Il n’est pas exagéré de dire que les matchs de la semaine 16 de la NFL dimanche ont été complètement fous et ont eu des conséquences énormes.
Seattle est revenu de l’arrière après avoir été largement mené au quatrième quart pour surprendre les Rams en prolongation et prendre le contrôle de la course dans la NFC. Chicago a comblé un retard en fin de match pour surprendre les Packers en prolongation et prendre les devants dans le Nord de la NFC.
Les résultats de la semaine 16 semblent plus importants, principalement parce qu’il ne reste plus beaucoup de temps pour résoudre les problèmes qui en découlent. Les Rams sont peut-être meilleurs que les Seahawks, mais Seattle n’a plus qu’à remporter deux matchs pour maintenir Los Angeles dans une place d’équipes repêchées. Les Packers sont peut-être meilleurs que les Bears, mais Green Bay pourrait théoriquement rater complètement les séries éliminatoires à la suite de l’effondrement de samedi soir.
Et ainsi de suite. La seule raison pour laquelle la défaite de Tampa Bay contre la Caroline n’a pas été complètement dévastatrice est que ces équipes se retrouveront lors de la semaine 18. Mais si les Buccaneers perdent et que les Panthers gagnent la semaine prochaine, ce match revanche n’aura plus d’importance. La façon dont les Jaguars ont joué contre les Broncos a mis beaucoup de pression sur une équipe des Texans qui semblait endormie avant qu’elle ne se ressaisisse contre les Raiders. Pour plusieurs, la semaine 16 est un sérieux retour à la réalité.
Quand on regarde le dernier week-end d’action, on dirait que tout mériterait une « réaction exagérée », alors que plusieurs pourraient se confirmer et d’autres ne sont que des mirages.
Les Broncos ne termineront pas au sommet de l’AFC
La séquence de 11 victoires consécutives des Broncos a pris fin dimanche avec une défaite surprenante à domicile face aux Jaguars, qui ont marqué 34 points contre la défense émérite de Denver. Les Broncos présentent désormais une fiche de 12 victoires et 3 défaites. C’est toujours le meilleur bilan de l’AFC à égalité avec les Patriots au moment de leur victoire de dimanche soir contre les Ravens.
Les Bills, les Jaguars et les Chargers se retrouvent à 11-4 et talonnent les meneurs. Les Broncos disputeront leurs derniers matchs jeudi à Kansas City, en difficulté, puis à domicile contre les Chargers lors d’un match de la semaine 18 qui pourrait décider du titre dans l’Ouest de l’AFC.
Ce résultat a ouvert de nombreuses possibilités dans la course aux éliminatoires dans l’AFC. Il crée une situation toujours intéressante dans laquelle les deux équipes de la division Ouest contrôlent leur propre destin. Comme les Chargers ont battu les Broncos lors de la semaine 3 et que ces équipes s’affronteront à nouveau lors de la dernière semaine, les Chargers remporteront la division (et obtiendront peut-être la première place) s’ils gagnent leurs deux derniers matchs. Les Jaguars pourraient encore obtenir la première place, et ils ont désormais l’avantage sur Denver en cas d’égalité au classement. Évidemment, les Patriots se donnent également d’excellentes chances d’y arriver avec deux victoires pour clore la saison.
Denver devrait être en mesure de battre les Chiefs le jour de Noël, mais si les Chargers battent les Texans samedi, le match Los Angeles-Denver de la semaine 18 pourrait reléguer les Broncos au statut d’équipe repêchée. Vous voyez à quel point la semaine 16 a été déterminante! Ça, ce n’est pas une réaction excessive.
Metcalf aurait dû être expulsé après avoir frappé un partisan
Ceci n’est pas une réaction exagérée. Nous avons été stupéfaits que Metcalf ne soit pas expulsé, car le bureau de la ligue peut contacter les arbitres et ordonner une expulsion dans les cas où elle estime qu’elle est justifiée.
Selon la Ligue, comme aucun drapeau n’avait été lancé, elle n’était pas autorisée à se prononcer sur son expulsion. Cela semble être une faille regrettable, car il semble évident que frapper un client devrait être le genre de chose qui vous vaut d’être renvoyé de votre travail, quel que soit votre emploi.
