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« On ne peut pas avoir la tête entre les deux jambes… le futur est brillant »

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Canadiens 1 - Hurricanes 6

Canadiens 1 - Hurricanes 6

Des Hurricanes tout simplement trop forts

Des Hurricanes tout simplement trop forts

« On a appris beaucoup à travers les échecs... »

« On a appris beaucoup à travers les échecs... »

« C'est tough.. on s'est battu toute la saison »

« C'est tough.. on s'est battu toute la saison »

« On est une jeune équipe mais on a accompli de grandes choses »

« On est une jeune équipe mais on a accompli de grandes choses »

« J’espère qu’on aura l’occasion de revivre cette position »

« J’espère qu’on aura l’occasion de revivre cette position »

Les Canadiens de Montréal ont offert un long et glorieux printemps à leurs partisans.

À peine 12 mois après avoir été écartés au premier tour des séries en cinq petits matchs, la jeune formation montréalaise a joué du hockey jusqu’à la fin mai, remportant au passage deux séries en sept rencontres.

Au total, ce sont donc 101 matchs – dont 19 de séries – qui auront été joués par le Tricolore, ce qui représente sans équivoque une importante expérience pour l’avenir de l’équipe.

Mais sans surprise, quelques minutes seulement après le revers du CH dans le match no 5 vendredi en Caroline, la déception était vive et douloureuse.

« On s’est battu toute la saison pour se rendre ici… de ne pas pouvoir accomplir plus, c’est difficile », a concédé le défenseur québécois Mike Matheson.

« Il y a beaucoup de sentiments différents. C’est de la merde, a lancé Nick Suzuki. Je pensais que nous pouvions faire mieux, mais je suis fier du groupe et de ce que nous avons accompli. Je pense qu’il y a beaucoup de positif à tirer de cette saison. »

Vainqueur d’un match no 7 à Buffalo lors du tour précédent, le Tricolore a lancé la série avec confiance grâce à une victoire convaincante de 6-2.

Joueurs et partisans de l’équipe étaient toutefois bien loin de se douter que ce moment de réjouissance allait être le seul de la série.

Au fil des matchs, la fatigue accumulée lors des deux longues séries précédentes a visiblement pris le dessus sur un groupe qui avait la langue à terre. Le jeu éreintant des Hurricanes n’a pas laissé la moindre chance aux Canadiens de reprendre leur rythme.

« C’est la situation qu’on a créée. Tu peux regarder les deux autres séries, on a eu l’opportunité de prendre les devants 3-1 et on ne l’a pas fait. Ce n’est pas une excuse, c’est la situation qu’on a créée », a martelé Matheson.

« Ce n’est pas la seule raison, mais ça en fait partie », a admis l’entraîneur-chef Martin St-Louis à propos de la fatigue. « Je suis content d’avoir été chercher ces 19 matchs (de séries), tu ne peux pas répéter ça. C’est comme ça que tu élèves la progression plus rapidement. »

Expérience acquise, partie remise

Les mots de St-Louis en point de presse résument sans doute l’état d’esprit principal : « C’est décevant, le show s’arrête pour nous. »

Mais dans le vestiaire, les membres du Tricolore semblaient trouver un peu de réconfort à l’idée d’avoir acquis beaucoup d’expérience lors des dernières semaines.

« Nous avons fait beaucoup de progrès, on a appris beaucoup à travers les échecs. On apprend beaucoup plus avec les échecs. Moi comme entraîneurs, j’ai appris beaucoup pendant les séries. Je suis fier du groupe, j’ai le meilleur siège de l’amphithéâtre de voir ce groupe faire ce qu’il a fait. Mis à part le résultat, il n’y a pas beaucoup de négatif », a admis St-Louis.

« On sait qu’on a une équipe jeune, mais on a accompli de belles choses et les jeunes ont montré du caractère dans l’adversité. On ne peut pas avoir la tête entre les deux jambes… le futur est brillant », a envoyé Phillip Danault.

Aux yeux du no 24, un des apprentissages de l’équipe pendant le parcours éliminatoire aura été d’apprendre à jouer à domicile.

Alors que le Centre Bell était perçu comme une forteresse à l’aube des séries, le Tricolore a plutôt connu des ennuis devant ses partisans avec un dossier de deux victoires contre six défaites.

« On ne sait jamais combien de chances on aura d’être à seulement quelques matchs de la finale de la Coupe Stanley. L’avenir est brillant, nous avons beaucoup de jeunes joueurs. Notre noyau restera ensemble longtemps », a convenu Suzuki.

S’il cherche à se consoler, le CH n’a pas à regarder bien loin. Les Hurricanes viennent tout juste d’atteindre la finale de la Coupe Stanley, mais ils ont été éliminés au deuxième ou au troisième tour des séries six fois lors des sept dernières saisons.

Équipe à maturité, les Hurricanes voient maintenant le résultat de leurs efforts.

« Il y a beaucoup de leçons quand on perd. J’espère que nous aurons le même genre de succès qu’eux, on doit apprendre des séries. Il y a des hauts et des bas. Ils ont eu des défaites, mais il faut passer ces difficultés pour prétendre à la Coupe Stanley », a clamé Suzuki.

« Ça devrait mettre de l’huile sur le feu, les rendre affamés. Je sais que nous avons perdu ce soir, mais on est presque le 1er juin… ça fait sept semaines que les séries sont commencées », a de son côté expliqué St-Louis, qui a fait un parallèle avec ses années comme joueur.

« À mes yeux, quand tu traverses ce genre de parcours, c’est incroyable. La première fois que j’ai perdu en séries, au deuxième tour, j’étais si frustré… je ne pouvais pas croire que j’allais devoir jouer une saison de 82 matchs avant de retrouver un plaisir aussi grand. Quand on y goûte, ça nous rend plus affamés. Nous avons eu beaucoup de plaisir dans les sept dernières semaines. »