COLLABORATION SPÉCIALE
Chaque année, une des huit divisions de la NFL semble trainer de la patte. Un groupe dans lequel aucune des équipes ne semble se démarquer. Au cours des dernières saisons, la division Sud de la NFC occupait ce rôle et était désignée « pire division de la NFL ». Bien que ce titre lui colle encore à la peau, la division Sud a toutefois de la compétition cette année : la division Est de la NFC.
Giants (3-2-1), Eagles (2-4), Cowboys (2-4) et Commanders (1-4-1)… bien malin celui qui pourra prédire correctement laquelle de ces équipes participera aux éliminatoires à titre de champion de division cet hiver. La réalité est la suivante : aucune de ces équipes n’a remporté un match au cours des deux dernières semaines d’activités.
Plongeons ensemble au cœur de ces quatre équipes afin d’identifier ce qui ne fonctionne pas.
Giants de New York (3-2-1)
New York a donné des raisons à ses partisans de s’exciter le poil des jambes lors de la première semaine d’activité. Victoire à heures de grande écoute contre les grands rivaux de Dallas. Un match complètement contrôlé par les Giants, dans lequel Jaxson Dart nous a montré des signes de progression comme passeur. L’ère John Harbaugh commençait du bon pied.
Puis est arrivée cette blessure qui a mis fin (en théorie) à la saison de Dart. Une semaine plus tard, au tour du meilleur chasseur de quart de l’équipe, Brian Burns, de voir sa campagne prendre fin prématurément en raison d’une blessure à un genou.
Le principal problème des Giants, c’est qu’ils ne se démarquent dans à peu près rien présentement. L’attaque a été plutôt limitée avec Jameis Winston au poste de quart-arrière au cours des dernières semaines. Est-ce que l’arrivée de J.J. McCarthy, ancien 10e choix au total des Vikings du Minnesota, viendra relancer cette unité anémique? Seul le temps nous le dira. En défense, les Giants peinent à mettre de la pression sur les quarts adverses (seulement 8 sacs), alors que leur front défensif devait être une de leurs forces. À la surprise de plusieurs (dont moi), leur tertiaire fait partie des plus efficaces depuis le début de la l’année. C’est toutefois contre le jeu au sol que la défense baisse pavillon : 135,5 verges terrestres accordées par match (29e).
Big Blue s’en est tiré à bon compte lors de la Semaine 5 en sortant de Washington avec un match nul signé par le cafouillage des Commanders en prolongation. Au moment d’écrire ces lignes, les Giants sont aux commandes de la division… mais pour combien de temps?
Eagles de Philadelphie (2-4)
Chaque année, cette équipe me fait penser à une bombe à retardement. Tellement de talent, mais tellement de caractères bouillants, d’égos et d’histoires dignes d’une épine dans le pied.
Pas besoin de chercher de midi à 14h pour comprendre ce qui ne fonctionne pas à Philadelphie : l’attaque est improductive. Si l’absence de Saquon Barkley, celle de Devonte Smith le temps de quelques matchs et la jonglerie sur la ligne à l’attaque nous donnaient déjà des raisons de s’inquiéter, ce n’est rien à côté de la bombe qu’on a fait exploser au cours des derniers jours.
Le quart-arrière Jalen Hurts ratera le reste de la saison en raison d’un problème de caillots de sang. Le pire, c’est lorsqu’on a appris que les Eagles l’ont quand même encouragé à disputer un match dans ces conditions après qu’il soit resté éveillé pendant 36 heures. Je ne suis ni médecin ni avocat, mais appelons un chat un chat : les Eagles n’en avaient rien à faire de la santé de leur joueur et la seule chose qui comptait pour eux, c’est la fiche de l’équipe. Des jours plus tard, il reste une tonne de points d’interrogation à savoir comment est-ce qu’on s’est rendu là?
J’ai de la difficulté à voir cette équipe rebondir après avoir perdu son quart-arrière partant, bien que je ne sois pas le plus grand partisan de Hurts.
