Silverstone n’a pas du tout changé, mais Lewis Hamilton est prêt pour un Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne sur un circuit « complètement différent ».
Avec neuf victoires à son actif sur cette piste, un record pour un pilote de Formule 1, Hamilton connaît son circuit fétiche comme le fond de sa poche.
Avant la course de ce week-end, il a expliqué comment les monoplaces de F1 de 2026 auront du mal avec les longues lignes droites et les virages rapides de Silverstone.
Le pilote vedette de Ferrari prédit que les voitures rouleront à vitesse réduite avec des batteries déchargées, car elles ont besoin de freinages appuyés pour recharger l’énergie électrique, essentielle à leur fonctionnement.
« Ce week-end sera sans précédent en matière de gestion de la puissance, a-t-il déclaré, jeudi. Nous, les pilotes, avons tous discuté dans notre conversation privée de la faible puissance disponible sur ce circuit. Nous allons tomber en panne de batterie. »
La meilleure façon de boucler un tour à Silverstone consiste désormais à relâcher l’accélération pour recharger les batteries dans ce qui serait normalement quelques-uns des virages les plus excitants, a prédit Hamilton, ajoutant que ça pourrait être un pas de recul pour lui et Ferrari.
« Normalement, le moteur hurle à l’entrée de Copse, et nous nous accrochons comme nous le pouvons en encaissant le choc à fond. Cette année, le moteur va ralentir, a-t-il noté. Maggotts et Becketts ne seront plus du tout pareils, car je pense qu’il faudra lever le pied et laisser la voiture rouler pendant un certain temps. C’est un circuit complètement différent. »
Avant même les essais libres du vendredi, les pilotes avaient passé beaucoup de temps à s’entraîner pour Silverstone sur des simulateurs de pointe qui reproduisent le comportement des voitures. Les commentaires de Hamilton rejoignent les prédictions de son rival Max Verstappen, qui a dit avoir « éclaté de rire » en l’essayant.
Malgré ces changements, Lando Norris, qui a remporté un Grand Prix de Grande-Bretagne palpitant l’an dernier, contribuant ainsi à son titre de champion du monde, affirme que la F1 peut encore offrir un beau spectacle.
« Je pense que la course de dimanche sera passionnante. De l’extérieur, je pense que ce sera génial, a-t-il mentionné. Il y aura certainement moins de difficultés sur la piste elle-même par rapport à ces dernières années. »
Hamilton le plus rapide
Malgré ses prédictions, selon lesquelles les difficultés d’utilisation de l’énergie électrique à Silverstone pénaliseraient Ferrari, Hamilton a signé le meilleur temps de l’unique séance d’essais libres de vendredi. Il a devancé de 213 millièmes de seconde le meneur au classement des pilotes, Kimi Antonelli (Mercedes).
Charles Leclerc a réalisé le troisième meilleur temps, à plus d’une demi-seconde de celui de Hamilton, tandis que George Russell, au volant de la seconde Mercedes, a signé le quatrième chrono.
Vendredi, il y aura également des qualifications pour la course sprint de samedi.
La malédiction des courses à domicile
Piloter à domicile semble porter malheur en F1 ces derniers temps. Aucun pilote n’a inscrit au moins un point lors de sa course nationale depuis la neuvième place d’Antonelli au Grand Prix d’Italie, en septembre.
Cette année, Oscar Piastri n’a pas pu prendre le départ en Australie et Charles Leclerc a abandonné à Monaco, laissant la 12e place de Carlos Sainz fils le meilleur résultat pour un pilote sur ses terres.
Quel meilleur endroit que la Grande-Bretagne pour mettre fin à cette série noire? Outre les neuf victoires de Hamilton, Norris est le champion en titre et Russell revient d’une victoire en Autriche, la semaine dernière.
Pour couronner le tout, ces trois pilotes ont offert le premier podium 100 % britannique depuis 1968 lors du Grand Prix de Barcelone-Catalogne, le mois dernier.






