Armstrong, qui quittera aussi ses fonctions de DG des Blues de St.Louis à la fin de la saison – Alex Steen le remplacera – pour être promu à titre de président a eu droit à des éloges aux quatre coins de la planète hockey.
« Ce fut un plaisir de travailler sous les ordres de Doug. La déception d’avoir perdu la médaille d’or à Milan le mois dernier n’efface en rien toutes ses qualités de leader. J’ai appris beaucoup à ses côtés. Il communique beaucoup. Il délègue les responsabilités. Il tient à ce que les analyses et points de vue de tout le monde soient pris en compte dans le processus de décision », a lancé Don Sweeney, l’un des adjoints d’Armstrong à la tête d’Équipe Canada.
Directeur général des Bruins de Boston, directeur général de l’équipe canadienne qui a remporté les grands honneurs de la Confrontation des 4 nations, Sweeney devient donc l’un des favoris pour succéder à Doug Armstrong.
Julien BriseBois, qui a gagné deux coupes Stanley avec le Lightning de Tampa Bay, sera lui aussi au plus fort de la lutte. Jim Nill, des Stars de Dallas, a indiqué qu’il était un peu vieux pour le poste alors que Ryan Getzlaf manque quant à lui d’expérience. Ça laisse Kyle Dubas des Penguins de Pittsburgh comme seul autre candidat à l’interne.
Scott Salmond, vice-président des opérations hockey à Hockey Canada, a rejoint ses directeurs généraux en Floride hier. Ils devaient tous se rencontrer en soirée pour faire le débreffage du dernier tournoi olympique.
Il a indiqué que les membres actuels partaient favoris dans la course à la succession de Doug Armstrong et qu’il souhaitait pouvoir compter sur le même DG pour la prochaine Coupe du monde en 2028 et les prochains Jeux olympiques en 2030 dans les Alpes françaises.
Un directeur général à plein temps?
Mais voilà! Est-ce que des compétitions d’une telle envergure, disputées tous les deux ans, représentent un défi trop grand pour un DG qui a déjà la responsabilité de son équipe dans la LNH? Est-ce que le temps ne serait pas venu pour offrir ce poste sur une base permanente? Le nom de Sidney Crosby, une fois retraité, circule déjà aux quatre coins de la LNH pour qu’il prenne les rênes de l’Équipe canadienne de hockey masculin.
« La décision finale reviendra à Hockey Canada. Mais je crois que ce rôle doit être rempli par un directeur général de la LNH. Il est déjà en contact étroit avec les joueurs, avec ses collègues. Il sait déjà ce qui se passe sur la glace et dans les coulisses. Ça devient beaucoup plus facile de travailler en collégialité avec les autres directeurs généraux de façon à prendre les meilleures décisions possibles. C’est sûr que c’est beaucoup de travail. On a voyagé beaucoup, on a vu des dizaines et des dizaines de matchs en plus de ceux de nos équipes. Mais ça demeure un défi enlevant. Le temps est toutefois venu de donner la chance à quelqu’un d’autre. Ma décision était prise depuis longtemps. Elle n’a donc rien à voir avec l’issue du tournoi olympique», a plaidé Doug Armstrong.
Don Sweeney serait honoré
Fort conscient de l’ampleur du défi et du fait que les Canadiens ne se contenteront jamais d’une deuxième place à la Coupe du monde ou de la deuxième marche du podium aux Jeux olympiques, Don Sweeney serait malgré tout honoré d’accepter le poste.
S’il lui est offert bien entendu.
« C’était déjà un honneur de servir le Canada lors des derniers JO et lors de la Confrontation des 4 nations. Je serais honoré de recevoir à nouveau une invitation. Mais je laisse ça entre les mains de la direction de Hockey Canada », que Sweeney a politiquement répondu.
« Don est un directeur général respecté et qui a de grandes qualités. Julien (BriseBois) également et pour des raisons évidentes je crois qu’il a toutes les qualités requises pour faire ce travail. Mais la salle est remplie d’autres candidats de grande valeur », a lancé Mathieu Darche qui, à titre de plus jeune directeur général autour de la table, peut difficilement se ranger derrière un candidat ou un autre.
Steve Yzerman serait-il tenté par un retour à la tête d’Équipe Canada ? Il a été impliqué avec les équipes canadiennes entre 2007 et 2014 aux championnats du monde et aux Jeux olympiques de Vancouver et de Sotchi.
Kent Hughes, qui est en voie d’orchestrer une reconstruction très solide du Canadien de Montréal, pourrait bien sûr être considéré lui aussi malgré le fait qu’il ne jouisse pas d’une longueur d’avance en tant que membre de l’équipe de direction lors des derniers Jeux olympiques.
Contrairement à Don Sweeney, Julien BriseBois est demeuré loin des journalistes mardi. Que ce soit pour rendre hommage à Doug Armstrong, pour parler de la possibilité qu’il lui succède ou simplement des sujets à l’ordre du jour de la réunion des directeurs généraux.





