Toujours blanchi après trois parties, les interrogations autour de l’implication et l’attitude de Jonathan Drouin refont surface. C’est d’ailleurs un des sujets que notre analyste Norman Flynn a abordés au micro de la baladodiffusion On jase avec Martin Lemay.

« Je l’aime Jonathan Drouin, je suis capable de savoir s’il a du talent ou non, mais je suis également capable de voir que son attitude ne cadre pas avec elle du Canadien », croit-il.

 « Je ne dis pas qu’il est un mauvais jeune. Il est excellent, mais si on regarde son passé, on peut comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Si un joueur est si important pour une équipe et qu’un directeur général effectue un échange pour l’obtenir, je m’explique mal pourquoi l’équipe n’a même pas songé à lui donner une lettre sur son chandail. »

Arrivé de Tampa Bay en retour de Mikhail Sergachev, Drouin avait fait la grève dans l’organisation du Lightning, après avoir été rétrogradé au Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

« Les façons dont il a agi par le passé comme aller chez lui quand ses renégociations de contrat n’allaient pas comme il voulait sont inquiétantes. Ce sont peut-être des erreurs de jeunesse, mais le Canadien va-t-il parvenir à le changer? Je le vois mal cadrer dans un système comme celui que le Canadien veut instaurer. »

Les priorités du numéro 92 inquiètent également selon Norman Flynn. « Je crois comprendre que Jonathan Drouin est important pour lui-même. Je sais que c’est important pour lui de gagner, mais dans un système où tu veux que ce soit une affaire d’équipe, je ne suis pas certain qu’il cadre. Je pense qu’il faut qu’il soit la vedette de l’équipe et c’est pour ça qu’il n’évolue plus à Tampa Bay, puisqu’il y avait quatre ou cinq vedettes devant lui. »

Et le message du Tricolore va à l’encontre de l’aspect vedette au sein de l’équipe. Avec les mises de côtés de joueurs vétérans comme Karl Alzner et Tomas Plekanec, Claude Julien a prouvé que tous les joueurs étaient sur la même longueur d’ondes et que le Canadien n’avait pas la place pour un joueur plus important que l’équipe. Et ce sera à Shea Weber d’implanter ce message selon Flynn.

« C’est le mandat du capitaine de remettre tout le monde sur le même chemin, ce n’est pas à l’entraîneur. Ce sont les joueurs qui viennent te voir pour dire qu’ils ne sont plus capables d’un joueur. Je crois que Jonathan Drouin ne restera pas plus de deux ans avec le Canadien, cette année, la suivante et je ne suis pas certain qu’il va commencer l’autre. Il ne pourra pas demeurer ici, il va suffoquer, il va se faire mettre de la pression de ses coéquipiers. Je ne vois pas un joueur avec sa personnalité aider l’équipe. »

Jonathan Drouin se cherche
Les échos de l'entraînement du CH