MONTRÉAL – Cette saison, Zachary Bolduc voulait prouver que son arsenal ne se résumait pas uniquement à de bons coups d’épaule et un échec-avant efficace. Après six matchs, le Québécois de 23 ans a déjà tenu parole.
Reconnu pour entamer ses saisons en force, Bolduc ne veut pas que ce soit un feu de paille. Entouré de ses partenaires (Phillip Danault et Alexandre Texier) de la French Connection, Bolduc a encore exercé un impact déterminant dans cette victoire de 4-3 aux dépens des Sabres de Buffalo.
Pour un deuxième match de suite, il a clos le spectacle en touchant la cible en tirs de barrage.
Il est aussi installé au sommet des buteurs du club montréalais, avec trois réussites, à égalité avec Nick Suzuki et Cole Caufield.
Son influence a dépassé les statistiques jusqu’à présent. Bolduc a appris à mieux gérer la rondelle – ce qui implique parfois de la conserver – pour choisir le meilleur jeu. Il a autant contribué à la chimie qui s’est développée sur son trio qu’il a bénéficié de celle-ci.
« Si tu regardes depuis le début de l’année, on voit une belle version de Zachary, une évolution. L’an passé, sa progression n’était pas linéaire, mais il a continué de travailler. Son jeu est beaucoup plus complet, il va toujours marquer des buts quand il a de l’espace. Ça devient plus facile devant lui, je suis content d’où il est rendu », a vanté l’entraîneur-chef Martin St-Louis.
Kaiden Guhle avait le sourire aux lèvres en parlant de Bolduc et ses acolytes.
« Ouais, la French Connection, c’est sans doute notre meilleur trio depuis le début de l’année. On dirait qu’ils partagent la même identité, ils sont tous très connectés. C’est génial de les voir s’imposer ainsi. Espérons qu’ils continueront sur cette lancée, c’est plaisant à regarder. Bolduc est en feu présentement. »
— Guhle
Samedi, après le gain contre les Red Wings, Caufield avait taquiné Bolduc en disant qu’il avait marqué après avoir dégagé la rondelle en fusillade. Bolduc avait perdu le contrôle du disque momentanément avant d’enfiler l’aiguille et la blague de Caufield a amusé ses coéquipiers.
Bolduc s’était également fait tirer la pipe par ses amis parce qu’il avait commis un hors-jeu annulant le but de Texier en prolongation. Mardi soir, Bolduc a raté une chance en or durant une échappée en temps supplémentaire. Mais, pour un deuxième match consécutif, ça ne l’a pas ébranlé mentalement et il a réussi sa manœuvre en tirs de barrage.
« On a eu beaucoup d’occasions. Leur gardien (Ukko-Pekka Luukkonen) a vraiment bien joué. Notre avance aurait facilement pu être beaucoup plus imposante. Ça n’a pas été facile de marquer pour nous ces derniers temps, mais ce but en supériorité numérique nous a relancés. Et c’était super de voir Bolduc continuer sur sa lancée pour nous offrir la victoire en tirs de barrage », a mentionné Jacob Fowler.
Une équipe qui se relève mieux
Malgré la domination, durant 64 des 65 minutes face aux Sabres, les Canadiens auraient pu encaisser la défaite. Ils ont évité ce scénario parce qu’ils ont bien répondu à la suite de leur relâchement de 61 secondes qui a coûté deux buts tôt en troisième période.
« On a progressé ces trois dernières années pour gérer ces moments. On a appris la manière de se recentrer sur notre jeu. J’ai l’impression qu’on gère un peu mieux ces situations », a jugé Lane Hutson.
« Ce n’était pas l’idéal d’aborder la troisième période de cette façon, mais on s’est repris. Il n’y a pas grand-chose à dire quand ça se produit. Chacun sait comment il doit jouer et qu’il doit hausser son niveau de jeu. C’est l’effort collectif qui fait la différence », a plaidé Jake Evans pour démontrer la maturité du jeune groupe.
Evans et Alexandre Carrier ont été parmi les nombreux joueurs à s’illustrer dans le dernier droit du match.
« J’ai bien aimé notre réaction après les deux buts. On n’a pas baissé les bras ou joué sur les talons. C’est très positif et on a un autre test important mercredi », a conclu Carrier en parlant du duel au domicile des Capitals de Washington.