Le receveur des Steelers s’est disputé avec un fan qui était accroché à la balustrade derrière le banc de Pittsburgh au deuxième quart du match de dimanche contre les Lions à Detroit. Metcalf a attrapé le partisan et a rapidement tendu le bras vers le haut dans ce qui semblait être un mouvement délibéré pour le frapper. Les caméras de CBS ont filmé l’altercation, mais apparemment aucun arbitre ne l’a vue, car aucun n’a signalé de comportement antisportif. Metcalf est revenu sur le terrain pour la série offensive suivante de Pittsburgh et a continué à jouer pour le reste de la rencontre.
Cependant, indépendamment de ce que la ligue peut ou ne peut pas faire dans ces situations, l’entraîneur des Steelers, Mike Tomlin, aurait absolument pu et dû mettre Metcalf sur le banc pour le reste du match dès qu’il a appris ce qui s’était passé. C’est très mauvais pour Tomlin d’avoir laissé Metcalf continuer à jouer. Tomlin a toujours de bonnes explications, mais cette décision sera difficile à justifier. Tout le monde paraît mal dans cette histoire...
Les Bears sont une véritable menace dans la NFC
La victoire 22-16 de Chicago contre les Packers samedi soir a été de loin le match le plus fou de la NFL depuis... deux jours plus tôt, mais vous voyez l’idée.
Les Bears étaient menés 6-0 à la mi-temps, 13-3 à l’entame du quatrième quart et 16-6 à moins de trois minutes de la fin du match. Mais un placement, un botté court récupéré et une passe de touché de Caleb Williams ont envoyé le match en prolongation, où Williams l’a remporté grâce à l’un des lancers les plus audacieux et les plus brillants de la saison.
Chicago montre désormais une fiche de 11-4, avec un match et demi d’avance sur les Packers, deuxièmes dans la Nord de la FC, et seulement un match de retard sur Seattle dans la course au championnat de l’association. La seule défaite des Bears depuis octobre remonte à la semaine 14 à Green Bay, et ils ont pris leur revanche samedi pour prendre le contrôle de la division. À ce stade, il est maintenant fort possible que Chicago dispute un match éliminatoire dans la Ville des Vents.
Les Bears sont-ils aussi bons que les Rams sur papier? Probablement pas. Les Bears jouent-ils aussi bien en défense que les Seahawks? Certainement pas. Mais l’équipe de Ben Johnson a prouvé qu’elle ne peut jamais être comptée pour battue. Le jeu au sol des Bears est l’un des plus créatifs et efficaces de la NFL, se classant deuxième derrière Buffalo en termes de verges par match et de verges avant le 1er contact. C’est le genre de chose qui fait la différence en janvier et qui devrait permettre aux Bears de rester dans la course.
Et lorsque les matchs sont serrés, les Bears ont démontré une capacité remarquable et constante à les remporter. Williams est un quart de deuxième année qui présente certaines lacunes, mais il possède un talent naturel qui lui permet d’effectuer des passes que personne d’autre n’oserait tenter, et il semble avoir le don de se montrer performant dans les moments décisifs. Les deux équipes en tête dans l’Ouest de la NFC ont mérité leur place parmi les favorites de l’association, mais les Bears ne se laisseront pas éliminer facilement.
Mike MacDonald est l’entraîneur de l’année
L’ancien coordonnateur défensif des Ravens montre un dossier de 22-10 comme entraîneur-chef, et les Seahawks sont manifestement une équipe à prendre au sérieux. Jeudi, ils ont comblé un déficit de 16 points au quatrième quart pour finalement battre les Rams 38 à 37 en prolongation. Cette remontée a été facilitée par une transformation de 2 points farfelue qui semblait initialement être une passe incomplète, mais qui a été renversée en passe arrière et convertie avec succès grâce à Zach Charbonnet qui a récupéré le ballon dans la zone des buts.
En prolongation, la défense de Seattle, qui avait forcé quatre dégagements au quatrième quart, a laissé Matthew Stafford marquer, mais les Seahawks ont répondu par un touché. Macdonald a alors décidé de tenter une conversion de deux points plutôt que de tenter le point supplémentaire qui aurait permis d’égaliser... bingo! Le quart Sam Darnold a trouvé l’ailier rapproché Eric Saubert devant la zone des buts pour la victoire. Désormais, Seattle est position de tête non seulement pour le titre dans l’Ouest de la NFC, mais aussi pour la première place et un laissez-passer au premier tour. Si les Seahawks remportent leurs deux derniers matchs, ils seront exemptés de la première semaine des éliminatoires, quels que soient les résultats des autres équipes.
