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BROSSARD – Quand la nouvelle de la blessure de Nick Suzuki a été dévoilée, ils ont été nombreux à s’inquiéter du sort des Canadiens de Montréal pendant son absence. Mais le vent de panique n’avait pas atteint le vestiaire du Tricolore.
La troupe de Martin St-Louis a plutôt surpris les observateurs en s’appropriant cinq victoires consécutives. Certes, l’opposition n’était pas toujours la plus menaçante et, quand c’était le cas, Jacob Fowler est parvenu à s’imposer et Jakub Dobeš a affiché des signes rassurants.
Lundi matin, Suzuki a été en mesure de participer à l’entraînement complet de son équipe au centre de Cole Caufield et Juraj Slafkovský. Suzuki a réussi quelques jeux impressionnants, laissant croire qu’il sera en mesure de renouer rapidement avec l’action.
« Il a connu une grosse pratique. On ne peut pas empêcher un capitaine de jouer si sa blessure ne peut pas s’aggraver », a commenté Phillip Danault qui était ravi de confirmer que le groupe a bien géré ce défi.
On aurait le goût de dire qu’il reprendra sa place, dès mardi, face aux Jets de Winnipeg. Suzuki aurait ainsi raté deux semaines de jeu alors que le délai était évalué entre deux à quatre semaines en raison du tir bloqué qui l’a blessé à la main gauche face aux Sharks de San Jose. Un retour jeudi, face au Mammoth de l’Utah, demeure également une possibilité.
Sans Suzuki dans la formation, Danault s’est retrouvé à devenir l’attaquant le plus utilisé. On a blagué en disant à Danault qu’il perdrait ce rôle avec le retour du capitaine.
« Ha, écoute, on va prendre son aide. On a essayé d’en accomplir le plus possible quand il était absent, mais on s’ennuie de Nick », a admis Danault.
Cole Caufield avait été le premier de la journée à abonder dans ce sens.
« C’est toujours bizarre quand Nick est absent. Cette fois, c’était le retour à la normale et ça regardait bien », a confié le petit attaquant, qui a compté deux fois en cinq matchs sans son précieux allié.
Le travail abattu par le CH au cours des dernières années a développé la maturité de l’équipe. Il y a deux ou trois ans, être privé de Suzuki aurait fait encore plus mal.
« On ne s’embarque pas émotivement dans les hauts et les bas alors qu’on évolue dans un marché dans lequel ce serait facile de le faire. On reste attelés au boulot et notre groupe est convaincu que notre jeu collectif est beaucoup plus fort qu’un individu. On est capable de continuer, ça ne changera pas notre manière de jouer. On aimerait mieux avoir le talent, le caractère et le leadership de Suzuki, c’est sûr, mais tu dois pouvoir avancer quand des joueurs sont absents. Je ne suis pas surpris, on a tellement créé un élan avec les dernières années », a décrit St-Louis.
Slafkovský devrait bénéficier du retour de Suzuki
Cela dit, ça semble évident que Slafkovský sera emballé de patiner, de nouveau, avec Suzuki. Le Slovaque n’a pas connu un premier mois à tout casser (deux buts et sept passes) en manquant trop souvent d’efficacité dans ses décisions avec la rondelle.
« Je suis sûr que Slaf en veut plus de lui-même et c’est normal. On parlait de hauts et de bas, mais il demeure dans un bon état esprit. Je m’attends à une autre progression de sa part cette saison. Parfois, ça provient d’actions qui ne sont pas récompensées ou de la gestion mentale », a commenté St-Louis.
« Il se débrouille bien et il veut avoir un impact à chaque présence sur la glace, à chaque match. Évidemment, la saison est longue. Il y aura des hauts et des bas. Mais il semble en forme et j’adore jouer avec lui. Mais, vous savez, on cherche toujours à progresser », a noté Caufield sur son autre partenaire de trio qui n’a pas marqué sans Suzuki dans la formation.
Le trio de Danault a surpassé les attentes de St-Louis
Pour revenir à Danault, il ne voulait surtout pas se lancer des fleurs, il a préféré en distribuer à ses coéquipiers.
« C’est notre jeu collectif qui a grimpé d’un niveau en tant que groupe : le gardien, nos défenseurs, le jeu en infériorité numérique. Je suis arrivé au camp avec un esprit mental complètement différent. Avec l’ADN de l’équipe et la culture, j’étais prêt et excité », a cerné Danault.
Le trio de Danault – complété par Zachary Bolduc et Alexandre Texier – s’est même hissé à un haut rang dans quelques catégories à travers la LNH.
« Danault gagne beaucoup de mises en jeu, les trois se complètent bien en zone offensive et ils prennent soin de la rondelle. Ils y passent beaucoup de temps et, quand la rondelle sort, c’est rare que l’autre équipe ne veut pas changer, donc ce n’est pas inquiétant, ils te donnent la rondelle. Leur niveau d’énergie reste élevé, car ils défendent peu », a indiqué St-Louis en admettant qu’ils avaient même surpassé ses attentes envers eux.