MONTRÉAL – Que peut-on dire de plus sur Davis Alexander? « Qu’il est le meilleur de la LCF », a tranché son receveur Tyson Philpot.
« Il y a eu des débats sur le sujet. Mais tout le monde peut le voir. Et si vous ne le croyez pas, venez le voir jouer à Montréal », a suggéré Philpot sans aucune arrogance.
Philpot a raison, il n’y a rien de mieux que de le voir à l’action pour réaliser l’ampleur de son talent et la variété de son arsenal. À l’entraînement, on l’a souvent vu compléter des passes de plus de 50 verges avec une facilité déconcertante.
Sans oublier sa petite passe miraculeuse, venant de son passé de joueur de baseball, au lieu de subir un sac. Ajoutons aussi qu’Alexander a utilisé sa mobilité pour échapper à la pression plusieurs fois avant de repérer un receveur libre comme si c’était facile.
Les statistiques ont également donné raison à Philpot. Cette saison, Alexander a amassé 5257 verges aériennes en 16 matchs, une moyenne de 329 verges par rencontre. Mais surtout, il a complété 35 passes de touché en étant victime de seulement 4 interceptions.
Chad Kelly (Toronto) et Trevor Harris (Saskatchewan) ont également récolté plus de 5000 verges, mais ils ont subi respectivement 24 et 14 interceptions.
« J’adore notre attaque, on semble avoir une réponse pour tout. Ça me procure une confiance extrême. »
— Davis Alexander
On arrive à la question inévitable, les Alouettes doivent-ils reposer Alexander et ses gros canons offensifs (comme Tyson Philpot) pour les deux derniers matchs à Regina et Toronto?
Le directeur général Danny Maciocia et l’entraîneur-chef Jason Maas avaient déjà subtilement reconnu que la partie de lundi était la dernière avec une formation complète.
« On verra, Danny et moi allons en discuter mardi », a réagi Maas après la victoire.
Évidemment, en 2024, les Alouettes s’étaient effondrés en finale de l’Est après une saison épatante. Ils avaient ainsi raté l’occasion de soulever la coupe Grey deux ans de suite. L’équipe a répété à maintes reprises que les leçons avaient été retenues.
« On dit qu’on joue à un standard et ce qu’on demande, c’est de continuer à atteindre ce niveau. En 2024, on avait un peu perdu notre invincibilité parce qu’on n’avait pas maintenu ce niveau dans le dernier droit. Cette fois, on va continuer d’insister là-dessus », a rappelé Maas.
À travers cette discussion à l’interne, les dirigeants des Alouettes doivent également considérer les nombreux records qui sont pourchassés par les joueurs du club.
À commencer par Philpot qui se retrouve à 1809 verges au compteur. Il pourrait devenir uniquement le quatrième receveur de la LCF à atteindre le plateau des 2000 verges. Chez les Alouettes, le record appartient à Hal Patterson avec 1914 verges en 1956.
Mais une blessure à Philpot pourrait bousiller les chances de soulever le trophée du circuit canadien.
En fait, le chiffre le plus important chez les Alouettes s’avère le 9.
Pourquoi? Parce que les Alouettes sont en quête de la neuvième coupe Grey de leur histoire. Depuis 2024, Maas a développé le slogan « Grind for Nine » (bûcher pour la 9e). Il s’avère que les Alouettes ont remporté leur neuf matchs (9-0) à domicile cette saison.
« Avec Coach Maas, c’est le 9 partout. En 2009, les Alouettes ont gagné le championnat en étant 9-0 à domicile et on l’a fait à notre tour. On dirait que c’est écrit pour nous », a ciblé Geoffrey Cantin-Arku avec enthousiasme.