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Le Rocket dompte encore les Monsters

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Rocket de Laval

Les Québécois Samuel Poulin et Kevin Mandolese n’ont pas abandonné leur rêve de jouer régulièrement dans la LNH, et les deux joueurs s’y prennent de la bonne façon pour y parvenir.

Poulin a obtenu un but et une aide, Mandolese a effectué 26 arrêts, et le Rocket de Laval a capitalisé sur quelques offrandes du gardien des Monsters de Cleveland Evan Gardner pour l’emporter 4-2, samedi, dans un match au cours duquel la robustesse a été à l’avant-plan.

Poulin a ainsi récolté au moins un point à ses trois derniers matchs, totalisant quatre points au cours de cette séquence. Il n’avait inscrit qu’un but à ses six premiers matchs pour le club-école du Canadien de Montréal.

Il compte maintenant cinq points en neuf parties. La recette n’a pourtant pas changé pour Poulin, selon l’entraîneur-chef Daniel Jacob; elle commence plutôt à porter ses fruits.

« Sam jouait super bien avant, il n’avait juste pas de point. Ce n’est pas toujours à propos des points, c’est comment tu vas les avoir. Il y a une façon de faire, a lancé Jacob après la rencontre, avant d’énumérer tout ce que Poulin apporte à son club. »

« Quand tu regardes Sam, il prend de grosses minutes, il est bon sur les mises en jeu, il va jouer en désavantage, en avantage, il fait toute la job sale devant le filet. Il est capable de jouer la game sur 200 pieds. »

Sélectionné au premier tour avec la 21e sélection par les Penguins de Pittsburgh lors du repêchage de la LNH en 2019, Poulin a jusqu’ici disputé 15 parties au sein du circuit Bettman, toutes avec les Penguins.

Un changement d’air était toutefois nécessaire pour lui au terme de la dernière saison, et il a décidé de se rapprocher de la maison. Or, ce genre de décision ne vient pas sans une période d’adaptation.

« J’arrive dans une nouvelle équipe, donc c’est un peu normal de s’attendre à ce que les premiers matchs soient un peu plus désorganisés, a-t-il dit. Je ne connaissais pas beaucoup de gars dans cette équipe, donc ça prend un certain temps à s’adapter. »

« J’ai gardé le même état d’esprit, la même préparation, je n’ai absolument rien changé, mais avec le temps, quand tu continues à faire de bonnes choses, les résultats viennent », a-t-il ajouté.

D’autres joueurs se sont distingués à l’attaque pour le Rocket samedi, dont Vincent Arseneau, qui a marqué son premier but de la campagne.

Il ne lui manquait qu’une mention d’aide pour réussir un tour du chapeau à la Gordie Howe, alors qu’il a rapidement jeté les gants en début de rencontre. Il a aisément remporté son combat contre Riley Bezeau, qui lui concédait 47 livres.

Arseneau avait regardé le match de vendredi contre ces mêmes Monsters des estrades, et souhaitait rapidement évacuer l’excédent d’animosité afin que ses coéquipiers plus talentueux puissent se charger de l’aspect offensif du match. Or, il a finalement inscrit le filet de la victoire.

« En regardant le match des estrades (vendredi), on a vu un peu qu’ils se croyaient au-dessus, donc je voulais être sûr d’avoir ma présence sur place, a-t-il expliqué. Les choses étaient claires en commençant le match: il fallait donner le tempo. Ça fait partie de mon rôle. »

David Reinbacher et Dillan Bentley ont également enfilé l’aiguille dans cette deuxième victoire de suite du Rocket contre les Monsters après celle de 6-2, vendredi. Le défenseur Luke Mittelstadt a récolté deux aides pour demeurer au sommet des pointeurs du Rocket, avec 18 points en 14 rencontres.

Le Rocket a néanmoins obtenu un peu d’aide de Gardner dans ce match. Le gardien a eu de la difficulté à garder le contrôle de la rondelle, a donné quelques retours de lancer généreux et a raté un dégagement qui a mené à un but. Il a finalement stoppé 26 lancers devant la cage des Monsters, qui ont subi un quatrième revers consécutif.

À l’autre bout de la patinoire, Mandolese était en contrôle, effectuant notamment un arrêt important en infériorité numérique, en deuxième période, qui protégeait une avance d’un but du Rocket.

L’ancien des Sénateurs d’Ottawa n’a toujours pas perdu en temps réglementaire depuis qu’il s’est joint au Rocket (4-0-1). Aux yeux de Jacob, ses succès sont dus notamment à son niveau de maturité.

« “Mando” a été repêché, il est passé par d’autres organisations et ça n’a pas nécessairement fonctionné, a-t-il dit. Je pense qu’il vieillit aussi. La façon qu’il travaille au quotidien, maintenant, il récolte les bienfaits de ça. Je crois que son niveau de maturité (actuel) versus (à celui) d’il y a une coupe d’années est complètement différent. »

Emil Andrae et Owen Sillinger ont marqué dans la défaite.

Le Rocket amorcera mercredi un périple de quatre matchs à l’étranger contre le Crunch de Syracuse. Il disputera ensuite deux matchs contre les Americans, vendredi et samedi prochains à Rochester, puis rendra visite aux Senators de Belleville, le 18 novembre.

Le Rocket montre une fiche de 5-1-0 sur la route jusqu’ici cette saison.

« On repart la machine. Chaque journée est une page blanche, et on va continuer à travailler de la même façon, dans notre identité, et on va se concentrer sur nous », a conclu Jacob.