Cowboys de Dallas (2-4)
Les Cowboys nous ont fait de grandes promesses avant le début de la saison. D’abord et avant tout, leur défense, historiquement mauvaise en 2025, devait nous revenir sous une forme « revue et améliorée ». Avec des investissements importants de ce côté du ballon lors de la saison morte, dont les deux choix de premières rondes de l’équipe, et l’ajout de Quinnen Williams via transaction au cours de la dernière saison, le nouveau coordonnateur, Christian Parker, avait la mission de rendre cette unité « potable ». Je dis potable, parce qu’en théorie, avec l’attaque dynamique des Cowboys, une défense de milieu de peloton devrait suffire à gagner des parties.
La réalité est tout autre. La défense n’est pas du tout améliorée. Dallas accorde en moyenne 6,0 verges par jeu (32e), dont 149,8 au sol (32e) et présente la pire fiche de la NFL lorsque vient le temps d’arrêter l’adversaire en 3e essai. L’autre problème, c’est que l’attaque ne fournit pas autant qu’on l’espérerait. Oui, le jeu aérien continue d’impressionner, mais l’attaque au sol, elle, tarde à se mettre en marche (76,0 verges par match). Seuls les Packers de Green Bay font pire dans cette catégorie. Sauf que les Packers devraient être en mesure de changer cette mauvaise tendance avec le retour au jeu du porteur de ballon étoile Josh Jacobs.
Je me pose beaucoup de questions par rapport à l’entraîneur-chef des Cowboys, Brian Schottenheimer, qui en est à une deuxième saison aux rênes de l’équipe. Je suis loin d’être convaincu qu’il soit l’homme de la situation. Comme ç’a longtemps été le cas avec Jason Garrett, je crois que Schottenheimer est d’abord et avant tout le « yes-man » du propriétaire et directeur général de l’équipe Jerry Jones.
Commanders de Washington (1-4-1)
Ayoye!
C’est le seul mot qui me vient en tête lorsque vient le temps de penser aux Commanders de Washington. Avant même que la saison débute, j’avais exprimé mon manque de confiance envers cette organisation. Je n’ai pas l’impression qu’on construit une équipe dans la capitale. J’ai l’impression qu’on bouche des trous et qu’on espère que notre jeune quart-arrière, Jayden Daniels, fasse des miracles.
L’entraîneur-chef, Dan Quinn, doit être tenu responsable des insuccès de l’équipe, particulièrement lors des deux derniers matchs. Je suis toujours en attente d’une explication satisfaisante de ce qui s’est passé en prolongation contre les Giants il y a deux semaines. Le même genre de cafouillage s’est répété la semaine dernière à San Francisco, dans un match qu’ils sont passés bien près de gagner.
Ce qui est dommage avec Washington, c’est que de « passer proche » contre les 49ers aurait pu être une victoire morale. Or, puisque l’équipe s’est creusé un gouffre au classement, il est déjà trop tard pour célébrer les petites victoires.
Prédictions Semaine 8
Jeudi 22 octobre
- 20 h 15 — Patriots @ Bears de Chicago* (RDS2)
Dimanche 25 octobre
9 h 30 — Match international à Paris
- Steelers* @ Saints (RDS2)
13 h
- 49ers* @ Falcons
- Bengals* @ Ravens (RDS2)
- Buccaneers @ Panthers*
- Giants @ Texans*
- Colts @ Vikings*
- Dolphins @ Jets*
- Browns* @ Titans *
16 h 05
- Broncos* @ Cardinals
16 h 25
- Packers* @ Lions (RDS2)
- Rams* @ Raiders
20 h 20 — Sunday Night Football
- Chiefs* @ Seahawks (RDS2)
Lundi 26 octobre
20 h 15 — Monday Night Football
- Cowboys * @ Eagles
Équipes en congé : Bills de Buffalo, Jaguars de Jacksonville, Chargers de Los Angeles et Commanders de Washington.
Résultats de la semaine VI : 9 /14
Total cette saison : 56/93 = 60,2%