cunha, le phénomène argentin a décoché une frappe enroulée du gauche à l’entrée de la surface qui a trompé Senne Lammens (2e).

Fort de cet avantage, Côme, qui évoluait encore en 3e division en 2021, a pu tisser sa toile dans l’entre-jeu et gérer sans mal les assauts mancuniens. Il a fallu attendre la 17e minute pour que Manchester United mette en danger Jean Butez, mais la tête d’Harry Maguire a manqué le cadre.

S’ils ont pris peu à peu le contrôle du ballon, les Red Devils s’exposaient aux contres de Paz, redoutable sur le flanc droit, obligeant à la 25e minute Andrey Santos à le stopper d’un tacle qui lui a valu un avertissement.

C’est Côme qui a le mieux fini cette première période, avec une frappe de Martin Baturina (43e) stoppée difficilement. C’est encore le club lombard qui a le mieux débuté la seconde période avec le but du 2-0 inscrit par son attaquant grec Anastasios Douvikas, parfaitement lancé par Paz (49e).

L’Argentin a ensuite intercepté un ballon mal négocié par Carlos Baleba pour ajouter une troisième but (57e), puis Jacobo Ramon a conclu le festival italien de la tête (76e), avant que Joshua Zirkzee ne sauve un peu l’honneur de « MU » (90e+1).

« C’est une soirée que je n’oublierai jamais, je pense. Je n’ai jamais rêvé d’inscrire un doublé en Ligue des champions. On a fait un match incroyable, l’un de nos plus beaux matchs sans doute », s’est félicité Paz au micro de Sky Sport.

« C’est clairement une soirée spéciale pour ce club, mais ce n’est que le début », a assuré son entraîneur Cesc Fabregas.

Avec six points en trois matchs, Côme, qui se rendra à Lens le 4 novembre, peut rêver de poursuivre sa route en Ligue des champions au printemps. Manchester United (3 pts) ne se projette pas aussi loin: avec trois défaites et quatre nuls lors de ses sept derniers matchs, l’ogre anglais se rapproche d’une énième crise qui pourrait coûter son poste à Carrick.

« C’est un moment très difficile pour nous (...). On n’arrive pas à sortir de cette mauvaise dynamique, on doit comprendre, nous les joueurs comme le club, qu’on n’est plus le Manchester United du passé », a constaté Bruno Fernandes.

Mbappé au coeur des succès du Real Madrid

À quatre jours du Clasico face au FC Barcelone en Liga, le Real Madrid a logiquement surclassé le RB Leipzig (4-1) et signé une troisième victoire en trois journées de Ligue des champions, grâce notamment à deux bijoux de Kylian Mbappé et Yan Diomandé.

C’est un match qu’on a déjà vu mille fois, au stade Santiago Bernabéu : un Real brouillon, loin du compte collectivement, et parfois même en souffrance, mais qui parvient à l’emporter quand même, à l’expérience, et grâce au talent individuel de ses stars.

La copie rendue par les élèves de José Mourinho, à quatre jours d’un examen crucial sur la pelouse de l’éternel rival, le FC Barcelone, dimanche, n’est, globalement, pas forcément rassurante.

Mais elle a largement suffi, une fois de plus, pour rapprocher le géant espagnol (4e, 9 points) d’une qualification directe pour les huitièmes de finale, avec trois succès en trois journées, ce qu’il n’était encore jamais parvenu à obtenir depuis la mise en place de la phase de ligue unifiée, en 2024.

Comme l’Inter (2-1) lors de la première journée - et comme beaucoup d’autres équipes avant lui - l’actuel septième de Bundesliga a ainsi subi la loi du Roi d’Europe et de ses 15 Ligues des champions en vitrine, contre lequel 40 bonnes minutes ne suffisent souvent pas.

Les Allemands, de retour dans la capitale espagnole un peu plus de deux ans après un huitième de finale très disputé, ont encore regardé les Merengues dans les yeux. Mais ils sont tombés, encore une fois, sur un immense Thibaut Courtois, qui a écoeuré tour à tour le Brésilien Romulo Cardoso (28e) et l’ancien Parisien Christopher Nkunku (41e).

La sanction madrilène fut immédiate, sur une belle combinaison côté droit entre Kylian Mbappé, Arda Güler, et Federico Valverde, conclue par l’ancien Monégasque Bernardo Silva, bien aidé par une bévue du gardien adverse Maarten Vandevoordt (44e, 1-0).

Le portier belge s’est bien repris, quelques secondes plus tard, pour empêcher Vinicius Junior de trouver sa lucarne droite (45e). Mais il a fini par plier une deuxième fois, en début de seconde période, sur un bon centre de Jude Bellingham repris de la tête par Mbappé et poussé au fond des filets par Güler (52e, 2-0).

Bien qu’il aime soigner ses statistiques, dans sa quête de gloire et de Ballon d’Or, l’attaquant français, n’en a pas voulu à son compère turc de lui avoir volé ce but sur la ligne, et s’est ensuite chargé d’enfoncer le clou, d’une frappe enroulée en pleine lucarne (83e, 3-0).

Largement en tête, le Real a alors laissé le jeune attaquant français Tidiam Gomis réduire l’écart (85e, 3-1), mais pour quelques secondes seulement, avant que Yan Diomandé, entré en jeu à la place de Vinicius, ne punisse son ancien club d’une volée surpuissante sous la barre (87e, 4-1).

L’attaquant brésilien, encore suspendu en Liga pour les trois prochaines journées, ne sera dans tous les cas pas disponible dimanche au Camp Nou. Mais il aurait sans doute été relégué sur le banc par le jeune ailier ivoirien, plus que jamais candidat à une place de titulaire après cette nouvelle entrée réussie, du haut de ses 19 ans.

Lille sombre

Lille n’a pas fait le poids contre les Turcs de Galatasaray, vainqueurs 4-2 au stade Pierre-Mauroy, et reste collé en bas de tableau avec trois défaites en trois matchs.

Les Dogues ont encaissé un premier but après 65 secondes de jeu. Soriba Diaoune, l’attaquant lillois de 19 ans, a ensuite réussi un doublé qui a permis au Losc d’atteindre la pause sur le score de 2-2. Mais les Stambouliotes ont dominé la seconde période et ont profité d’un but de Nabil Bentaleb contre son camp (3-2, 52e) et Victor Osimhen (4-2, 61e).