Audrey Lamothe a ajouté une médaille d’argent à son palmarès, samedi, à l’épreuve du solo libre de la Super finale de la Coupe du monde de natation artistique, à Toronto. Elle a ainsi conclu une saison « spéciale », marquée par plusieurs succès sur le plan individuel.
Il s’agit d’une troisième médaille en solo pour la Montréalaise en 2026, après ses deux médailles d’or remportées à la Coupe du monde de Medellín, en Colombie, en février dernier.
« Terminer sur une médaille d’argent à Toronto, je ne pourrais pas demander mieux ! », a partagé Lamothe en entrevue avec Sportcom.
« J’avais comme objectif d’offrir la meilleure nage possible, mais aussi d’obtenir un podium. Donc de réussir ces objectifs-là devant ma famille et mes amis en plus, c’était juste magique », a-t-elle ajouté au sujet de sa performance individuelle de samedi.
La Montréalaise a présenté l’une des routines les plus exigeantes de l’épreuve, affichant le deuxième coefficient de difficulté le plus élevé.
« Depuis la dernière Coupe du monde en Espagne, j’ai beaucoup amélioré le degré de difficulté de la routine, justement pour être un peu plus stratégique. J’étais passée proche d’un podium il y a trois semaines en Espagne, donc je suis allée le tout pour le tout », a souligné Lamothe.
La stratégie a été payante, puisque l’athlète de 21 ans a obtenu une note de 267,8651, son meilleur pointage de la saison au solo libre.
Sur trois nageuses encore en lice, seule l’Allemande Klara Bleyer a été en mesure de surpasser la marque de la Québécoise, grâce à une récolte de 281,6175 points. La Goérgienne Mari Alavidze a complété le podium (267,8438), à seulement 0,0213 point de Lamothe.
L’équipe solidifie sa nouvelle routine
Quelques heures plus tard, Audrey Lamothe était de retour en action avec ses coéquipières, Andrea Escobar, Laurianne Imbeau, Emma McIlwain, Halle Pratt, Kenzie Priddell, Alicia Réhel et Florence Tremblay, pour l’épreuve libre par équipe.
Les Canadiennes, premières à s’élancer devant une foule conquise, ont obtenu une note de 227,6365. C’était la deuxième fois seulement qu’elles présentaient cette nouvelle routine sous le thème des visiteurs cosmiques.
« On s’est super bien senties. On a beaucoup travaillé sur notre score artistique dans les dernières semaines, donc on avait hâte de vendre un peu plus la routine qu’on l’avait fait en Espagne. De pouvoir la faire une deuxième fois cette saison, ça nous a montré que la routine peut aller loin dans les prochaines années », a indiqué Laurianne Imbeau.
Il y a trois semaines, à la Coupe du monde de Pontevedra, la chorégraphie leur avait valu une médaille de bronze. Cette fois, ça n’a toutefois pas été suffisant pour monter sur le podium. L’équipe canadienne a pris le cinquième rang, à 10,6 points de la troisième place.
« C’est un sport qui n’est jamais parfait, donc il faut continuer à travailler sur notre impression artistique, le fait de rentrer plus dans l’alien, et sur la synchronisation. Et je pense qu’éventuellement, le degré de difficulté va devoir augmenter. On l’a vu aujourd’hui, les deux premières places du podium ont un degré de difficulté beaucoup plus élevé que le nôtre », a précisé Imbeau.
Le Japon a dominé l’épreuve avec un total de 257,9333 points, suivi de l’Italie (248,2821) et des États-Unis (238,2182).
En fin de journée, les nageuses Ximena Ortiz Montano et Olena Verbinska ont également terminé au septième rang du duo technique.
La Super finale de la Coupe du monde se conclura dimanche. Les Canadiennes seront notamment à surveiller au duo libre et à l’épreuve acrobatique par équipe.






