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Le Mammoth peut maintenant semer la pagaille

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Logan Cooley a réalisé une passe spectaculaire entre les jambes lors d’un match disputé en début de saison. Anders Lee, son vétéran coéquipier chez le Mammoth de l’Utah, l’a observé avec stupéfaction.

« Franchement, je ne vais pas essayer ça », a déclaré Lee en riant.

Personne ne lui demande d’essayer quoi que ce soit de ce genre. Le Mammoth s’est qualifié pour les séries éliminatoires de la coupe Stanley grâce à un noyau de jeunes joueurs, rapides et talentueux, mené par Cooley, Dylan Guenther et le capitaine Clayton Keller. Lee et son coéquipier, le vétéran Vincent Trocheck, se sont greffés à l’équipe cet été pour apporter un style de jeu plus direct, simple et sans fioritures, issu de leurs carrières respectives dans l’Association de l’Est, et compléter ainsi les points forts du groupe déjà bien établi.

« Ils ont toujours été talentueux et tout le monde les considère comme une équipe rapide, de petite taille et technique. Aujourd’hui, ils sont allés chercher des joueurs plus imposants, un peu plus de mordant dans leur effectif, et je pense qu’ils ont maintenant un peu de tout », a déclaré l’attaquant des Devils du New Jersey, Evan Rodrigues, qui a remporté la coupe Stanley deux années de suite avec les Panthers de la Floride, en 2024 et 2025. « Ils ont un bon gardien, une bonne défense, des joueurs capables de marquer (et maintenant) des joueurs qui savent aussi provoquer le chaos devant le filet adverse. »

Après s’être incliné au premier tour face aux Golden Knights de Vegas, une équipe plus imposante, plus forte et plus expérimentée, le Mammoth avait clairement besoin de joueurs capables de semer la pagaille devant le filet.

C’est là qu’entrent en scène Lee, un ailier de six pieds trois pouces et 234 livres qui a évolué avec les Islanders de New York pendant plus d’une décennie, et Trocheck, un joueur de centre polyvalent qui a joué de l’autre côté de la ville, avec les Rangers de New York, ces quatre dernières années et a aidé les États-Unis à remporter l’or aux Jeux de Milan-Cortina.

Trocheck a commencé sa saison à l’aile droite au sein du premier trio du Mammoth, aux côtés de Keller et Nick Schmaltz. Lee a évolué à gauche, avec Cooley et Guenther.

Ces trios ont marqué à eux trois six buts à forces égales en quatre matchs, tandis que le Mammoth possède le meilleur jeu de puissance de la LNH avec un taux de réussite de 61,5 %, un chiffre qui devrait bientôt se dégonfler. La complicité avec les nouveaux venus est encore en train de se développer.

« On est encore en train d’apprendre à se connaître un peu, et je pense que ça va finir par venir, a évoqué Keller. On a montré quelques ‘flashs’, mais je pense qu’il s’agit simplement de développer un peu plus de chimie entre nous. On en parle beaucoup, on discute de nos tendances respectives et de ce genre de choses, donc, pour être honnête, ça ne m’inquiète pas trop. Je pense que nous sommes tous des joueurs assez intelligents qui analysons le jeu à un haut niveau. »

C’était d’ailleurs l’intention en faisant l’acquisition de Trocheck et en octroyant un contrat à Lee en tant que joueur autonome, à quelques heures d’intervalle, le 1er juillet.

L’entraîneur-chef du Mammoth, André Tourigny, a souligné qu’il s’agissait de deux joueurs bien différents, tout en reconnaissant qu’ils avaient un point commun: « Ce sont des joueurs qui évoluent beaucoup à l’intérieur (des cercles de mises en jeu) ».

C’est important et nécessaire lorsque certains des joueurs les plus talentueux sont plus à même de faire la différence sur les ailes.

« ‘Andy’ est un véritable attaquant de puissance: il est robuste et physique. Même en zone défensive, il est très présent. Il sait protéger la rondelle, a expliqué Tourigny. Trocheck est bon aux cercles des mises en jeu, il joue sur les deux unités spéciales et est vraiment bon en défense. »

La complémentarité sur la glace est évidente. À cela s’ajoute l’expérience que Lee et Trocheck apportent, acquise au cours de plusieurs séries éliminatoires.

« C’est bien d’avoir des joueurs qui ont connu toutes sortes de situations et sur lesquels nous, les jeunes, pouvons en quelque sorte nous appuyer », a dit Cooley.

Il faudra attendre le printemps pour voir dans quelle mesure cela profitera à l’Utah. D’ici là, Lee et Trocheck influencent leurs jeunes coéquipiers non seulement par leurs actions, mais aussi par leurs paroles.

« Rien que ce qu’il (Lee) dit sur le banc après les matchs, et le simple fait de l’écouter raconter des anecdotes, a mentionné Guenther. Et c’est pareil pour ‘Troch’. Il apporte toujours des éléments qui n’avaient peut-être pas été évoqués auparavant, comme les techniques de mise en jeu ou les duels le long des rampes — juste des petits détails dont on n’avait peut-être même pas vraiment conscience avant. »