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Le tennis, le passe-temps estival de l’Avalanche

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Martin Necas se révèle très efficace pour envoyer la rondelle au fond du filet sur la glace. Il s’avère qu’il est également très doué pour expédier une balle par-dessus un filet, sur un court de tennis.

L’attaquant est l’un des nombreux joueurs de l’Avalanche du Colorado qui se sont tournés vers le tennis pendant l’entre-saison afin de conserver leur esprit de compétition. Il s’agit d’un moyen de faire du cardio et d’affiner la coordination œil-main. Peut-être même de gagner le droit de se vanter.

Mais ne demandez surtout pas s’il existe un classement officiel des joueurs de l’Avalanche, car « c’est un sujet un peu brûlant en ce moment », a reconnu le centre Brock Nelson.

Le consensus dans le vestiaire semble être que Necas, Nelson, Nicolas Roy, Artturi Lehkonen, Nazem Kadri, Devon Toews et Cale Makar comptent parmi ceux qui ont un excellent jeu de tennis. Mais d’autres aimeraient bien se joindre à la conversation.

« Je suis certain qu’ils sont des joueurs de calibre mondial au sein de notre équipe », a déclaré l’attaquant Parker Kelly. « Mais j’aimerais dire qu’avec ma ténacité — je n’abandonnerais pas facilement une balle —, je pense que je serais capable de tenir mon bout.

« Je suppose que je peux dire ça jusqu’à ce que je me retrouve dans un vrai match contre ces gars-là. S’ils me battaient 6-0 dans un set, je me dirais : “Hé, ces gars-là, c’est l’élite.” Mais ça ne s’est pas encore produit. »

Ils jouent aussi souvent que possible pendant l’entre-saison. Parfois dans un club de tennis. Parfois dans une école secondaire locale ou dans un parc à proximité. Parfois même sur un terrain chez le défenseur Brent Burns.

Âgé de 41 ans, Burns ne joue pas — il utilise le court pour exercer son tir —, mais son emplacement est très prisé car « on dit que c’est un beau court, moins éprouvant pour le corps », a expliqué Burns.

« C’est un sport tellement amusant », a déclaré Makar, qui a passé cet été à se remettre d’une blessure, mais qui, pendant l’entre-saison précédente, jouait au tennis deux ou trois fois par semaine.

« J’aime à penser que je suis du genre compétitif. Ce sera un point difficile. »

En grandissant, Necas avait deux idoles : Alexander Ovechkin, la vedette des Capitals de Washington, et Rafael Nadal, détenteur de 22 titres de Grand Chelem en simple masculin.

« Et ils étaient au même niveau », a précisé Necas, « même si j’étais un joueur de hockey. »

Non seulement Necas a passé du temps sur le court cet été, mais il s’est également rendu à Wimbledon. Il a eu la chance de jouer sur un court d’entraînement sur gazon, grâce à Tomas Plekanec, l’ancien du Canadien de Montréal.

« C’était génial », a déclaré Necas à propos de son expérience à Wimbledon. « J’adore regarder les joueurs de tennis à la télé. C’était donc super de voir ça de près, d’être là avec eux. »

Lehkonen et Necas disputent des matchs de tennis animés — et échangent des plaisanteries à ce sujet.

« Il n’a jamais gagné », a fièrement lancé Necas.

« En fait, la dernière fois, je t’ai battu », a rétorqué Lehkonen, qui pratique ce sport depuis son enfance et compte Nadal parmi ses joueurs préférés.

« C’était un bris d’égalité. Ce n’était pas un match », a rapidement répliqué Necas avant de céder un peu. « Oui, il a remporté le super bris d’égalité. »

Roy s’est mis au tennis quand il était enfant, alors qu’il était âgé d’environ cinq ans. Il a participé à des tournois jusqu’à ce que le hockey devienne sa priorité.

« De nos jours, les jeunes ne font que du hockey en été, et je pense que chaque jeune devrait au moins pratiquer un autre sport que le hockey pendant cette période », a expliqué Roy. « Les jeunes se concentrent trop tôt uniquement sur le hockey. »

Jusqu’à présent, il n’a affronté que Lehkonen et Necas.

« Ils sont tous les deux vraiment bons », a admis Roy.

Alors, qui a gagné?

« On jouait un match décisif, je crois, et c’était assez serré», a analysé Roy avec diplomatie. «L’un gagnait un point, l’autre en gagnait un; c’étaient deux très bons joueurs. »

Lorsqu’il jouait pour les Islanders de New York, Nelson a assisté à plusieurs matchs des Internationaux des États-Unis. En 2017, lui et sa conjointe ont acheté des billets de dernière minute pour être présents à Flushing Meadows lorsque son joueur préféré, Nadal, a battu Kevin Anderson.

« Une chance unique de voir mon joueur préféré disputer la finale », a expliqué Nelson. « C’était génial. »

Ces derniers temps, Kadri se met de plus en plus souvent à la raquette, sa fille s’étant mise au tennis.

« Je travaille mon jeu », a déclaré Kadri, dont le joueur préféré est Novak Djokovic, vainqueur de 24 titres du Grand Chelem. « Il y a toujours matière à s’améliorer. Je dois travailler mon service, mais à part ça, [mon jeu] paraît plutôt bien.»

Presque au point, a ajouté Kadri, où il serait prêt à affronter Necas et ses coéquipiers.

Presque.

« Avant de me lancer sur le court avec [Necas], je dois encore m’entraîner un peu », a reconnu Kadri. « Mais je pense que je pourrais lui donner du fil à retordre. »