MONTRÉAL – Le Canadien avait déjà réussi à combler un déficit de deux buts en deuxième période. Ça s’était plus ou moins bien passé par la suite, mais l’espoir n’était pas parti bien loin. Quand Jesperi Kotkaniemi a poussé la rondelle entre les jambières de Frederik Andersen, juste après le deuxième but d’Auston Matthews, ses coéquipiers croyaient bien être en voie de concocter une remontée similaire.

L’avance des visiteurs n’était plus que de 4-3. L’officiel Eric Furlatt l’a confirmé de vive voix après avoir étudié la reprise de la séquence. Pourtant, il est retourné voir le ralenti, cette fois à la demande de l’entraîneur des Maple Leafs, Sheldon Keefe.

Et sans qu’on l’ait trop vu venir ou qu’on comprenne vraiment pourquoi, l’arbitre a renversé sa propre décision. Kotkaniemi, finalement, avait obstrué le travail du gardien en poussant sa jambière avec son bâton. C’est l’explication qu’a reçue Claude Julien pour ce coup au plexus que venait de recevoir ses hommes.

« Nous, on voyait la rondelle juste en dessous de la jambière quand Kotkaniemi a mis son bâton là. Je ne sais pas si le gardien a mis sa jambière complètement sur la patinoire avant qu’il ne pousse la rondelle, mais c’est l’interprétation qu’il nous ont donnée », a déclaré Julien au terme de la rencontre, qui s’est finalement soldée par une défaite de 5-3.

Les joueurs qui l’ont précédé sur la tribune ont unanimement affirmé que le match s’était joué là.

« Ça nous a un peu surpris, a confessé Paul Byron. Il y avait un paquet de bâtons qui s’entrechoquaient en avant du filet, je croyais que c’était peut-être celui de [Jake] Muzzin qui avait poussé la jambière de son propre gardien. Quand ils ont révisé le but et qu’ils nous l’ont accordé, je croyais qu’on allait revenir dans le match. Je croyais qu’on allait répondre comme on l’avait fait la première fois qu’ils avaient pris une avance de deux buts. L’énergie était là, l’effort était là. »

« À mon avis, c’était un bon but, s’est avancé Kotkaniemi. Je ne connais pas la règle à 100%, mais depuis le temps que je joue au hockey, je crois que ça aurait dû être accordé. »

« Je crois que ça a été un gros point tournant, n’a pas hésité à identifier Joel Edmundson. Si le but avait été alloué – on ne se plaindra pas, mais on pensait que c’était le cas – je crois que ça aurait changé le match. »

Leur entraîneur, dans une certaine mesure, n’était pas en désaccord avec eux. Mais il s’agissait pour lui d’une explication trop simpliste à l’infortune de ses troupes. Mathématiquement, bien sûr que son équipe aurait été en meilleure posture si elle s’était retrouvé du bon côté du verdict arbitral. Ce débat était toutefois en train de devenir l’arbre qui cachait la forêt.  

« Pour moi, c’est plus que ça, a expliqué Julien. Les erreurs qu’on a faites ce soir, mentalement, on n’était vraiment pas à point et c’est ce qui nous a fait le plus de tort. On patinait bien, on a eu des chances de marquer, assez pour gagner. Mais défensivement, on a fait beaucoup d’erreurs sans la rondelle qui ont été vraiment coûteuses. »

Julien avait notamment en tête les pénalités dont ont écopé ses joueurs. Victor Mete n’a probablement pas gagné de points avec ses deux punitions mineures. Celle de Ben Chiarot, qui a dégagé la rondelle par-dessus la baie vitrée pendant que son équipe se défendait déjà en désavantage numérique, a semblé exaspérer particulièrement son coach. Ça aurait sans doute mieux passé si les unités spéciales avaient su limiter les dégâts. Le jeu de puissance des Leafs étaient plutôt 3-en-3 après deux périodes.

« Sur le premier but, on avait quand même bien fait avant qu’ils marquent avec une seconde à faire », a commencé à décortiquer Julien. À propos de cette séquence, Joel Edmundson venait d’accepter une partie du blâme en se reprochant d’avoir négligé de brouiller la ligne de passe qu’a utilisée Mitch Marner pour trouver Auston Matthews.

« Le deuxième but, on réussit à sortir la rondelle, mais on ne la met pas à l’autre bout. C’est 2-0 en un rien de temps », a déploré Julien.

Sur le deuxième but de Matthews, le quatrième des Torontois, « on avait la chance de dégager la rondelle et on ne l’a pas fait », a-t-il enchaîné.

« Je considère que c’est nous qui leur avons donné la victoire avec nos erreurs, a sévèrement conclu Julien. C’est ce qui a coûté le match. Les décisions qui ont été prises, mentalement, ont été très coûteuses. [...] C’est décevant parce qu’on avait nos jambes et on a eu nos chances. Si on avait été plus alertes mentalement et si on avait su limiter les erreurs, on aurait pu gagner ce match. On s’est tiré dans le pied. »

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« On s'est tiré dans le pied ce soir »