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Une récupération en mode accéléré

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L’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste a été annoncée mercredi en vue des Jeux olympiques de Milan-Cortina. Deux jours plutôt, Maxime Laoun effectuait ses premiers coups de patin depuis le 31 octobre, jour où il s’est fracturé une cheville à l’entraînement.

« Je suis en train de battre les pronostics », a fièrement souligné le Québécois à Sportcom.

Laoun connaissait un bon début de saison avant le jour de l’Halloween. Il a atteint une finale A à Montréal et a signé quelques records personnels. Selon lui, il était « au meilleur de sa forme » avant de subir une chute en toute fin d’entraînement, au dernier tour de piste de la séance. « Une chute banale, vraiment stupide », a-t-il mentionné, mais qui a tout de même mené à une fracture à la malléole de la cheville droite.

« Dès que je suis tombé, je tenais ma jambe et je savais que c’était cassé. Après les premières radiographies, on pensait que ce n’était qu’une entorse, mais vu comment ma cheville réagissait, ça ne pouvait pas être juste ça », a raconté l’athlète de 29 ans, qui s’était aussi gravement blessé à l’entraînement en 2019.

Une résonance magnétique lui a finalement donné raison. Heureusement pour lui, un petit bout d’os retenait sa cheville et l’aura sauvé d’une opération qui aurait mis fin à ses chances de participer aux prochains Jeux olympiques.

« J’ai été chanceux dans ma malchance. C’était quand même vraiment limite ! À ce moment-là, je me suis demandé ce qu’il fallait que je fasse pour être prêt. Je calculais les semaines, parce que ce n’est pas seulement de revenir à temps pour les Jeux, c’est aussi d’être compétitif rendu là-bas. On vise plusieurs médailles et je veux avoir la chance d’en gagner une. »

Maxime Laoun insiste et le dit sans broncher : il a fait tout en son pouvoir pour récupérer le plus rapidement possible. Trois jours après s’être blessé, il effectuait déjà des exercices dans le sous-sol de l’Aréna Maurice-Richard afin de retrouver de la mobilité.

« Je n’ai pas douté, mais j’ai eu peur! À un certain point, on ne savait pas trop c’était quoi, après on a su que c’était une fracture, mais on ne savait pas combien de temps ça allait prendre. On a pensé l’immobiliser et mettre un plâtre, mais c’était impossible, c’était trop long. Aujourd’hui, si on ne sait pas que je me suis blessé, ça ne paraît pas », a-t-il partagé, soulagé d’avoir traversé cette tempête.

« J’ai embarqué sur la glace avant-hier et je me sentais bien. C’est le staff qui me retient parce que j’ai juste le goût de foncer! Là, c’est de retrouver mes repères sur la glace et de gérer les risques de chute où ça pourrait recasser. Après six semaines, ce n’est pas consolidé à 100%. »

Des attentes aux deuxièmes JO

La dernière étape du Circuit mondial a été disputée à Dordrecht, aux Pays-Bas. La formation canadienne a alors été récompensée de trois globes de cristal, dont celui du classement par équipe. Sur la photo d’équipe avec les trophées, on peut voir les athlètes poser avec les portraits de Maxime Laoun et de Kim Boutin, tous deux absents en raison d’une blessure.

« J’ai vu cette photo-là, on dirait que je suis mort! » a réagi Maxime Laoun, en riant.

Suivre les dernières courses à distance aura été sa plus grande motivation du mois de novembre. Il se prépare maintenant pour ses deuxièmes Jeux olympiques après avoir remporté l’or au relais masculin de 2022.

Les attentes sont hautes, puisque l’entraîneur de l’équipe nationale Marc Gagnon vise un record canadien pour le nombre de médailles gagnées lors de mêmes Jeux en courte piste. Une marque qui est de six en ce moment.

Un objectif auquel croit chaque membre de la délégation canadienne.

« Je suis excité comme un enfant. Même si ce sont mes deuxièmes JO, c’est pareil comme la première fois. Ce sera quelque chose de complètement différent. Il y aura des fans dans les estrades, on va les entendre crier. On voit la pression comme un privilège et on ne va pas se mentir, c’est vrai que notre équipe est vraiment forte », a-t-il conclu.