BROSSARD — L’espoir du Canadien de Montréal Owen Protz a une identité claire sur la patinoire et le défenseur ontarien espère que cela rendra sa transition dans les rangs professionnels plus facile cet automne.
Protz était l’un des deux joueurs au camp de perfectionnement du Canadien cette semaine ayant déjà signé un contrat avec le club, l’autre étant le défenseur Bryce Pickford. Protz devrait donc poursuivre son développement avec le Rocket de Laval cet automne.
Choix de quatrième tour du Tricolore, 102e au total, lors du repêchage de la LNH en 2024, Protz n’a pas d’illusion de grandeur. Il n’est pas le prochain Lane Hutson. Il est plutôt un défenseur qui aime jouer de manière robuste et qui soigne son jeu dans son territoire. Et il continuera à jouer de la même façon qu’il l’a fait dans la Ligue de l’Ontario quand il arrivera au niveau suivant la saison prochaine.
« Je n’ai pas de crise d’identité, c’est déjà ça de pris! Mais autant peut-on penser que mon style va m’aider dans ma transition, ça demeure quand même un bond important au niveau du calibre de jeu », a raconté Protz, plus tôt cette semaine au Complexe sportif CN.
« Je pourrais être Wayne Gretzky, et je suis loin de l’être, ou un autre joueur incroyable. Le fait de passer du junior majeur au niveau pro est toujours un défi. Mais ce sera amusant. J’ai hâte de le vivre », a-t-il ajouté.
L’état-major du Canadien n’a pas caché qu’il souhaitait ajouter du poids et des joueurs physiques à sa formation afin qu’elle soit mieux équipée pour le hockey des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Les récentes conquêtes des Panthers de la Floride et des Hurricanes de la Caroline ont aussi lancé la tendance à travers la LNH de s’assurer de compter sur des joueurs qui n’ont pas peur du jeu robuste.
À 6 pieds 1 pouce et 217 livres, Protz n’a pas peur d’aller récupérer la rondelle dans le coin de son territoire ou de tenter une bonne mise en échec pour contrer l’adversaire en zone neutre. Il espère également que le fait qu’il cadre avec la nouvelle tendance dans la LNH accélérera peut-être sa progression vers le circuit Bettman.
« Je crois que l’organisation m’a repêché pour une raison, parce que je peux être une pièce du casse-tête, a dit Protz. Je veux toujours aider mon équipe à gagner et c’est à moi de jouer de manière physique pour l’aider à y arriver. C’est ce que je compte faire. »
Conscient malgré tout qu’il a encore du chemin à faire avant d’être un joueur établi dans la LNH. Protz croit pouvoir continuer à améliorer son coup de patin. Et comme tout joueur passant du niveau junior au niveau professionnel, il est conscient que la vitesse du jeu sera beaucoup plus rapide.
« Et je ne parle pas seulement du coup de patin, mais aussi de la vitesse cérébrale des joueurs au niveau professionnel, précise-t-il. Tout le monde n’est pas nécessairement le plus rapide ou le plus fort ou le meilleur manieur de bâton ou le meilleur tireur, mais ils vont avoir une excellente vision du jeu et faire ce qui leur est demandé de faire sur la glace.
« Je dois donc être conscient de ce qu’on va me demander de faire. Et autant j’aimerais bien marquer 30 buts, je sais que ce n’est pas en essayant de faire ça que je vais aider l’équipe à gagner », a ajouté Protz.
Protz a donc les deux pieds sur terre, ce qui l’aidera certainement à bien suivre les consignes de son futur entraîneur avec le Rocket.





