Un but après un bond capricieux sur la baie vitrée, un en supériorité numérique, un autre après que Lane Hutson eut joué de malchance et un dernier dans un filet désert ont permis aux Red Wings de Detroit de l’emporter 4-0 sur les Canadiens de Montréal, samedi soir au Centre Bell. Voici le résumé du match en quelques observations.
« Une “couple” de mauvais bonds »
Fort d’une série de cinq victoires en six matchs, le CH avait l’occasion de s’emparer seul du premier rang de la division Atlantique avec un gain contre les Red Wings. Le Tricolore a cependant peiné à prendre son rythme en début de rencontre en écopant de deux punitions, si bien qu’il n’a dirigé que trois maigres tirs en direction du filet de John Gibson. Malgré tout, les Glorieux ont été en mesure de retraiter au vestiaire avec une égalité de 0-0.
Mais comme si les astres n’étaient juste pas alignés, les Canadiens ont joué de malchance en début de deuxième lorsque le dégagement de James van Riemsdyk a fait un bon capricieux sur la baie vitrée. Jacob Fowler, qui était sorti de son demi-cercle pour récupérer la rondelle, n’a jamais pu revenir à temps devant son filet pour empêcher Lucas Raymond de marquer, lui qui avait précédemment touché le poteau à deux reprises au premier tiers.
L’indiscipline du CH en a ensuite permis à l’une des meilleures unités de la Ligue nationale de hockey en supériorité numérique de doubler l’avance des Red Wings avant qu’Alex DeBrincat ne mette le match hors de portée en début de troisième en battant Fowler d’un lancer frappé après que le déblaiement de Hutson eut dévié sur le patin d’Ivan Demidov.
« Nous avons joué de malchance ce soir, a déploré le capitaine Nick Suzuki, qui disputait une 500e partie en carrière dans la Ligue nationale de hockey. Nous avons eu une “couple” de mauvais bonds et les punitions ont freiné notre élan. Je sais que nous allons rebondir. »
Guhle satisfait de son retour
Le match de ce soir marquait également le retour au jeu du défenseur Kaiden Guhle, qui avait raté les 39 dernières rencontres de l’équipe, après avoir été opéré pour soigner une déchirure partielle du muscle adducteur qui l’incommodait depuis le camp d’entraînement.
Employé à la gauche d’Arber Xhekaj sur un troisième duo, Guhle a été égal à lui-même en étant globalement bon dans toutes les facettes du jeu en ne commettant pas trop d’erreurs dans son territoire. Il a passé en tout 18:13 sur la glace, dont 2:13 en infériorité numérique.
« Ça m’a pris un certain temps à trouver mon rythme en première période, mais je me suis beaucoup mieux senti par la suite, a avoué celui dont la dernière rencontre remontait au 16 octobre. J’ai amené un aspect physique que peu de joueurs sont capables d’amener ce soir.
« J’ai vraiment tenté de garder les choses les plus simples possible. Le tempo était très élevé pour un retour un jeu, mais je pense néanmoins avoir été en mesure de tenir mon bout. Je m’en suis vraiment tenu à l’essentiel : jouer physiquement et avoir un bon bâton. »
— Kaiden Guhle
Un quatrième trio qui donne le ton
Leur nom n’apparaît pas sur la feuille de pointage, mais le quatrième trio des Red Wings formé d’Elmer Söderblom, Michael Rasmussen et Mason Appleton a grandement contribué à la troisième victoire de suite de l’ancienne équipe de Denis Mercure. Il faut dire qu’à 6 pieds 8 pouces et 6 pieds 6 pouces, Söderblom et Rasmussen sont équipés pour gagner leur bataille le long de la rampe et également frapper avec vigueur les défenseurs adverses.
Le travail acharné de ce trio a d’ailleurs mené aux deux premières supériorités numériques obtenues par leur équipe. Ils ont aussi obtenu dix chances de marquer en plus de présenter un exceptionnel pourcentage de but attendus de 84,49 pour cent, d’après Natural Stat Trick.
Le premier trio d’Emmitt Finnie, Dylan Larkin et Marco Kasper s’est également signalé en obtenant cinq chances de marquer, mais au final, ce sont les grandes vedettes offensives de l’équipe : Raymond, Larkin et DeBrincat qui ont fait la différence lorsque cela comptait.






