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Mavrik Bourque : un début de saison sous le signe de l’adaptation

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MONTRÉAL – Nouveau club, nouveaux coéquipiers, nouvelle position, nouvelles attentes. De tous les angles qu’il est possible de l’analyser, la saison qui vient de s’amorcer en est une d’adaptation pour Mavrik Bourque.

Après s’être établi dans la Ligue nationale avec les Stars de Dallas, qui l’avaient repêché en première ronde en 2020, l’attaquant de 24 ans profite d’un nouveau départ avec les Predators de Nashville. L’équipe du Tennessee a fait son acquisition le 1er juillet en compagnie du défenseur Ilya Lyubushkin en retour de deux choix au repêchage. Quelques jours plus tard, Bourque acceptait un nouveau contrat de six ans d’une valeur annuelle de 5,5 M$.

La signature de ce pacte l’a fait passer dans une autre catégorie de joueur. D’espoir émergent, il est devenu le troisième attaquant le mieux rémunéré de son équipe, à égalité avec le vétéran Jonathan Marchessault. On s’attendra à ce qu’il produise en conséquence.

« Je pense que je suis prêt pour ça. Tu regardes l’année passée, j’étais quand même rendu sur un top-6 dans une équipe qui aspirait aux grands honneurs », souligne le garçon de Plessisville.

Bourque marque un point : il n’est pas aussi vert qu’on pourrait le croire dans un rôle offensif. Il a été utilisé à peu près à toutes les sauces l’an dernier à Dallas. Il a joué 22 matchs avec des employés de soutien comme Oskar Bäck et Justin Hryckowian, mais les joueurs avec lesquels il a le plus été utilisé ont été Jason Robertson et Wyatt Johnston.

Les chiffres ont été au rendez-vous. Il a touché pour la première fois au plateau de 20 buts et a complété la saison avec une moyenne d’un demi-point par match.

« C’est un gars qui a tout le temps produit, c’était juste une question de jouer avec ces joueurs-là. Il est vraiment ce qu’on s’attendait d’avoir. »

—  Marchessault

Le gros défi de Bourque vient surtout du fait que les Preds ont pris la décision de l’employer au centre, une position qu’il n’a pas occupée depuis son passage dans le club école des Stars il y a trois ans. Il pivote pour l’instant un trio complété par Marchessault et Ross Colton, un autre nouveau visage à Nashville.

« C’est une grosse courbe d’apprentissage pour lui, reconnaît son entraîneur-chef Andrew Brunette. On va voir comment ça va aller, mais c’est un gars qui apprend vite, qui a une grande intelligence sur glace et les habiletés offensives sont là. On va être patients avec lui. »

Même Brunette était impressionné de jouer à Montréal L'entraîneur-chef des Predators de Nashville converse avec les médias après l'entraînement des siens à Brossard.

« Ça va me permettre d’éclore un peu plus, de sortir de ma carapace en arrière des gros joueurs », anticipe le nouveau pivot, qui a amassé 77 points en 71 matchs pour être nommé joueur par excellence de la Ligue américaine à sa dernière année dans l’antichambre de la LNH.

« Mais ça vient avec d’autres responsabilités et c’est à moi de saisir [cette opportunité] », réalise-t-il.

Jusqu’à maintenant, on ne peut pas dire que Bourque a été mis en danger dans son nouveau rôle. Dans ses trois premiers matchs, les joueurs de centre auxquels il a été le plus souvent confronté ont été Michael McCarron (Wild), Sam Steel (Stars) et Teddy Blueger (Maple Leafs). Pourtant, dans chacun des cas, son équipe a accordé plus de tirs qu’elle n’en a généré quand il était sur la patinoire.

Brunette a été candide lorsqu’on l’a questionné sur le début de saison des membres de son deuxième trio.

« Je crois qu’ils se cherchent un petit peu. J’ai trouvé qu’ils avaient connu un très bon camp, ils ont bien paru dans leur premier match préparatoire, mais depuis le début de la vraie saison, ils manquent un peu de constance et ils ne créent pas grand-chose. Je suis sûr qu’ils sont frustrés par cette situation, mais j’espère qu’on verra bientôt une chimie se créer entre eux. Ça n’a juste pas encore vraiment cliqué. »

Si le deuxième trio du Canadien ne se ressaisit pas après le match catastrophique qu’il a livré mardi contre les Hurricanes de la Caroline, Bourque et ses compagnons pourraient profiter de leur passage à Montréal pour développer des atomes crochus (match présenté à 19 h sur RDS).