MONTRÉAL - L'heure n'est pas à la panique dans le camp du Canadien de Montréal, même s'il se retrouve devant un déficit de 0-2 en série finale de la Coupe Stanley contre le Lightning de Tampa Bay.

Ce n'est pas la première fois depuis le début des séries éliminatoires de la LNH en 2021 que le Tricolore fait face à de l'adversité. Il a notamment tiré de l'arrière 1-3 contre les Maple Leafs de Toronto au premier tour, et 0-1 contre les Golden Knights de Vegas en demi-finales de la Coupe Stanley.

Et c'est ce qui permet à l'entraîneur adjoint Luke Richardson de croire que ses joueurs feront preuve de résilience lors du match no 3, qui aura lieu vendredi au Centre Bell.

« Il n'y a pas de panique dans notre vestiaire »

« Nous avons tiré des leçons de ces expériences-là, et de celle contre Vegas, a confié Richardson en visioconférence jeudi. Je sais que nous jouons très bien à l'étranger, mais c'est le cas également à domicile - surtout lorsqu'on doit mettre la touche finale à une série. Il n'y a rien de neuf là-dedans. Nous nous sommes améliorés entre le match no 1 et 2 (contre le Lightning).

« Nous tentons de nous améliorer de période en période, et de match en match, et c'est ce que nous voulons faire aussi dans cette série. Nous sommes déterminés, nous savons que nous pouvons effacer un déficit dans une série, car nous l'avons déjà fait auparavant. Il suffit d'avoir confiance dans notre style de jeu, et d'afficher un peu plus de détermination autour du filet adverse », a-t-il ajouté.

Car l'enjeu, maintenant, c'est de trouver des façons de déjouer le gardien du Lightning Andrei Vasilevskiy, la vedette de la série jusqu'ici. Le Tricolore a beau avoir bien rebondi après une contre-performance lors du premier match, ses deux buts après 120 minutes de jeu en finale ont été réussis grâce à des doubles déviations sur des adversaires.

Et Vasilevskiy - que Richardson compare au gardien des Jets de Winnipeg Connor Hellebuyck - a maintenant gagné ses 10 derniers duels face au Canadien. Sa dernière défaite contre la Sainte-Flanelle remonte au 4 janvier 2018. Peu importe, l'attaquant Cole Caufield jure qu'il n'est pas intimidé par le lauréat du trophée Vézina en 2019.

« Il ne faut pas un tir parfait pour le battre en ce moment, il suffit de respecter le plan de match. Il faut qu'on s'applique sur les petits détails, sur ce qu'on peut contrôler. Il faut qu'il y ait du trafic devant le filet adverse, pour lui cacher la vue et s'emparer des retours de lancer. Il est très spécial comme gardien, il est en feu, alors il faudra trouver des façons de le déjouer. Mais ça arrivera, j'en suis certain », a assuré l'Américain âgé de 20 ans.

Loin d'avoir perdu confiance en ses talents de marqueur, Caufield a plutôt souligné la contribution des vétérans de l'équipe pour le rassurer.

« Je ne m'attendais pas à me retrouver en finale de la Coupe Stanley aussi rapidement. Mais j'essaie d'en profiter chaque jour, de regarder comment (les vétérans) se comportent. Ils me calment, surtout à certains moments où je peux devenir nerveux ou émotif. Les gars sont vraiment bons avec moi, ils s'assurent que je garde les pieds sur terre », a dit Caufield.

D'ailleurs, si les vétérans sont tant respectés dans le vestiaire, c'est qu'ils ont gagné leurs galons au fil des ans. C'est notamment le cas de Staal, qui a déjà vécu l'expérience de se retrouver en avance 2-0 en série finale de la Coupe Stanley avec les Hurricanes de la Caroline en 2006, avant de voir les Oilers d'Edmonton effectuer une remontée et forcer la tenue d'un match no 7 - remporté 3-1 par Staal et sa bande.

« Je m'en souviens très bien; j'étais du bon côté. Tu es confiant quand tu mènes 2-0, mais il faut gagner quatre parties. Évidemment, le match no 3 sera crucial pour nous. Si nous jouons de la même manière (que le match no 2), nous pourrons sortir vainqueurs et bâtir en vue du match no 4. Mais d'abord, il faut commencer par le prochain match », a rappelé le vétéran âgé de 36 ans.

Ducharme de retour derrière le banc

Le Tricolore pourra également compter lors du match no 3 sur le retour de son entraîneur-chef par intérim Dominique Ducharme, qui est sur le point de terminer sa quarantaine obligatoire après avoir obtenu un diagnostic positif à la COVID-19. Un avantage non négligeable selon Richardson.

« Nous allons continuer de nous améliorer »

« Nous avons gardé le contact tout au long de son absence, nous avons participé à des réunions sur Zoom, mais ce n'est pas la même chose qu'en personne. Son retour aidera, car 'Dom' est un entraîneur intelligent et qu'il connaît bien son équipe. Son retour, jumelé à ce qu'il a pu voir pendant les deux premiers matchs de la série, nous aidera sans aucun doute. Nous avons vraiment hâte de le retrouver », a-t-il confié.

Dans la même veine, Staal n'a pas hésité à dire que le retour de Ducharme apportera beaucoup d'énergie aux joueurs sur le banc.

« C'est énorme. Je sais que ça tuait 'Dom' depuis deux semaines d'être loin de l'équipe, de rater nos activités quotidiennes. Il est pareil comme nous, les joueurs, et le reste du personnel. Tu rêves, et tu travailles toute ta vie pour vivre ce moment-ci. Ç'a été difficile pour lui de rater les deux premiers matchs, même s'il nous a accompagnés à distance, mais de l'avoir près de nous, ça fera toute une différence », a mentionné Staal.

Enfin, même si la Santé publique du Québec a refusé la demande du Canadien d'accueillir 10 500 spectateurs dans les gradins du Centre Bell jeudi, les joueurs, eux, piaffent d'impatience de retourner à la maison pour bénéficier de l'appui de la foule.

« Ce sera très excitant. Évidemment, nous aurions aimé avoir plus spectateurs, mais avec ce qui se passe présentement... Je crois que ce sera bruyant », a résumé Caufield.

Le Canadien participe à la finale pour une première fois depuis son 24e championnat, en 1993.

ContentId(3.1391690):Entre deux matCHs :À la maison pour rebondir et revenir dans la série (Coupe Stanley)
bellmedia_rds.AxisVideo