Plusieurs regards seront tournés vers les plus grands noms du circuit de la PGA jeudi, au TPC Toronto, pour l’Omnium canadien.
Les joueurs vedettes seront nombreux à fouler les allées canadiennes, on n’a qu’à penser à Tommy Fleetwood, Aaron Rai, Matt Fitzpatrick, Justin Rose, Collin Morikawa et Brooks Koepka.
Les partisans pourront même observer les meilleurs joueurs canadiens de la planète comme Nick Taylor ou Corey Conners.
Mais du groupe de 21 Canadiens qui vont participer au tournoi, on retrouvera aussi notre collègue à RDS Yohann Benson, qui a obtenu son exemption pour le tournoi grâce à sa position de meneur au classement du PGA Canada.
« On accumule des points sur trois ans. Ça a pris trois ans de bon jeu et à être dans les meilleurs au Canada pour enfin avoir l’exemption. »
Benson, qui était au cœur d’une séance d’entraînement sur le champ de pratique, a expliqué sa préparation des derniers jours, lui qui occupera le double rôle de joueur et d’analyste pour RDS au cours de la semaine.
« Je veux bien faire, mais je ne vais pas là avec la mentalité que ce n’est pas une réussite si je ne fais pas la coupure. Je veux savourer chaque moment et m’amuser. J’aime jouer au golf, j’aime faire des compétitions. Juste de fouler les allées avec les meilleurs au monde, c’est déjà un accomplissement », a confié Benson dans un entretien au 5 à 7 mercredi.
À cœur ouvert, Benson a bien voulu identifier ce qui différencie le niveau de jeu des habitués de la PGA au sien.
« Un golfeur de renommée mondiale comme Nick Taylor ou Corey Conners… ils sont capables de faire la coupure avec leur jeu C disons. Moi, je suis conscient que j’aurai besoin de mon meilleur golf pour faire la coupure. C’est la différence entre leur niveau de jeu et le mien. »
Entre deux élans au milieu de sa conversation avec Yanick Bouchard et Frédéric Plante, le golfeur canadien de 44 ans s’est dit confiant de sa préparation, malgré son manque d’expérience récente sur des terrains aussi difficiles que le TPC Toronto.
« J’ai gagné le championnat national il y a quelques semaines… on joue des parcours quand même demandant, mais ce ne l’est jamais autant qu’un Omnium canadien, où l’herbe longue de 4-5 pouces est extrêmement punitive », a expliqué Benson, qui a aussi confié avoir mis beaucoup d’énergie sur la précision de ses coups afin d’éviter l’herbe longue.
« C’est ce qu’on pratique aujourd’hui, d’avoir des cibles très étroites, plus étroites que le parcours même. On veut une trajectoire constante tout au long du tournoi. »
Benson disputera sa première ronde jeudi matin, dès 8 h 50. Il sera également en action vendredi en après-midi pour sa deuxième ronde.





