Le match entre les Chiefs et les Bills sera présenté dès 16 h dimanche sur RDS et le RDS.ca.
Patrick Mahomes a suffisamment voyagé à Buffalo pour savoir que lui et les Chiefs de Kansas City ne doivent pas s’attendre à un accueil chaleureux de la part des partisans des Bills dimanche.
« Ils ne nous aiment pas », a déclaré Mahomes.
Peut-on leur en vouloir?
Depuis 2020, Mahomes et les Chiefs ont bloqué la route de Josh Allen et des Bills vers le Super Bowl avec quatre victoires en éliminatoires, dont une de 32-29 en janvier dernier.
La plus mémorable reste la victoire de 42-36 des Chiefs en prolongation lors d’une rencontre de section en janvier 2022, depuis surnommée « les 13 secondes ».
C’est le temps dont disposait Mahomes pour réussir deux passes pour 44 verges et permettre à Harrison Butker d’égaliser avec un placement de 49 verges sur le dernier jeu du temps réglementaire.
L’enjeu de la rencontre de dimanche est moins important, mais les Chiefs (5-3) et les Bills (5-2) doivent penser à leur classement en vue des éliminatoires.
Les Bills ont remporté leurs quatre derniers duels de saison régulière contre leurs grands rivaux. Leurs partisans n’apprécient peut-être pas les Chiefs, mais ces derniers bénéficient assurément du respect des joueurs.
Allen a raconté combien de fois lui et Steve Spagnuolo, le coordonnateur défensif des Chiefs, ont échangé un bonjour après les matchs, quel que soit le résultat.
« Parfois, ça arrive comme ça, on se croise et parfois on se regarde », a dit Allen. Oui, je dirais qu’il y a un respect mutuel, du moins, je l’espère. »
Allen affiche un dossier de 4-1 en saison régulière contre les Chiefs, avec une moyenne de 252 verges par la passe, 13 touchés et trois interceptions.
Dimanche, le quart sera mis à l’épreuve par la défensive de Spagnuolo, quatrième de la NFL et troisième contre la passe. Les Chiefs ont concédé un total de 652 verges et 24 points lors de leurs trois dernières victoires.
De son côté, Allen et l’attaque aérienne des Bills peinent depuis quatre matchs : quatre interceptions, un échappé et des difficultés à trouver des receveurs démarqués en profondeur.
« Ce sont juste des détails, et encore une fois, c’est lié à mon jeu », a admis Allen.
Les Bills possèdent un jeu au sol redoutable, mené par James Cook, auteur d’une performance exceptionnelle de 216 verges par la course et deux touchés lors de la victoire de 40-9 contre les Panthers de la Caroline le week-end dernier.
Mahomes, quant à lui, est en pleine forme, profitant d’une attaque aux multiples atouts. Les receveurs Xavier Worthy (blessure) et Rashee Rice (suspension) sont des options offensives redoutables qui se sont ajoutées à son arsenal.
Quel que soit l’accueil qui lui sera réservé, Mahomes compte bien profiter de l’ambiance qui s’annonce survoltée.
« Quand on est jeune et qu’on regarde les matchs à la télé, c’est dans ce genre d’ambiance qu’on rêve de jouer », a-t-il expliqué, avant de préciser que ce pourrait être son dernier match dans ce stade vieux de 52 ans, les Bills déménageant dans un nouveau stade de l’autre côté de la rue l’année prochaine.
« J’adore jouer dans des stades historiques, et celui-ci a vu défiler tellement de grands joueurs », a ajouté Mahomes.
Il est lui-même parmi eux.





