Les attaquants des Canadiens de Montréal Nick Suzuki et Cole Caufield terminent chacun la saison avec un trophée.
Suzuki est le récipiendaire du trophée Frank J. Selke pendant que Caufield obtient le Lady Byng.
Les deux bons amis ont pu se remettre les honneurs, mais sans savoir qu’ils allaient chacun hériter d’un trophée. Dans une vidéo publiée par la LNH, on voit Suzuki qui commence un discours dans le vestiaire en rappelant la brillante saison de Caufield qui a fracassé la marque des 50 buts avant de lui remettre le trophée.
Tout sourire, le marqueur vedette de l’équipe a entamé un discours pour lui aussi présenter un trophée à son capitaine.
Suzuki a devancé au scrutin pour le meilleur attaquant défensif celui du Lightning de Tampa Bay Anthony Cirelli et de celui de l’Avalanche du Colorado, Brock Nelson.
Le joueur du CH a dominé la portion des votes avec 151 de première position contre 10 pour Cirelli et 4 pour Nelson.
« Mon père m’a appris il y a longtemps d’essayer d’être un joueur sur qui les entraîneurs peuvent se fier, tant offensivement que défensivement, et j’y ai adhéré quand j’étais jeune. En jouant bien défensivement, tu auras plus souvent la rondelle ce qui est plus plaisant. C’était bien de pouvoir partager la nouvelle avec eux », a commenté le capitaine du CH lors d’une visioconférence.
« On le voit dans l’équipe chaque jour et quel genre de joueur il est, a soutenu Cole Caufield au sujet de Suzuki. C’est ce qui le rend si spécial, alors que la Ligue n’a peut-être pas encore pris conscience combien il est bon et qu’il peut le devenir. C’est bon de voir cette reconnaissance à travers la ligue pour un joueur comme lui qui le mérite. »
« D’être l’une des pires équipes de la ligue à où nous en sommes aujourd’hui, ça ne serait pas arrivé sans lui et son leadership au quotidien. Il fait tellement de choses pour aider l’équipe. On le suit, et c’est plus que mérité. Les gars dans le vestiaire diraient sûrement, pas que c’était attendu, mais on savait qu’il avait ça en lui », a-t-il ajouté.
Suzuki est le premier joueur des Canadiens depuis Guy Carbonneau en 1992 à décrocher le trophée Selke. Carbonneau a aussi mis la main sur cet honneur en 1988 et 1989. Bob Gainey a mis la main sur le trophée lors des quatre premières années où il a été décerné, soit de 1978 à 1981.
« Tu ne vas jamais dans une organisation en disant que tu battras des records, surtout une comme à Montréal avec l’histoire et les joueurs avant nous, a soutenu Suzuki. La nouvelle génération de partisans n’a pas eu une équipe de la sorte nécessairement avec autant de talent et de l’espoir. »
« Nous faisons partie de ce groupe et nous en sommes heureux. C’est cool d’être mentionné avec les anciens joueurs de l’équipe et on vise encore plus de succès collectif et aussi individuel », a-t-il ajouté en rappelant que l’objectif ultime demeure la coupe Stanley.
L’attaquant de 26 ans des Canadiens a continué de prouver son efficacité dans son territoire cette saison, mais ça ne lui a pas empêché de connaître sa meilleure campagne sur le plan offensif en dépassant le cap des 100 points pour une première fois dans sa carrière.
Suzuki a amassé 101 points, dont 72 mentions d’aide, ce qui lui a permis de clore la saison avec un différentiel de plus-37. Seuls Nikita Kucherov (+47) et Nathan MacKinnon (+57) le devancent à ce chapitre cette saison parmi les joueurs ayant obtenu plus de 100 points. Martin Necas affiche un plus-47 à 100 points tout juste.
Suzuki s’est aussi démarqué avec un taux de réussite de 50,4 % au cercle des mises en jeu et il a passé en moyenne 20 minutes 49 secondes sur la glace lors de chaque match.
Même si son entraîneur-chef s’est moins tourné vers lui dans ses combinaisons régulières en désavantage numérique, Suzuki n’a jamais hésité à se sacrifier pour son équipe, comme le témoignent ses 62 tirs bloqués. L’attaquant a passé en moyenne 42 secondes sur la glace par rencontre pendant que son équipe évoluait en désavantage numérique.
Caufield aussi récompensé
Pour sa part, Caufield a tout juste devancé l’attaquant Anze Kopitar des Kings de Los Angele Le défenseur des Sénateurs d’Ottawa Jake Sanderson complète le top-3.
« C’est cool, car tu es reconnu pour ton jeu dans les deux sens. Ça veut dire beaucoup et c’est spécial », a dit le principal intéressé.
Caufield a reçu 7 votes de première position de plus que Kopitar (45 c. 38).
L’honneur est « décerné au joueur jugé avoir fait preuve du meilleur esprit sportif et d’une conduite exemplaire, tout en affichant un haut niveau de performance ».
Caufield a connu une saison historique en devenant le premier joueur de Montréal en 36 ans à marquer 50 buts en une saison.
Caufield a amassé 51 buts et 37 passes pour un total de 88 points en 81 matchs, terminant deuxième dans la course au trophée Maurice-Richard derrière Nathan MacKinnon (53 buts) et égalant le septième meilleur total de buts de l’histoire de la franchise. Parmi ces 51 buts, 29 ont donné l’avance à son équipe, soit le deuxième meilleur total pour une seule saison dans l’histoire de la ligue, derrière Brett Hull (39 en 1990-1991).
Il a réalisé cette performance en n’écopant que de sept pénalités mineures pour un total de 14 minutes, le plus faible total parmi les 45 joueurs de la LNH ayant marqué au moins 30 buts.
Caufield a rappelé aussi dans son cas que c’était un honneur d’avoir été en lice pour une telle reconnaissance avec de tels candidats et il est surtout enthousiaste avec la suite des choses pour son groupe.
« C’est un moment excitant dans la ville de Montréal pour avoir de l’espoir avec ce qui s’en vient. Avec notre groupe et d’où nous venons, on veut plus d’expérience chaque année et si on se retrouve du côté des plus vieux de l’équipe, les jeunes poussent le groupe. C’est ce qu’il y a d’excitant, c’est le talent qui s’en vient. Nous sommes heureux d’être où nous en sommes et c’est spécial de pouvoir partager le tout avec lui (Nick). »
Le joueur de 25 ans était le premier finaliste au trophée Lady Byng chez les Canadiens depuis Mats Naslund (1er en 1987-88, 3e en 1985-86 et 1988-89). Deux joueurs des Canadiens ont remporté le trophée Lady Byng depuis sa création en 1924-1925 : Naslund et Toe Blake (1945-1946).





