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Canadiens : 5 espoirs à surveiller en 2025-2026

Publié le 

MONTRÉAL – Les meilleurs espoirs des Canadiens de Montréal n’évoluent pas tous dans l’organisation.

En voici cinq sur qui nous garderons un œil cette saison, et sans doute vous aussi.

Michael Hage

Centre – Michigan (NCAA)

Le futur centre no 2 des Canadiens? Le complice parfait pour Ivan Demidov?

Certains partisans en rêvent déjà, alors que bon nombre d’observateurs se risquent au jeu des spéculations. C’est peut-être bel et bien la chaise sur laquelle Martin St-Louis invitera l’Ontarien à s’asseoir dans un avenir pas si lointain.

Mais pas tout de suite.

« Je ne lis pas trop ce qui se raconte, tempérait d’ailleurs Hage au dernier camp de développement du Tricolore, au début juillet. J’essaie de bien jouer et de me préparer de mon mieux. »

C’est ce qu’il fera à l’Université du Michigan pour une deuxième saison de suite, avec pour objectif principal de gagner en maturité physique et de s’affirmer davantage.

À sa première campagne chez les Wolverines l’an dernier, la 21e sélection du repêchage de 2024 a été utilisé à toutes sauces par son entraîneur-chef Brandon Naurato.

Fort d’un départ canon, Hage a bouclé sa première année universitaire avec une moyenne de plus d’un point par match (13 buts et 34 points en 33 rencontres). Un rendement plus qu’excellent pour une recrue de 18 ans seulement, mais qui a néanmoins laissé Hage sur son appétit.

« Je dois vraiment essayer d’arriver plus fort et plus rapide la saison prochaine. Tout ça va m’aider à ne pas juste être un gars qui domine avec ses mains et son coup de patin, mais aussi avec son corps », nous confiait-il en avril dernier.

Depuis, l’attaquant de 6 pi 1 po affirme avoir gagné une dizaine de livres en prévision de son retour sur le campus d’Ann Arbor, ce qui le placerait à environ 200 lb.

Déjà, Hage a démontré qu’il est en mesure de dominer lorsque confronté à ses pairs. À la vitrine estivale du Championnat du monde de hockey junior, le Canadien a inscrit quatre buts et amassé cinq points en quatre matchs, un sommet au sein de la sélection canadienne.

De quoi solidifier sa candidature en vue du prochain Mondial junior, auquel il participera à moins d’une surprise.

Alexander Zharovsky

Ailier droit – UFA (MHL/KHL)

Un « attaquant de top-6 » dans la LNH.

Celle-là n’est pas de nous. C’est ce qu’avait affirmé le directeur du recrutement des Canadiens Martin Lapointe après le dernier repêchage, pour décrire le Russe qui a été la première sélection du club au 34e rang.

À l’instar de son compatriote Ivan Demidov, qui a inondé les médias sociaux de ses prouesses pendant tout l’hiver avant de débarquer en héros au Centre Bell le printemps dernier, Zharovsky devrait offrir du bon matériel à clics cette année.

Le talent de Zharovsky lui sort par les oreilles. Excellent fabricant de jeu muni d’un lancer tout aussi menaçant, l’attaquant de 18 ans finira bien par faire atterrir l’une de ses tasses de café dans l’algorithme de votre plateforme sociale préférée.

L’an dernier, avec le Salavat Yulayev d’Ufa dans la MHL (la ligue junior affiliée à la KHL), Zharovsky a amassé 24 buts et 50 points en 45 matchs avant d’être rappelé dans la KHL en séries, prenant part à sept rencontres et glanant une mention d’aide.

La logique voudrait que l’athlète de 6 pi 1 po et 163 lb poursuive son développement dans la MHL encore cette année, mais ne soyez pas surpris de le voir jouer quelques matchs dans la KHL.

L.J. Mooney

Ailier droit/centre – Minnesota (NCAA)

Cole Caufield, Lane Hutson... L.J. Mooney?

Les Canadiens ont leur prochain joueur de petite stature déterminé à confondre les sceptiques.

À 5 pi 7 po et 162 lb, le centre droitier n’a certes pas les probabilités de son côté, mais tentez un instant de l’en convaincre.

« D’autres petits joueurs ont réussi et je crois pouvoir en faire autant », tranchait-il au plus récent camp de développement de l’équipe, quelques jours après avoir été sélectionné au 4e tour (113e).

À l’image de ceux qu’ils espèrent un jour avoir pour coéquipiers, Caufield et Hutson, Mooney devra avant tout dominer dans la NCAA pour à tout le moins prouver qu’il mérite sa chance un jour dans le « show ».

Après deux campagnes passées dans le programme national de développement aux États-Unis, Mooney fera ses débuts dans le circuit universitaire américain chez les Gophers de l’Université du Minnesota cet automne.

À voir la combativité qu’il a affichée au camp de développement des Montréalais, face à toujours plus gros et plus fort, on ne s’inquiète pas pour lui.

Aatos Koivu

Centre – TPS Turku (Liiga)

Un autre Koivu en bleu-blanc-rouge – celui des Canadiens ou encore du Rocket – ce n’est pas pour tout de suite.

Le rejeton de l’ancien capitaine finlandais a encore un certain retard dans son développement à combler.

Frappé par la mononucléose peu après le lancement de la dernière campagne, le choix de troisième ronde en 2024 (70e) n’a pu représenter sa nation au plus récent Mondial junior.

Au repos pendant cinq semaines, Koivu a n’a disputé que 32 matchs avec l’équipe première du TPS Turku et 12 autres avec la formation des moins de 20 ans du club professionnel de la Liiga.

Sa courbe de progression, forcément, en a été affectée, si bien qu’il sera de retour à Turku cet hiver pour ce qu’il espère être une campagne complète. L’objectif est aussi de participer enfin au Mondial junior.

Visiblement déterminé à ne pas rater sa chance, Koivu a survolé la dernière vitrine estivale, amassant six buts et une passe en cinq matchs, un sommet dans cette compétition préparatoire réunissant la Finlande, la Suède, les États-Unis et le Canada.

Owen Protz

Défenseur gaucher – Brantford (OHL)

Arrière de 6 pi 2 po et 207 lb avant tout réputé pour sa fiabilité défensive et son affection du jeu physique, Protz risque de passer plus inaperçu que ses compères jusqu’ici mentionnés dans ce survol.

Le potentiel, toutefois, est bel et bien là.

Outre Michael Hage, Protz était le seul autre espoir du CH à avoir été convié par le Canada à prendre part à la vitrine estivale menant au Mondial junior.

Au terme de sa saison dans la Ligue junior de l’Ontario, Protz en a suffisamment fait aux yeux de la direction des Canadiens pour se joindre au Rocket de Laval. Il n’a pas joué de rencontre, mais il a eu un avant-goût de la vie chez les professionnels.

Malgré son profil résolument défensif, Protz a récolté 5 buts et 32 points en 67 sorties avec les Bulldogs l’an dernier.