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« On veut Larkin » : les partisans du CH passent leur message

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MONTRÉAL – Même Dylan Larkin était secoué d’avoir entendu les partisans du Centre Bell scander, plusieurs fois, « On veut Larkin ».

On se souviendra longtemps de cette soirée inédite. Les spectateurs n’ont pas patienté longtemps pour passer leur message à l’excellent joueur des Red Wings qui a un patin à l’extérieur de Detroit.

Dès les premières minutes de la rencontre, ils ont bruyamment envoyé cette dose d’amour à Larkin. Si c’était fascinant à entendre, on imaginait aussi à quel point c’était malaisant pour les Red Wings.

Cela dit, Larkin a accepté de répondre aux questions des journalistes après la rencontre et il faut saluer le tout.

« C’était intéressant, je n’aurais jamais imaginé ça dans cet aréna durant ma carrière. Mais ce sont des partisans passionnés. À mon avis, c’est la meilleure ambiance dans la LNH. Ils connaissent leur hockey et ils aiment leur équipe. Après quelques secondes, j’étais de retour à me concentrer sur le match », a d’abord commenté Larkin.

On a voulu savoir s’il avait accueilli le tout positivement dans le sens que ça signifiait qu’il est un bon joueur qui comblerait un grand besoin chez le Tricolore.

« C’est encore trop récent, j’étais concentré sur mon match donc je n’ai pas eu le temps d’interpréter le tout », a réagi le centre gaucher.

Larkin n’a pas voulu confirmer qu’il avait refusé d’être échangé au Canada.

« Je ne vais pas répondre à cette question, je joue pour les Red Wings et on vient juste d’affronter les Canadiens », a mentionné l’Américain de 30 ans.

Évidemment, tout ce dossier a provoqué une énorme distraction chez les Wings.

« Notre groupe a fait un excellent travail pour se protéger et se préparer à jouer. Je mentirais si je disais que tout ce qui s’est passé n’était pas une distraction. Mais on a une responsabilité de contrôler ce qu’on peut et on l’a fait », a cerné l’entraîneur Todd McLellan qui ne voulait pas en dire davantage.

« Je suis plus que tanné d’en parler, je ne vais plus en parler, je m’excuse », a-t-il ajouté.

L’inconfort qui est apparu dans le visage de Lucas Raymond, quand il a été questionné les chants de la foule, expliquait à merveille la réaction chez les Wings.

« Il y a une première à tout j’imagine », a-t-il réagi alors que personne ne voulait en rire dans ce club.

Rappelons que Larkin avait d’abord indiqué aux Wings qu’il accepterait d’être échangé seulement à trois équipes : la Floride, le Minnesota et Las Vegas. Il aurait ajouté d’autres destinations à sa liste récemment, mais pas de formation en sol canadien.

Larkin a tout de même parlé de Montréal positivement après la rencontre. Est-ce qu’il a fait la même chose en parlant avec Shawn Horcoff, le directeur général par intérim des Red Wings? Difficile à dire. Mais on présume que Horcoff, qui était présent au Centre Bell, a pu discuter de cet épineux dossier avec Kent Hughes, le DG du CH.

Après la rencontre, Cole Caufield est allé saluer son ami Larkin près du vestiaire des Wings.