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Ryan O’Reilly serait « un guerrier » pour le CH

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La quête de Kent Hughes pour trouver un deuxième joueur de centre dure depuis plusieurs mois déjà.

Certains partisans préfèrent attendre l’arrivée d’un Michael Hage envers qui les attentes sont très élevées, alors que d’autres en ont assez de la patience.

Les rumeurs se sont multipliées dans les derniers mois, mais trois noms sont ressortis abondamment : ceux de Dylan Larkin, Mark Scheifele et Ryan O’Reilly.

Si un acteur du paysage médiatique québécois comprend bien la position dans laquelle se retrouve Kent Hughes, c’est sans doute le collaborateur de l’émission Le 5 à 7 Pierre Dorion.

Directeur général des Sénateurs d’Ottawa pendant huit saisons entre 2016 et 2024, Dorion avait sa petite idée sur le joueur à cibler.

« Pour moi, Ryan O’Reilly serait le gars idéal pour les Canadiens », a lancé Dorion dans une longue conversation avec Yanick Bouchard et Frédéric Plante.

« Même si c’est le plus lent des trois, le Canadien est une des équipes les plus rapides de la ligue. C’est un guerrier, c’est quelqu’un qui accepterait d’être sur le deuxième avantage numérique. Je ne pense pas que si tu vas voir Dylan Larkin ou Mark Scheifele et que tu leur demandes d’être sur la deuxième vague, ils vont accepter. Il leur reste encore du bon hockey. »

Dorion a aussi rappelé que O’Reilly était celui avec le plus d’expérience en séries, un élément qui pourrait sans doute charmer les Canadiens.

Celui qui évolue présentement pour les Predators de Nashville a remporté la Coupe Stanley et le trophée Conn-Smythe en 2019, alors qu’il était un membre des Blues de St. Louis.

« Ryan O’Reilly, c’est un guerrier. C’est quelqu’un qui joue dans le milieu de la patinoire. C’est quelqu’un qui pourrait bien compléter Chris Kreider et Ivan Demidov, deux excellents patineurs. »

« Quand tu rentres en séries, tu n’as pas assez de guerriers. Lui, c’est un vrai. »

Dorion a également rappelé que sa situation contractuelle était avantageuse pour les Canadiens puisqu’il écoule actuellement la dernière année de son entente.

Cette situation donnerait donc une belle marge de manœuvre au CH pour lui soumettre une prolongation de contrat ou encore le laisser devenir joueur autonome sans compensation à la fin de la saison si l’expérience n’est pas concluante.

« Le prix à donner pour aller chercher un joueur de sa trempe, ce ne sera pas un choix de deuxième ronde. Ça va être un beau pactole. N’importe quelle équipe qui aspire à la Coupe Stanley et qui a besoin d’un joueur de centre pour la troisième ligne va donner un gros prix. »

« Si je suis directeur général d’une des trois équipes (NDLR : les Predators, les Red Wings ou les Jets), la conversation commence avec Michael Hage. Tu veux aller chercher le meilleur atout qui n’est pas dans la formation. Mais ça ne veut pas dire que tu vas finir avec. »