Les Canadiens de Montréal n’ont pas obtenu le résultat souhaité dans ce deuxième match en 24 heures en Alberta.
En avant 5 à 3 en troisième période, le CH a laissé filer une avance de deux buts en troisième période pour s’incliner 6 à 5 contre les Oilers d’Edmonton, jeudi soir.
Les pénalités ont eu raison des hommes de Martin St-Louis en ce duel. Les Oilers ont profité de deux supériorités numériques consécutives pour créer l’égalité. Le travail des officiels a d’ailleurs été remis en question par les joueurs du CH après le match. La deuxième de ces infractions, une pénalité mineure pour conduite antisportive décernée à Josh Anderson, a particulièrement déplu à certains d’entre eux.
« Je tente encore de comprendre. Les officiels ont en quelque sorte pris le contrôle du match et bravo à eux pour l’avoir remporté », a lancé un Cole Caufield très frustré après la rencontre.
« C’est facile d’être frustré du résultat, mais c’est certain qu’on doit contrôler nos émotions. En même temps, les Oilers ont gagné sur le tableau ce soir, mais ils ne nous ont pas battus. J’espère que, comme les entraîneurs qui font du vidéo et qui essaient de s’améliorer, la ligue va faire le même processus », a de son côté souligné St-Louis.
Après une pénalité mineure à Mike Matheson pour avoir fait trébucher Connor McDavid, les Oilers ont déployé leur attaque massive pour la quatrième fois du match. Blanchie à ses trois premières occasions, cette redoutable attaque à cinq a finalement débloqué quand Leon Draisaitl a battu Samuel Montembeault.
Quelques instants après le filet de l’Allemand, un des officiels s’est directement dirigé vers les bancs de pénalité pour annoncer l’infraction mineure à Anderson. L’attaquant du CH a été chassé, parce qu’il aurait fait part de son mécontentement aux officiels. Cette pénalité a ensuite permis à Ryan Nugent-Hopkins de créer l’égalité.
« L’arbitre avait le choix de donner un deux ou un 10 minutes à Anderson et il a choisi de donner une pénalité mineure. On ne leur donnait rien, c’était la seule façon pour eux de revenir dans le match. À 5 contre 5, on a joué un de nos matchs les plus complets cette saison », a ajouté le pilote du CH.
Pour Brendan Gallagher, le travail douteux des officiels a débuté en début de troisième période lorsque Juraj Slafkovsky a été chassé pour avoir donné de la bande à l’endroit de Ty Emberson. Le vétéran attaquant a même confié que les officiels avaient admis avoir fait une erreur sur cette pénalité.
« Je vais être honnête, le tout a commencé avec la pénalité à Slaf. Je leur ai parlé ensuite et ils ont dit que ce n’était pas une pénalité et qu’il y avait eu une erreur. C’est un match émotif. Il faut comprendre ça, ils doivent contrôler le match et comprendre ce qu’il se passe. Tu fais une erreur, on se retrouve encore en désavantage numérique, donne une seconde aux gars pour s’en remettre. Ils n’avaient pas besoin de donner cette pénalité à Anderson. »
Le numéro 11 du CH a quand même avoué que ses coéquipiers et lui doivent mieux contenir leurs émotions, mais que c’est toujours plus difficile dans ce genre de match.
« Est-ce que nous aurions pu mieux contrôler nos émotions, sûrement, et nous allons en parler. Ils ont tellement de talent, ils n’ont pas besoin d’aide. En tant qu’officiel, tu dois comprendre l’intensité du match, tu dois la comprendre et la contrôler, particulièrement dans un match serré », a conclu Gallagher.
Le CH poursuivre son périple dans l’Ouest en affrontant les Canucks de Vancouver, samedi soir.





