Sean O’Malley a été accueilli en héros à sa sortie de la Maison-Blanche vendredi soir, pour la conférence de presse officielle en prévision de l’UFC Freedom 250.
Quelques instants plus tôt, le Montréalais Aiemann Zahabi s’était attiré les huées des partisans présents.
Ça allait de soi. Un combattant canadien qui défie un combattant américain dans ce qui est le gala le plus représentatif de l’histoire de l’UFC pour les États-Unis ne pouvait bien sûr pas être acclamé.
Et contre O’Malley, un favori de la foule pour la couleur de sa personnalité – et pas uniquement la couleur de ses cheveux –, Zahabi aura le rôle de vilain.
« On se bat sur la pelouse de la Maison-Blanche, je me bats contre un Canadien. Je dois lui fermer les lumières. C’est aussi simple que ça », a prévenu O’Malley, attirant les chants « USA! USA! USA! ».
Reconnu pour sa puissance de frappe, l’Américain a retrouvé le chemin de la victoire en janvier dernier contre Song Yadong, après deux revers en combat de championnat du monde contre Merab Dvalishvili.
Pourtant, il faut remonter à l’été 2023 pour voir la dernière victoire de Suga Sean par K.-O.
« J’ai remarqué que ta barbe est un peu plus longue, ça ne va pas fonctionner, je sais ce que tu essaies de faire! Ça ne fonctionne pas comme ça », a lancé O’Malley dans sa tentative d’intimider un Zahabi bien plus calme et bien moins vocal.
« Il va mettre de la pression, il va tenter de frapper ma jambe et m’amener au sol. Je gère ça depuis que j’ai commencé à me battre. Plus il met de la pression, plus il se fera frapper et plus ses chances d’être mis K.-O. sont élevées. Que ça arrive au premier, au deuxième ou au troisième round, il se fera mettre K.-O. »
Assis paisiblement à une table à la gauche de l’Américain, Zahabi écoutait les propos de son adversaire. Sans répliquer. Sans ajouter de l’huile sur le feu déjà allumé par son adversaire.
Un peu comme s’il connaissait son adversaire. Comme s’il savait qu’il ne devait pas attiser le feu en O’Malley.
Et s’il connaît le comportement de l’Américain, Zahabi a assuré connaître également ses tendances une fois dans l’octogone.
« J’ai étudié les vidéos, il ne pouvait pas empêcher Merab de l’amener au sol. Qu’est-ce qui lui fait croire qu’il peut me battre? », a questionné Zahabi, qui a bien sûr obtenu une réponse rapide de son adversaire.
« Tu es nul », a simplement lâché O’Malley, troisième aspirant des poids coqs.
Pour Zahabi, le combat est grand. Il est grand pour sa carrière, mais il l’est aussi pour tout le Canada.
Est-ce qu’une victoire de Zahabi pourrait être la plus importante par un combattant canadien depuis la conquête d’une ceinture par Georges St-Pierre?
« Ce le serait parce que ça me placerait dans la discussion pour une ceinture. Si je parviens à vaincre Sean O’Malley, ça me placerait dans le sommet de la division avec Merab (Dvalishvili) et Petr Yan », a dit Zahabi en saluant la qualité du combattant qu’il aura devant lui dimanche.
« Le battre sur la pelouse de la Maison-Blanche, devant toute cette adversité, ça me placerait au sommet de la liste pour me battre pour une ceinture. Je suis très emballé pour cette opportunité. Il dit qu’il va me mettre K.-O., mais on verra dimanche. »






