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« Dominés sur tous les plans », les Brewers ont étouffé les puissants Dodgers

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LOS ANGELES – Le dernier retrait de la saison des Dodgers avait eu lieu plus d’une heure auparavant, et Miguel Rojas portait toujours son chandail, sa casquette et ses souliers à crampons. Quelques instants après la défaite de 6-4 qui a scellé jeudi soir le balayage par les Brewers de la série de championnat de la Ligue nationale, Rojas s’est tenu devant ses coéquipiers et ses entraîneurs et a annoncé sa retraite en tant que joueur. Garder son chandail était pour lui une façon de préserver cette partie de lui-même.

Douze casiers plus loin, Tarik Skubal s’extasiait sur ses dix semaines passées à Los Angeles et éludait les questions concernant son statut de joueur autonome, toujours en suspens. Lui non plus n’était pas pressé de partir.

La fin de la quête d’un troisième titre consécutif des Dodgers a eu quelque chose de soudain, comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation. Une tristesse, un sentiment de malaise face à l’avenir, mais aussi un sentiment de clôture. Les Brewers les ont battus de manière si écrasante que les Dodgers n’avaient guère de place pour le doute. Rojas a qualifié cela de « rafraîchissant ».

« En fin de compte, nous avons été battus », a déclaré Dave Roberts, le gérant des Dodgers. « Nous avons été dominés sur tous les plans. »

Roberts a pris la parole avant Rojas et a fait de son mieux pour encourager une équipe qui a signé 100 victoires, décroché son 13e titre de division en 14 ans et qui, au final, est passée à huit victoires d’un nouveau titre de champion. Il leur a dit à quel point il était fier d’eux. Les Dodgers resteront une bonne équipe, mais le lock-out qui se profile fait planer le doute sur la date où ils se retrouveront et, compte tenu de l’insistance des propriétaires sur un plafond salarial, sur le type de restrictions auxquelles ils devront faire face.

Une chose est sûre : l’occasion d’entrer dans l’histoire comme la seule équipe de la Ligue nationale à avoir remporté trois Séries mondiales d’affilée ne se présentera plus jamais. Pas pour ce groupe-là.

« Pendant trois années d’affilée, on a tout donné », a déclaré Max Muncy, le joueur de troisième but des Dodgers, les yeux embués. « Le train a fini par s’essouffler, j’imagine. C’est vraiment dommage. »

À la même époque l’année dernière, les Dodgers avaient dominé les Brewers, les battant 15 à 4 lors d’un balayage. Cette fois-ci, ce sont eux qui ont été surclassés. Les Brewers ont su réagir chaque fois que les Dodgers montraient le moindre signe de momentum.

L’exemple le plus frappant s’est produit en fin de match. Shohei Ohtani, qui en a tellement arraché au cours des huit dernières qu’il a pratiquement dû supplier l’équipe de le réintégrer dans la formation, a frappé un circuit de 428 pieds dès la deuxième manche, son premier depuis le 18 août, donnant ainsi aux Dodgers une avance de 4-0.

Oh non, ne laissez pas Shotime de côté! Shohei Ohtani frappe un premier circuit en 116 présences au bâton et ça porte l'avance des Dodgers à quatre points.

Les Brewers ont toutefois réduit l’écart comme eux seuls savent le faire : grâce à deux doubles, deux vols de but, trois coups sûrs et cinq buts sur balles.

Garrett Mitchell a poussé le lanceur de relève des Dodgers, Tanner Scott, jusqu’au compte complet, a saisi une balle rapide au milieu de la zone de prise et l’a envoyée par-dessus la clôture, offrant ainsi aux Brewers une avance que leur groupe de releveurs n’allait pas laisser filer.

Tout au long de la série, les Brewers ont donné l’impression que leur triomphe était inévitable.

« Cette équipe n’a jamais lâché prise », a déclaré Teoscar Hernandez, voltigeur extérieur des Dodgers, par l’intermédiaire d’un interprète. « Elle n’a jamais cessé de mettre la pression. Et c’est difficile. C’est vraiment difficile pour une équipe de s’imposer quand l’adversaire exerce une telle pression. »

La saison des Dodgers, considérée comme les vilains partout ailleurs dans la MLB, sauf à Los Angeles, est ainsi terminée.

« Nous n’aurions jamais imaginé nous retrouver dans cette situation et ne pas pouvoir y arriver », a déclaré Rojas, qui devrait désormais occuper un poste au sein de la direction des Dodgers. « C’est dur. C’est vraiment difficile. Mais je pense que ce que nous avons créé ici, en tant qu’organisation, va bien au-delà de la simple victoire ou défaite lors du dernier match de la saison. C’est une culture. C’est un état d’esprit de gagnant. Une équipe dont les habitants de Los Angeles peuvent être fiers. »

*D’après un article d’Alden Gonzalez, ESPN.