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« Jusqu’ici, tout va bien »

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BROSSARD – Si certaines statistiques laissent croire que Chris Kreider connaît une adaptation éprouvante avec les Canadiens de Montréal, plusieurs détails peuvent passer inaperçus dans les colonnes de chiffres.

Après huit matchs, Kreider a récolté un but et trois mentions d’aide. Le vétéran de 35 ans avait hérité du mandat de remplacer Ivan Demidov sur la première vague de l’avantage numérique, mais Martin St-Louis s’est ravisé en se tournant vers Zachary Bolduc.

De plus, Kreider a vu Juraj Slafkovsky reprendre son poste sur le premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield. Kreider a donc été muté sur la deuxième unité.

La statistique qui fait le moins bien paraître, c’est celle qui relate qu’il est l’avant-dernier attaquant du CH – Kirby Dach est le dernier – par rapport aux buts anticipés quand il est sur la patinoire.

Certes, son style ne fait plus exploser les statistiques et il ne possède plus sa vitesse d’antan. Cependant, sa contribution se remarque autrement. Par exemple, il est un maître pour effectuer des contacts qui exercent une influence très positive. Il parvient à jouer à la limite de l’obstruction pour aider ses partenaires et son impact devant le filet est déjà immense pour une équipe qui avait besoin de raffiner cet art.

Kreider ne sera pas celui qui va s’enflammer devant les caméras. Avec tout son bagage, il a parlé de son adaptation avec réalisme.

« Jusqu’ici, tout va bien », a-t-il lancé d’emblée.

« J’essaie de devenir encore plus à l’aise, ça progresse de jour en jour », a poursuivi le gaucher.

« Chaque fois que tu découvres un nouveau système, ça exige du temps pour que ça rapporte véritablement », a ajouté Kreider en admettant qu’il assimile encore certaines variables du système de Martin St-Louis.

Quelques minutes plus tard, St-Louis a utilisé la même expression que son ami et désormais joueur.

« Jusqu’ici, tout va bien. Il figure comment on veut jouer un peu, il y a moins d’hésitation dans son jeu, ce trio a été très bon », a noté St-Louis qui aime sa présence de vétéran au sein du jeune groupe.

Martin et ses gardiens : « Je fais confiance à Marco » Point de presse de Martin St-Louis au terme de l’entraînement des Canadiens de Montréal, lundi.

Kreider peut être sérieux devant les journalistes, mais il s’amuse constamment avec ses coéquipiers et il s’assure aussi de leur transmettre le plus de connaissances que possible. Pendant le dernier match, on a remarqué une longue explication constructive de Kreider à David Reinbacher.

Déjà, ses nouveaux partenaires ont appris à le taquiner. Voici la réponse de Kaiden Guhle quand on lui a demandé de parler de son apport.

« Un peu d’âge, a-t-il soufflé en souriant. Ce qui est bien, on ressent sa présence de vétéran, il a disputé près de 1000 matchs dans la LNH. Sa maturité, c’est un autre meneur dans le vestiaire et c’est merveilleux de pouvoir compter sur lui. »

La saison dernière, avec les Ducks d’Anaheim, Kreider a amassé 50 points (22 buts et 28 aides) en 75 matchs. Pour l’instant, à Montréal, sa contribution se manifeste autrement.

Le volet physique de Suzuki, l’arme préférée de Danault

En étant la troisième plus jeune équipe de la LNH, le CH ne peut pas miser sur de l’expérience à profusion. Outre Kreider, le capitaine Nick Suzuki et le vétéran Phillip Danault font partie de ceux qui doivent influencer le groupe positivement.

Au chapitre de la production, Suzuki n’a pas du tout ralenti la cadence de sa saison précédente. Mais il a trouvé une manière intéressante de dynamiser son trio en distribuant quelques mises en échec percutantes et pertinentes. « Il a le physique et l’intelligence pour faire ça. Il comprend comment se positionner et c’est souvent pour regagner rondelle. On a beaucoup parlé de détails cette année et ça en fait partie », a souligné St-Louis.

« C’était le fun à voir, c’était comme lors du premier match à Toronto. Je présume que c’est un aspect de son jeu qu’il veut développer », a félicité Guhle.

Quant à Danault, l’attaquant de 33 ans ne semble pas avoir vieilli durant la saison morte. À vrai dire, il semble encore plus utile au Tricolore maintenant que son adaptation est complétée.

Son entraîneur a continué de lui confier des affectations importantes grâce à son efficacité sur les mises au jeu. Danault vient parfois remplacer des joueurs autant en zone défensive qu’offensive et même en avantage numérique.

« Ça me donne beaucoup de confiance, il exploite mes forces. Quand je suis arrivé la saison dernière, je n’étais pas vraiment moi-même, mais il a appris à me connaître et il voit mon utilité. Ça fait du bien de pouvoir participer dans plusieurs facettes », a confié Danault.

Bien sûr, on aurait pu ajouter d’autres noms à la liste et Kreider a mentionné le leadership de Josh Anderson d’autant plus que Mike Matheson est blessé présentement.