L’Espagnol Alejandro Davidovich (26e mondial) a remporté dimanche 1-6, 7-6 (5), 6-4 une finale 100 % ibère contre Rafael Jódar (13e) au Masters 1000 de Shanghai, décrochant à 27 ans le plus beau titre de sa carrière.
Vainqueur plus tôt dans l’année de ses deux premiers titres ATP à Majorque (gazon) et Chengdu (dur), le natif de Malaga n’avait encore jamais remporté de Masters 1000.
« Je ne sais pas quoi dire, ni ce que je ressens précisément... une sorte d’immense soulagement », a réagi le vainqueur, qui avait perdu les cinq premières finales de sa carrière sur le circuit.
« C’est un souvenir que je vais conserver pour le reste de ma vie », a savouré Davidovich, dont la victoire a qualifié l’Américain Ben Shelton pour les Finales de l’ATP à Turin (15-22 novembre).
Âgé de 20 ans, Jódar a pour sa part manqué une occasion d’intégrer pour la première fois le top-10 mondial et de dépasser trois adversaires dans la course aux Finales de l’ATP, pour lequel cinq billets restent désormais à pourvoir.
Le jeune Madrilène reste finalement neuvième à la « Course », le classement de la saison qui détermine les huit qualifiés pour les Finales de l’ATP, derrière notamment le Russe Daniil Medvedev, l’Américain Frances Tiafoe et le Français Arthur Fils.
Inspiré par Fils
Vainqueur en avril de son premier titre à l’ATP 250 de Marrakech (terre battue), Jodar a pourtant surclassé son adversaire dans le premier set et semblait lancé vers un premier sacre en Masters 1000 après avoir brisé pour mener 3-2 dans la deuxième manche.
Mais Davidovich, tombeur du no 2 mondial Alexander Zverev en demi-finales, a aussitôt débrisé et n’a plus concédé son service de la manche, malgré plusieurs balles de bris pour Jódar.
Dans le bris d’égalité, le cadet des deux Espagnols a été le premier à craquer en forçant un coup droit à 5-5. Davidovich a enchaîné par un service autoritaire qui lui a permis d’égaliser à une manche partout.
Le set décisif a commencé par un échange de bris. À 2-2, Davidovich a une nouvelle fois brisé son cadet et a cette fois conservé son avantage pour filer vers la victoire.
En dehors d’une élimination dès son entrée en lice à l’ATP 500 de Tokyo, l’Espagnol n’a perdu aucun match depuis son retour sur le circuit fin septembre, après deux mois d’absence à cause d’une blessure au dos.
« Je me suis souvenu d’Arthur Fils, c’est un très bon ami », a raconté Davidovich. « Il a raté beaucoup de tournois cette année » à cause de blessures mais « il est revenu plus fort », a-t-il souligné.
« Ça m’a donné beaucoup de force; s’il pouvait le faire, moi aussi », a conclu l’Espagnol, devenu le deuxième joueur à remporter son premier Masters 1000 cette saison... après Arthur Fils, sacré à Cincinnati en août.
