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MONTRÉAL – Parfois, il faut appuyer sur pause et apprécier ce qu’on observe. Davis Alexander et Tyson Philpot ont été si dominants cette saison qu’on pourrait croire que c’est normal de jouer à ce niveau d’excellence alors que c’est exceptionnel.
La meilleure manière de le réaliser, c’est que tous les votes (52 au total) de première place pour le titre de joueur par excellence ont été accordés au duo des Alouettes. Alexander a obtenu 40 de ces votes, 12 pour Philpot et 0 pour tous les autres joueurs de la LCF.
« Ça met en lumière nos joueurs clés. Même si les entraîneurs conçoivent les jeux pour les faire briller, ils doivent aller sur le terrain et s’imposer. Ils ont démontré de la constance semaine après semaine et c’est exactement ce dont on a besoin jusqu’à la fin : que les gars continuent de réussir ces passes contestées, les attrapés difficiles et les actions décisives », a réagi le coordonnateur offensif Anthony Calvillo.
Cette saison de rêve, Alexander l’avait anticipée depuis très longtemps. Il a eu à confondre les sceptiques toute sa vie avant d’être attiré dans la LCF par le directeur général Danny Maciocia. Chez les Alouettes, sa patience a été testée et il a dû raffiner son art pour qu’on lui confie le rôle de partant.
Ensuite, ce sont les blessures qui sont venues ralentir son ascension. En 2026, il s’est moqué de toutes ces embûches et il a réussi l’une des saisons les plus impressionnantes par un quart-arrière dans la LCF.
Ainsi, ce n’était pas étonnant qu’Alexander soit touché droit au cœur par cet honneur et les discussions avec sa famille ont été émouvantes.
« On a tous versé quelques larmes, honnêtement. Je suis quelqu’un d’émotif parfois, mais ils étaient tellement fiers. Bien sûr, ils m’ont toujours dit qu’ils y croyaient et j’en suis sûr. Mais ils savent tout le travail qu’on y a consacré ensemble. C’est une affaire de famille, surtout pour la mienne. Le football est primordial pour beaucoup d’entre nous », a confié Alexander sans oublier de rappeler que le trophée visé demeure la coupe Grey.
Chez les Philpot, c’était amusant de constater que la réaction n’a pas été la même. Après tout, Philpot n’avait laissé aucun suspense en pulvérisant ses opposants potentiels au titre de joueur canadien par excellence.
« Ils ont tous dit qu’ils n’étaient pas surpris si bien qu’il n’y a pas eu beaucoup de félicitations ni rien de ce genre. Ils savent tous quel est mon objectif cette année. Alors on attend ça avant tout : gagner la coupe Grey », a exprimé Philpot.
En s’enracinant chez les Alouettes, Alexander a grandi dans la culture développée par l’entraîneur-chef Jason Maas. Il a également approfondi ses connaissances auprès de Calvillo.
« Quand tu parles de ce que signifie être un Alouette, tu penses à Anthony Calvillo, n’est-ce pas? À ses années de joueur, avec tout ce qu’il a accompli, son impact sur la ville et tout le reste. Mais aussi à son éthique de travail, sa façon de diriger… »
— Davis Alexander
Les partisans des Alouettes ont enduré plusieurs années douloureuses à la position de quart-arrière après la retraite de Calvillo.
Mais, avec Alexander, ils semblent avoir déniché le meilleur joueur depuis la fin de l’ère Calvillo. S’il poursuit sur sa tangente actuelle, Alexander va rapidement mériter ce statut.
« Franchement, il y a eu de très bons joueurs ici. Je sais juste qu’on a affaire à un quart-arrière exceptionnel qui est entouré par des joueurs très talentueux. C’est exactement ce qu’il faut. On ne peut pas y arriver seul. Danny (Maciocia, le directeur général) et son équipe ont fait un travail formidable en recrutant des talents pour qu’on puisse réussir », a réagi Calvillo.
Pour les Alouettes, le talent s’est exprimé sur le terrain avec un dossier de 14-4. Mais Maas a rappelé que le talent ne garantit rien.
« On parle souvent de combattre pour atteindre le sommet. Je ne sais pas si quelqu’un a travaillé plus dur que lui depuis la défaite à la coupe Grey jusqu’à aujourd’hui pour en arriver là. Le fait qu’il ait joué à un tel niveau toute l’année avec une telle constance, ça demande énormément de travail. C’est la chose dont je suis le plus fier », a conclu Maas.