Oh, Macdonald pourrait tout à fait remporter le titre d’entraîneur de l’année. C’est un candidat digne de ce nom, et lui décerner le prix ne serait ni une surprise ni une erreur. Le problème, c’est qu’on pourrait en dire autant d’au moins une demi-douzaine d’autres entraîneurs cette saison.
Ben Johnson pourrait mener les Bears à la première place de leur division dès sa première saison. Mike Vrabel est en position de ramener les Patriots au sommet de leur division, tout comme Liam Coen à Jacksonville. Les Chargers de Jim Harbaugh et les 49ers de Kyle Shanahan ont surmonté un nombre incroyable de blessures importantes pour se qualifier pour les séries éliminatoires. Les Broncos de Sean Payton ont contribué à mettre fin à neuf années de domination des Chiefs dans l’Ouest de l’AFC et pourraient être la meilleure équipe de leur association. La course au titre d’entraîneur de l’année est extrêmement serrée et confuse cette saison. Ce qui se passera au cours des deux dernières semaines décidera de tout.
De gros changements vont arriver à Tampa Bay
Tampa Bay s’est incliné 23-20 face aux Panthers dimanche pour perdre l’emprise de la faible divison sud de la NFC. Il s’agissait de la troisième défaite consécutive de Tampa Bay, toutes contre des adversaires de la division, et de la sixième en sept matchs après un début de saison prometteur (6-2). Les Bucs ont désormais un match de retard sur les Panthers à deux matchs de la fin du calendrier, mais le fait qu’ils affronteront à nouveau la Caroline lors de la semaine 18 signifie que la défaite de dimanche n’a pas mis fin à leur saison. Néanmoins, l’effondrement des Buccaneers est l’une des histoires les plus surprenantes de toute cette saison dans la NFL.
Ils sont quadruples champions en titre de la division, et la NFC Sud ne comptait aucune équipe avec un bilan positif avant dimanche. Un cinquième titre consécutif semblait être le minimum pour Tampa Bay en 2025. Les Bucs ont surmonté des blessures importantes en début de saison et ont remporté six de leurs huit premiers matchs grâce à Baker Mayfield qui jouait à un niveau digne d’un « MVP ».
Mais, curieusement, à mesure qu’ils ont retrouvé la santé, ils ont continué à échapper des matchs. Mayfield a lancé une interception lors de chacun de ses trois derniers affrontements, après n’en avoir lancé que cinq lors des 12 premiers matchs de la saison. Les Bucs ont un bilan de 0-7 cette saison dans les matchs où Mayfield lance une interception et de 7-1 lorsqu’il n’en lance pas. L’entraîneur Todd Bowles était furieux contre son équipe après sa défaite jeudi soir lors de la 15e semaine contre Atlanta, mais les Bucs ont encore échoué dimanche malgré les jours de repos supplémentaires.
Est-ce exagéré de penser que le poste de Bowles est menacé? Nous ne connaissons pas les intentions des propriétaires de Tampa Bay ni ce qu’ils feront si l’effondrement se poursuit et que les Bucs ratent les éliminatoires. Ce serait la première saison en quatre ans sous la direction de Bowles en tant qu’entraîneur-chef des Bucs où l’équipe ne remporterait pas le titre de division, ce qui devrait lui valoir un peu de répit. Mais cette équipe avait des ambitions plus élevées qu’un simple titre de division.
Les Buccaneers pensaient disposer d’un effectif (du moins avant les blessures) capable de se battre pour une place au Super Bowl. Mais l’attaque ne s’est pas améliorée et la défense ne parvient pas à mettre la pression sur le passeur adverse. La semaine dernière, Tampa Bay a fait sortir le vétéran ailier défensif Jason Pierre-Paul de sa retraite pour voir s’il pouvait aider. Ainsi, deux mauvais matchs lors des semaines 17 et 18 pourraient rendre la situation très délicate pour Bowles. Mais compte tenu de ses succès à Tampa et du nombre apparemment limité de candidats au poste d’entraîneur-chef, tout porte à croire qu’il méritera la clémence... mais qui sait?






