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Dans les coulisses de « l’incroyable expérience » vers l’embauche de John Chayka

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L’embauche de John Chayka par les Maple Leafs de Toronto au début du mois de mai, qui a fait de lui le 19e directeur général de l’histoire de l’organisation, a été accueillie avec certaines interrogations et un certain degré de scepticisme par les médias et les partisans.

Les questionnements entourant les Leafs et Chayka, qui n’avait pas travaillé dans la LNH depuis 2021, ont toutefois diminué dans les derniers mois.

Une loterie avantageuse ayant mené à la sélection de Gavin McKenna, une vague d’acquisitions incluant Darren Raddysh, Sergei Bobrovsky et Nick Paul ainsi que l’embauche de Jim Hiller comme entraîneur-chef ont même insufflé un vent d’optimisme pour la campagne 2026-2027.

La tête dirigeante principale derrière l’embauche de Chayka était le président et CEO de Maple Leaf Sports & Entertainment Keith Pelley.

Le président et CEO de PBI Sports, Neil Glasberg, a toutefois joué un rôle majeur dans la recherche d’un remplaçant à Brad Treliving.

Glasberg a décrit la tâche d’embaucher un nouveau directeur général comme un « exercice incroyable ».

« Nous avons exploré l’univers des candidats, comme vous pouvez l’imaginer. C’est un poste très en vue qui suscitait beaucoup d’intérêt par les anciens joueurs. J’ai été impressionné par le nombre d’anciens des Leafs qui ont levé la main et qui voulaient faire partie du processus. C’était authentique et très plaisant de voir des gars qui ont les Leafs dans le sang vouloir participer au processus », a expliqué Glasberg dans une entrevue à TSN 1050.

« Le plus malheureux, c’est d’avoir plusieurs candidats pour un seul poste. »

Glasberg a ensuite expliqué que même s’ils ont parlé à « plus de 25 personnes », ce n’est pas chacune d’entre elles qui a reçu une invitation officielle à une entrevue.

Glasberg et Pelley ont travaillé conjointement pendant le processus pour réduire le nombre de candidats à un stade qui permettait de prendre une décision.

« Il y a plusieurs personnes qui ont contacté Keith. Il les transférait ensuite à moi. Comme vous pouvez imaginer, ces recherches prennent beaucoup de temps. C’est ce qui est intéressant de cette recherche, c’est l’aspect éducatif qui permet d’apprendre sur ces personnes. Elles nous expliquaient ce qu’elles pouvaient nous apporter et leur vision de ce qui devait être fait avec l’équipe », a expliqué Glasberg.

« Nous avons parlé à tout le monde. Mais comme j’ai dit, seulement certains des candidats ont reçu des invitations formelles à des entrevues. D’autres personnes ont eu des entretiens plus décontractés. Au final, il faut réduire la liste pour être en mesure de prendre une décision. »

Glasberg a ajouté que la tâche de prendre la décision finale ne lui appartenait pas, mais que son travail était plutôt de mettre la lumière sur les meilleurs candidats et de les préparer pour les entrevues formelles.

« Je veux que tout le monde traverse le même processus. Ce qu’ils souhaitent faire individuellement, ça leur appartient. Mais je voulais que tout le monde soit prêt à répondre aux questions dans le meilleur des leurs capacités.

« C’était un effort collaboratif et il y avait un comité qui ne se limitait pas à Keith et moi. Il y avait un comité qui travaillait pour MLSE et j’étais chargé de la recherche. Je devais donner mon opinion sur les candidats qui devaient être sérieusement considérés, et pour quelles raisons. »

Glasberg a aidé plusieurs autres équipes à mener des recherches pour divers postes de dirigeants et il a dit que la tâche se résume souvent à trouver le candidat qui répond le mieux aux besoins des organisations en question.

« Au final, il faut regarder l’ensemble des candidats et comprendre qui a le meilleur coffre à outils, qui représente le mieux les besoins de l’organisation. Il y a beaucoup de personnes qui ont les compétences, mais qui ne sont peut-être pas le bon “fit”. »

Selon Glasberg, une des qualités qui a donné une longueur d’avance à Chayka a été sa capacité à gérer les médias, spécifiquement les médias de Toronto.

« (Toronto) est un marché difficile, pas vrai? Les médias sont plus intenses, il y a toujours des questions auxquelles il faut répondre. Je n’aime pas cette expression et je la place entre guillemets, mais il faut être en mesure de se tenir debout », a expliqué Glasberg.

« C’est un élément à propos de John, il est très intelligent et très habile avec les médias. Il dit les choses comme elles sont. Il n’y a pas de conneries, il ne faut pas tenter de décrypter son message. Je pense que c’est un facteur très important. »

Glasberg a aussi aidé dans le processus d’embauche de Hiller comme entraîneur-chef, mais au second plan derrière Chayka et Mats Sundin.

Les Maple Leafs vont maintenant amorcer leur camp en septembre, pour ensuite jouer un premier match préparatoire le 19 septembre. Ils vont visiter les Canadiens le 29 septembre pour lancer la saison.