Pour l’instant, la saison de Zachary Bolduc a commencé comme sa première dans le Bleu-Blanc-Rouge : avec un but.
Est-ce qu’il en marquera un autre à chacun de ses deuxième et troisième matchs de la campagne, encore une fois comme l’an dernier?
Qui sait? Mais ça importe peu.
Car la production, bien qu’elle ait le pouvoir de réjouir tout attaquant de la LNH, celle-ci ne définit pas à elle seule la réussite de l’attaquant québécois.
« Il a commencé en force, car il marquait des buts, mais on analyse beaucoup plus que la feuille de pointage », a relativisé l’entraîneur-chef des Canadiens, Martin St-Louis, au sortir de l’entraînement de son équipe, vendredi.
« Je trouve qu’il s’est énormément amélioré durant la saison et on n’a pas mesuré ça avec les buts et les passes », a poursuivi St-Louis.
Après une baisse de régime suivant ses trois premiers buts du calendrier, Bolduc a conclu sa première année à Montréal avec un dossier de 12 buts et 18 passes en 78 rencontres.
« La saison passée, ç’a été des hauts et des bas, et pour être honnête, il va y en avoir d’autres, ça fait partie d’une saison de 84 matchs maintenant », a observé l’ailier droit de 23 ans.
« L’objectif de chacun des joueurs ici, c’est de réduire ces petits creux de vague. Je ne suis pas différent des autres, c’est mon objectif d’être constant, d’apporter de l’offensive. Parfois, je vais jouer un bon match et il n’y aura pas de production offensive, mais je vais avoir fait de bonnes choses. Je ne mets pas mon focus sur la production, mon match est beaucoup plus que juste de la production. »
Aux côtés de Jake Evans et Joh Anderson sur le troisième trio, c’est justement ce que le joueur de 6 pi et 187 lb s’efforce de démontrer en ce jeune début de saison.
« Je suis content d’où je me retrouve présentement », a-t-il confié aux journalistes au sujet de ses partenaires de trio.
« Je ne sais pas si on a un mandat très précis, mais on sait exactement comment on doit jouer pour avoir du succès, et c’est en envoyant des rondelles profondément en zone adverse et en envoyant Andy (Anderson, NDLR) sur l’échec-avant. C’est comme ça qu’on crée notre offensive. »
C’est aussi de cette façon que des ouvertures se créent pour Bolduc, afin qu’il puisse faire bon usage des atouts qui lui ont permis d’atteindre la LNH.
« Ce n’est pas nécessairement son lancer, sa vitesse ou son côté physique qu’il faut qu’il améliore, c’est la compréhension des effets dominos sur la patinoire », a noté St-Louis.
« L’an passé, je pense que j’ai démontré que je pouvais jouer sur tous les trios. C’est sûr que j’aime aussi avoir un peu de stabilité, mais j’aime être le joueur qui peut jouer sur n’importe quel trio et adapter sa game en fonction d’avec qui il joue. »




