On l’attendait impatiemment et ça n’a pas tardé.
Martin St-Louis nous a offert sa première métaphore sportive de haut niveau après l’entraînement des Canadiens de Montréal, vendredi, à la veille de l’affrontement contre les Penguins à Pittsburgh.
Questionné sur le développement de son attaquant Juraj Slafkovsky, le « poète de la puck » a utilisé une rhétorique artistique pour parler du potentiel de son attaquant.
« Les joueurs talentueux, ce sont des artistes. Tu ne veux pas les faire peinturer avec les numéros. Tu veux les laisser être des artistes. Il faut juste qu’il peinture à l’intérieur de la toile (canva). Nous, il faut créer la toile pour lui et le laisser être un artiste. Je ne sais pas quel genre d’artiste qu’il va être, mais ce n’est pas un artiste fini », a romantisé St-Louis.
Parole du coach, le portrait de la formation pourrait changer régulièrement, spécialement avec un groupe en pleine santé. Comme la veille, Oliver Kapanen était sur la patinoire, mais il se retrouvait à nouveau à l’extérieur des rotations des quatre trios réguliers. Pour sa part, Kaiden Guhle restait peinturé en bleu, avec un chandail interdisant les contacts.
« Notre vision n’est jamais figée dans la pierre. Il y a la façon dont nous avons joué au dernier match, il y a le momentum, ces aspects influencent nos décisions. Ce n’est pas seulement la qualité individuelle de nos joueurs, c’est aussi ce qu’on fait comme groupe de 20 joueurs. Tout ça fait parti de l’équation. »
Il reste que pour un entraîneur, c’est un luxe de pouvoir compter sur tous ses pinceaux - lire ici options - pour maximiser la qualité de son oeuvre.
« J’aurai des décisions difficiles à prendre si nous sommes tous en santé. C’est un bon problème à avoir. Ce n’est pas un scénario que j’ai rencontré souvent. Comme entraîneur, c’est quelque chose que je dois très bien gérer et je vais faire de mon mieux. »
Un style de jeu pour « intellectuels »
Après un entraînement basé sur l’intensité, St-Louis a continué de travailler spécifiquement sur le jeu défensif de son groupe pendant la séance. L’entraîneur-chef s’est dit satisfait du travail à ce niveau contre les Maple Leafs et il s’est dit confiant que l’attaque se réveillera d’elle-même.
« Nous n’avons pas amené la game offensive qu’on est capable d’amener, mais je pense que c’est normal, car nous avons focusé beaucoup sur les actions défensives durant le camp d’entraînement. C’est la fondation pour aller chercher du succès constamment. »
St-Louis s’est également exprimé sur l’identité de ses 3e et 4e trios. Pour l’entraîneur, c’est l’identité collective qui prime avant tout. Il n’y a pas à dire, le coach, c’est un artiste contemporain.
« Ils doivent jouer la game complète. Ce n’est pas nécessairement que je veux une identité de ces gars-là », a expliqué St-Louis au sujet de ses attaquants de soutien. « Je veux qu’ils amènent leurs atouts, au bon moment, tout en jouant notre game collective. C’est une identité d’équipe qu’on veut avoir, pas nécessairement « top-6 » et « bottom-6 ».
Le vétéran Phillip Danault, qui représente une force stabilisatrice parmi les attaquants de profondeur de l’équipe, a détaillé le style de jeu de l’équipe qu’il a rejoint il y a moins d’un an. Le Québécois était bien d’accord quand notre collègue Luc Gélinas lui a suggéré que le Canadien pratiquait un style de jeu défensif plus « intellectuel. »
« Oui, vraiment. À Los Angeles, j’étais habitué à jouer un 1-3-1, un système un p’tit peu redondant. Et pis là, tu arrives ici et tout le monde est allumé, les jeunes, ça patine. Pas que je n’étais pas en forme [quand je suis arrivé], mais ça patinait plus. Dans l’Ouest, je n’étais pas habitué à ce style de jeu. »
Dans la même veine, Danault a avoué que son intégration à son nouveau groupe en décembre dernier avait été un peu plus difficile que prévu, justement à cause de la complexité du système, spécialement en zone défensive.
« C’est beaucoup plus facile pour moi cette année. C’est rentré direct dans mon ADN. […] C’est bon que Kreider soit arrivé avant le début de la saison et non à Noël, parce que dans mon cas, c’était un peu plus difficile de m’ajuster. »
Après trois jours sans match, les joueurs trépignent d’impatience pour le deuxième match de la campagne qui se tiendra samedi soir, contre la bande à Sidney Crosby, qui a également remporté son premier duel de la saison.
La formation à l’entraînement :
| ATTAQUE | ||
|---|---|---|
| Caufield | Suzuki | Kreider |
| Slafkovsky | Newhook | Demidov |
| Bolduc | Evans | Anderson |
| Texier | Danault | Dach |
| Extras : | Kapanen | F. Xhekaj |
| DÉFENSE | GARDIENS | |
|---|---|---|
| Matheson | Dobson | Dobes |
| Hutson | Carrier | Montembeault |
| Struble | Xhekaj | |
| Extras : | Engström Guhle (non-contact) |




