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Dandjinou vise les plus hauts sommets après un détour en longue piste

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Après sa déception aux Jeux olympiques l’hiver dernier en Italie, le patineur de vitesse William Dandjinou a choisi d’organiser son agenda pour être au sommet de sa forme et de ses performances lorsqu’il participera aux Championnats du monde à Séoul en Corée en novembre.

Il a planifié sa saison avec quelques pauses des compétitions en courte piste en plus d’effectuer un léger crochet vers le patinage de vitesse longue piste.

De passage au 5 à 7 à RDS, l’athlète verbomoteur a toutefois été clair, il n’est pas question pour le moment de faire le saut dans une nouvelle discipline. « Je vous rassure, je reste en courte piste », a répondu à la blague Dandjinou aux animateurs qui se questionnaient sur son orientation sportive.

En février, aux Jeux de Milan-Cortina, Dandjinou n’a pas été en mesure de remporter une seule médaille lors de quatre épreuves individuelles. Il est néanmoins revenu à la maison avec l’argent à l’épreuve du relais mixte.

Il jure mettre tout en œuvre pour s’assurer qu’il soit au sommet de son art lors des JO 2030 qui auront lieu dans les Alpes françaises. Ces derniers mois lui servent à recalibrer ses énergies pour atteindre son objectif.

« Je fais un cheminement avec ce que je pense qu’il m’a manqué aux Jeux olympiques. Je dis manqué, mais il reste que faire toutes les finales est quand même difficile. J’étais en forme et j’avais ce qu’il fallait, mais j’ai fait des erreurs. Ça fait partie de mon processus d’apprentissage pour rester le meilleur patineur au monde et peut-être devenir le meilleur de tous les temps. Il est super important que je tire des leçons. »

—  William Dandjinou

Dans sa planification, Dandjinou a volontairement choisi de faire l’impasse sur des épreuves du circuit mondial. Il n’a pas cessé de s’entraîner pour autant et il a profité de cette trêve pour embrasser le patinage de vitesse longue piste. La discipline, quoique semblable, comporte d’énormes différences avec le courte piste. Plus tôt dans le mois, il a pris le neuvième rang des Championnats canadiens à Québec.

« Je ne vais pas participer aux deux premières épreuves du circuit mondial à Vancouver et à Montréal. En vue de ma préparation générale pour mon départ en Asie, ça faisait beaucoup de sens que je continue de m’entraîner fort et aller à Québec en longue piste, faisait partie du plan. »

Pour le moment, Dandjinou se concentre sur le courte piste, mais il n’écarte pas un jour l’idée d’embrasser le longue piste. Âgé de 25 ans, il est conscient que les athlètes du longue piste ont généralement du succès à un âge plus avancé. « Je vois clairement un potentiel, mais techniquement, il y a beaucoup de travail à faire, mais c’est super intéressant. Puis, c’est le fun d’amorcer un sport et d’être un néophyte. Chaque fois que j’étais sur la glace, j’apprenais. »

Alors il faudra être patient avant de le voir sur un anneau de glace. « Ce n’est pas du tout écarté. Ça demeure une avenue très possible. Ce chemin a été pavé par d’autres patineurs dans le passé comme Valérie Maltais. Je sais que c’est possible, mais ce ne sera pas pour les prochaines années. »